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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /2006 16:01

Introduction en Bourse

 

 

 

 

 

 

 

Les conditions d’entrée et les conséquences pour les sociétés

L’introduction en Bourse est la première cotation des actions d’une société sur un marché. L’opération permet aux entreprises ou à leurs actionnaires de se procurer des capitaux. Souscrire de façon sélective peut être intéressant pour les épargnants. 

 

Commission d'attribution 

Contrairement aux privatisations, dont les frais sont pris en charge par l'État, les introductions en Bourse d'autres sociétés entraînent des frais pour les souscripteurs, quel que soit le nombre de titres obtenus. 

 

Ordre A 

Ce type d'ordre, qui a été inventé à l'occasion des privatisations, est réservé aux personnes physiques pour qu'elles soient servies en priorité et de façon équitable dans la limite de 100 titres par personne. 

 

Taux de serviceLe taux de service est le pourcentage d'actions obtenues par rapport au nombre d'actions demandées. Si l'on demande 100 actions et que le taux de service est de 5%, on obtient par exemple cinq actions. Le taux de service des introductions par OPO et OPF ne peut être inférieur à 1%. Sinon, l'introduction est reportée.

 

Offre à prix ouvert

Cette procédure, également connue sous ses initiales OPO, consiste à fixer une fourchette de prix proposée aux investisseurs et à servir les demandes d'actions en fonction des cours stipulés par les acheteurs. Attention, vous devez alors indiquer un cours maximum dans votre ordre de souscription. 

 

De quoi s’agit-il ? La Bourse permet aux entreprises de se financer en collectant des capitaux auprès des épargnants. Dans la plupart des cas, les sociétés qui s’introduisent en Bourse procèdent à une augmentation de capital, c’est-à-dire qu’elles vendent des actions nouvellement créées, et qu’elles gardent l’argent collecté pour financer leur croissance. Dans d’autres cas, par exemple pour certaines privatisations, quand l’introduction en Bourse résulte de la vente d’actions par l’État, l’argent reçu ne sert pas directement à l’entreprise. L’introduction en Bourse permettra néanmoins à la société d’effectuer plus facilement une augmentation de capital pour se financer par la suite.

 

Quels sont les critères pour s’introduire en Bourse ? 

Les sociétés doivent réunir de nombreux critères (lire le tableau). Depuis la réforme de septembre 2003, elles doivent présenter leurs comptes des trois derniers exercices. Avant cette réforme, l’antériorité des comptes était de deux ans pour les sociétés du Second Marché, et il n’existait aucune ancienneté minimale pour le Nouveau Marché. Aujourd’hui, la principale différence est la part du capital qui doit être ouverte au public lors de l’introduction, appelée «flottant ». Le minimum s’élève par exemple à 25 % pour les grandes entreprises cotées en compartiment A de la Bourse.

 

Comment participer aux introductions en Bourse ? 

Le Revenu vous informe des introductions et vous conseille ou non d’y souscrire. Ensuite, comme pour tout achat de titres en Bourse, il faut bien libeller votre ordre de souscription, en tenant compte du type d’introduction proposé. Dans le cas d’une offre à prix ferme (OPF) le prix est fixé à l’avance, il suffit d’indiquer le nombre d’actions que vous souhaitez. En revanche, dans le cas d’une offre à prix minimum (OPM) ou d’une offre à prix ouvert (OPO), le prix définitif est fixé en fonction de la demande. Vous devez par conséquent indiquer le prix et la quantité maximum de titres voulus. Si la demande n’est pas satisfaisante, la société peut très bien revoir son projet et proposer un cours inférieur à son objectif initial, comme l'a fait EADS en juillet 2000.

 

Est-il intéressant de souscrire ?

Dans les périodes d’euphorie, les introductions en Bourse suscitent l’engouement. La forte demande se traduit alors par une envolée démesurée lors des premières cotations, ce qui laisse penser aux investisseurs qu’ils peuvent réaliser des gains faciles. Mais la réalité est plus nuancée. Tout d’abord, le taux de service de ces introductions est très faible (lire la définition dans notre lexique, page précédente.

 

CONDITIONS À REMPLIR
POUR LES INTRODUCTIONS EN BOURSE
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Compartiment A Grandes entreprises

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Compartiment B Moyennes entreprises

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Compartiment C Petites entreprises

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Type de société

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grandes entreprises françaises et étrangères (capitalisation boursière : un milliard d’euros minimum).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entreprises françaises et étrangères de taille moyenne, faisant preuve d’un savoirfaire dans leur domaine d’activité et offrant des perspectives de croissance attrayantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sociétés françaises et étrangères en forte croissance, et ayant un projet de développement à financer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diffusion des titres dans le public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 % du capital avec possibilités de dérogation, si au minimum 600 000 titres sont diffusés dans le public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au minimum 10 % du capital doivent être ouverts au public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au moins 20 % du capital, 100 000 titres et un montant de 5 millions d’euros, dont au moins 50 % par augmentation de capital.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Information et comptes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes annuels consolidés sur trois ans assortis d’une certification par les Commissaires aux comptes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes (consolidés s’il y a lieu) certifiés sur trois ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes des trois dernières années exigées depuis la réforme de septembre 2003.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prospectus visé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Engagements d’information auprès des investisseurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

• Information périodique : chiffres d’affaires trimestrielles, comptes semestriels et annuels.
• Information préalable aux opérations financières. • Et toute information susceptible d’avoir un impact sur le cours de Bourse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cas extrême de la société Multimania, introduite en mars 2000, les épargnants ont eu seulement droit à 1,5 actions chacun, au prix de 36 €. Le premier cours coté, à 125 €, permettait un gain de 247%! Mais en montant absolu ce gain était limité à 133,50 € par personne. Ensuite, la performance moyenne des introductions n’est pas mirobolante. Pour reprendre le cas de Multimania, la société a été rachetée avant d’être retirée de la cote en juillet 2002, à 2,25 € par action. Selon une étude de l’université de l’Iowa, portant sur 2300 introductions en Bourse réalisées aux États-Unis entre 1979 et 1991, les sociétés qui s’introduisent en Bourse voient leurs actions grimper, en moyenne, de 8% le premier jour. Mais dans les trois ans qui suivent, elles ont une performance inférieure de 20 % à celle des indices.

 

Dans la pratique, participez aux introductions en Bourse de façon sélective, en privilégiant les valeurs recommandées par un ensemble de journaux financiers. Libellez votre ordre de souscription avec précaution pour tenir compte du type d’offre. Dans le cas d’une offre à prix ouvert (OPO) vous devez impérativement fixer un cours maximum et une quantité de titres à ne pas dépasser. Le prix définitif peut être revu à la hausse ou à la baisse selon le succès de cette offre.

Les informations contenues dans cette page sont données à titre indicatif, elles ne sauraient être assimilées à un quelconque conseil ou incitation à vendre ou à acheter. Nous vous recommandons de prendre connaissance de la notice AMF avant toute décision d'investissement. Il est rappelé que l'investissement en Bourse s'adresse à une clientèle autonome acceptant les aléas boursiers.

Source :  

 

Quelques repères d'introductin en bourse :

 Plus fortes hausses depuis 1 an (Introductions)
LibelléDernierVar.Ouv.+ haut+ basVar/52semVeilleVolume
 EASYDENTIC 94.20(c) +4.72% 94.20 94.20 94.20 +197.16% 89.95 840
 STS GROUP 19.90(c) 0.00% 19.90 19.90 19.90 +144.17% 19.90 2 715
 EXONHIT THERAPEUTICS 4.90(c) -0.20% 4.91 4.91 4.81 +69.55% 4.91 35 260
 1000MERCIS 19.35(c) -0.41% 19.70 19.70 19.35 +66.09% 19.43 1 394
 PARFUM D'IMAGE 21.60(c) -2.70% 22.20 22.24 21.60 +60.00% 22.20 766
 ICADE 44.42(c) +1.28% 43.60 44.49 43.60 +59.21% 43.86 44 471
 NEWSWEB (EX.NEWSPORTS) 22.50(c) +2.27% 22.50 22.50 22.50 +56.25% 22.00 2 300
 LEGUIDE.COM 13.50(c) +9.05% 12.50 13.85 12.50 +46.74% 12.38 72 029
 EDF 46.38(c) -0.66% 46.54 46.65 46.26 +44.94% 46.69 414 274
 GROUPE PROMEO 38.50(c) 0.00% 38.50 38.50 38.50 +42.59% 38.50 370
 ARKEMA 38.40(c) +1.86% 37.95 38.80 37.65 +42.22% 37.70 151 035
 PISCINES GROUPE GA 27.00(c) +8.22% 27.00 27.00 27.00 +39.68% 24.95 899
 CRM COMPANY GROUP 13.90(c) +3.73% 13.90 13.90 13.90 +36.27% 13.40 680
 MILLET INNOVATION 18.73(c) -1.42% 19.00 19.00 18.73 +35.72% 19.00 348
 IPSEN 30.12(c) +0.77% 29.45 30.42 29.45 +35.68% 29.89 127 780

 Plus fortes baisses depuis 1 an (Introductions)
LibelléDernierVar.Ouv.+ haut+ basVar/52semVeilleVolume
 THE MARKETINGROUP (EX.PHONE M) 1.92(c) +6.67% 1.92 1.92 1.92 -66.32% 1.80 110
 EMAILVISION 1.29(c) -2.27% 1.33 1.35 1.29 -49.41% 1.32 12 100
 PRODWARE 11.90(c) 0.00% 11.91 11.91 11.90 -33.52% 11.90 561
 STORE ELECTRONIC 10.50(c) -0.28% 10.69 10.70 10.50 -32.26% 10.53 2 520
 MADE 4.46(c) 0.00% 0.00 0.00 0.00 -30.75% 4.46 0
 MASTRAD 5.11(c) +3.44% 4.95 5.11 4.95 -28.33% 4.94 12 213
 AQUILA 5.00(c) 0.00% 0.00 0.00 0.00 -14.53% 5.00 0
 PRESS INDEX 9.51(c) +0.11% 9.51 9.51 9.51 -14.32% 9.50 2 936
 AMBOISE INVESTISSEMENT 10.80(c) +2.86% 10.60 10.80 10.60 -11.48% 10.50 10 290
 OVERLAP GROUPE 7.50(c) -2.22% 7.50 7.50 7.50 -10.71% 7.67 1 069
 MODELABS GROUP 8.89(c) 0.00% 8.80 8.90 8.70 -7.40% 8.89 21 779
 CEDIP INFRARED SYSTEMS 13.99(c) -0.07% 13.99 13.99 13.99 -6.73% 14.00 623


Sociétés cotées :
Adressez-nous vos communiqués (annonces de résultats, projets d'introduction en bourse...) et notices d'introductions à : introductions@boursorama.fr
Formats acceptés : Acrobat (PDF), Word (.doc) et texte simple - Merci de ne pas envoyer de documents par fax.

Avertissement relatif aux notices AMF :
Les documents téléchargeables sur Boursorama sont des reproductions électroniques des documents contrôlés par l'AMF et fournis par la société ou ses conseils ou mis à disposition sur le site de l'AMF.
Seule la version éditée sous format papier fait foi.

 

Les informations contenues dans cette page sont données à titre indicatif, elles ne sauraient être assimilées à un quelconque conseil ou incitation à vendre ou à acheter. Nous vous recommandons de prendre connaissance de la notice AMF avant toute décision d'investissement. Il est rappelé que l'investissement en Bourse s'adresse à une clientèle autonome acceptant les aléas boursiers.

 

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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /2006 15:20

Les atouts du PEA

 

 

 

 

 

Comment en profiter pour mieux gérer un portefeuille. 

Le Plan d’épargne en actions (PEA) permet de faire fructifier un portefeuille d’actions européennes (ou de sicav et FCP d’actions européennes) sans impôt sur les gains et les dividendes après cinq ans. Cela jusqu’à 132000 euros.
Durée conseillée : 5 ans au moins.
Rentabilité : Bon potentiel pour qui gère un portefeuille dans une optique de moyen terme.
Risque : Pertes possibles mais on peut gagner bien plus de 100% plus ou moins vite.

 

Éligibles au PEA 

Il s'agit des actions de sociétés dont le siège est situé dans l'Union européenne (même dans un pays non adhérent à l'euro) et des fonds (sicav et FCP) comportant au moins 75% d'actions européennes.

 

Souscripteur 

Il doit être fiscalement indépendant. Un enfant mineur ou rattaché au foyer parental ne peut pas détenir de PEA. En outre, il doit être domicilié en France. En cas d'expatriation, le PEA doit être fermé (si vous détenez votre PEA depuis moins de cinq ans, la plus-value évite l'impôt).

Transfert de PEA 

Vous pouvez transférer votre PEA vers une autre banque. Attention aux “frais de transfert” prévus dans les conditions tarifaires de votre banque. Un PEA ne peut pas être transmis par donation ou succession. Le décès entraîne la clôture sans impôt sur la plus-value quelle que soit la durée du PEA. Mais, après 5 ans, les cotisations sociales sont dues par les héritiers.

 

Date d'ouverture 

La durée du PEA se calcule à partir du premier versement et non à la date de signature du contrat.

 

À qui s’adresse le PEA ? 

À tous ceux qui peuvent investir dans une optique de cinq ans et acceptent de prendre des risques sur une part de leur patrimoine. Il n’existe aucun minimum de versement, ni aucune exigence de régularité, sauf convention avec votre banque.

Comment investir ?

Le PEA comporte des espèces (compte courant crédité de vos versements, des ventes effectuées et des dividendes) et des actions (compte-titres). Ces actions doivent être européennes, c’est-à-dire d’entreprises dont le siège social se trouve au sein de l’Europe des vingt-cinq. Les sicav et FCP investis pour au moins 75% en actions européennes peuvent intégrer un PEA. Ces fonds dits «éligibles au PEA» permettent une diversification internationale (jusqu’à 75% d’entreprises européennes et 25% d’entreprises situées aux États-Unis, au Japon…).

 

Les titres d’entreprises non cotées (parts de SARL ou actions de société anonyme) peuvent aussi être achetés au sein du PEA ; mais vous ou votre famille ne devez pas détenir plus de 25% du capital. Ce choix exclut la réduction d’impôt accordée pour la souscription au capital d’une entreprise. Notre conseil : préférez l’exonération du PEA si l’entreprise présente un fort potentiel de valorisation.

 

Pour quelle durée ? 

La durée du PEA doit être d’au moins cinq ans.

 

- Après cinq ans, votre plus-value évite l’impôt, à savoir la différence entre les sommes versées sur le compte et celles retirées à la sortie.Vous devrez néanmoins supporter les cotisations sociales (11% à compter de 2005).
S’il ressort une perte, celle-ci peut s’imputer sur des gains réalisés par ailleurs sur un autre compte-titres.
- En cas de résiliation avant ces cinq ans, le gain subit l’impôt (16%) avec les cotisations en plus. En cas de perte, celle-ci peut se compenser avec des gains réalisés par ailleurs sur votre portefeuille.

 

Combien peut-on placer ? 

Les versements sont limités à 132000 €. Dans un couple, chacun peut détenir son PEA.

 

LES IMPÔTS À PAYER EN CAS DE RETRAIT 

Résiliation du PEA avant deux ans

 

La valeur du PEA indiquée par la banque entre dans le décompte des ventes en Bourse que vous avez effectuées dans l'année.

• Si vous avez vendu pour moins de 15000€ de valeurs sur l'année (actions, obligations, sicav et FCP, retrait du PEA):
- pour une plus-value: pas d'impôt à payer.
- pour une perte: vous ne pouvez pas l'imputer.

• Si vous avez vendu pour plus de 15000 €:
- pour une plus-value: taxe de 22,5% majorée des cotisations sociales.
- pour une perte: vous pouvez la reporter sur des gains réalisés en Bourse au cours de l'année ou des dix années suivantes.

 

Résiliation entre la 2e et la 5e année

 

Les règles s'appliquent comme ci-dessus.
Cependant, la taxe de plus-value baisse à 16% + les cotisations sociales.

 

Résiliation entre la 5e et 8e année

 

La valeur du PEA indiquée par la banque n'entre pas dans le décompte des ventes en Bourse que vous avez effectuées dans l'année. Vous ne pouvez pas faire de retrait partiel. Toute demande de retrait entraîne la fermeture du PEA. Elle peut se faire de deux façons:

• Soit vous conservez vos titres et les faites virer sur un compte-titres classique. Dans ce cas, la plus ou moins-value lors de la vente ultérieure sera calculée par différence entre le cours de cette vente et celui enregistré lors du transfert du PEA vers cet autre compte. Conservez bien votre avis de transfert de la banque.

• Soit vous vendez les titres et faites un retrait en numéraire.
Dans un cas comme dans l'autre, le retrait entraîne les conséquences suivantes:
- pour une plus-value: exonération d'impôt (mais vous avez les cotisations sociales à régler).
- pour une moins-value: elle n'est pas déductible.

 

Résiliation après huit ans 

Les règles applicables sont les mêmes qu'après cinq ans. Cependant, il existe deux avantages:
- vous pouvez faire un retrait partiel.
- vous pouvez demander la conversion du capital acquis en rente viagère sans impôt. Adressez-vous pour cela à une compagnie d'assurance; une attestation de votre banque justifie l'exonération. 

 

LE CASSE-TÊTE DES COTISATIONS SOCIALES  

Lors du retrait d'un PEA, vous devez acquitter des cotisations sociales sur la plus-value accumulée (différence entre le total des sommes versées et celui des sommes retirées). Le taux applicable dépend des périodes de réalisation des profits:
– 11% sur la part de profit constatée à compter de janvier 2005,
– 10,3% sur celle constatée entre juillet 2004 et janvier 2005;
- 10% de janvier 1998 à juillet 2004;
– 3,9% sur 1997.
– 0,5% de février à décembre 1996.
Votre banque doit vous remettre un justificatif.

 

Ces versements doivent être faits en numéraire sur le compte courant du PEA. Les transferts de titres vers un PEA sont interdits. Les profits et les dividendes accumulés n’entrent pas en compte dans la limite de 132000 €. Le relevé bancaire de votre PEA peut être donc très supérieur au plafond. Les crédits d’impôt attenant aux dividendes sont portés sur le compte espèces du PEA l’année suivant le détachement du coupon. 

 

Quels avantages ?

Le PEA permet de faire fructifier un portefeuille sans avoir à se soucier de la gestion fiscale de son compte: vous pouvez librement investir et revendre des titres. Après cinq ans, les gains accumulés évitent l’impôt de 16% et les dividendes échappent à votre taux personnel d’impôt. Après huit ans, le retrait partiel est possible, mais vous ne pouvez plus reverser sur votre compte.En outre, vous pouvez demander à convertir le capital acquis en rente viagère exonérée d’impôt.

 

Le PEA permet de gérer un portefeuille sans souci fiscal. Il ne permet pas l’achat d’actions à découvert. Vous devez préalablement avoir sur le compte espèces du PEA les liquidités suffisantes. Il existe des fonds pour placer de la trésorerie en attente, par exemple Écureuil Refuge PEA (Caisse d’Épargne), Sogéactions Sérénité (Société Générale).

Source : 

 

 

 

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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /2006 13:30

Libellé Dernier Var. Div. 05 Rend. 05 Div. 06 Rend. 06 Div. 07 Rend. 07
Bitmap
 
 UNION FIN.FRANCE 46.75(c) -1.08% 2.54 + 5.31 % 3.05 + 6.38 % 3.36 + 7.03 %
 LOCINDUS 33.60(c) +1.05% 1.90 + 5.69 % 2.10 + 6.30 % 2.20 + 6.60 %
 FRANCE TELECOM 20.31(c) +0.20% 1.00 + 4.86 % 1.20 + 5.84 % 1.24 + 6.02 %
 CHARGEURS 21.20(c) +0.95% 0.00 + 0.00 % 1.00 + 4.69 % 1.00 + 4.69 %
 ESSO 170.50(c) -2.01% 8.00 + 4.60 % 8.16 + 4.69 % 8.41 + 4.83 %
 THERMADOR GROUPE 119.20(c) -0.67% 4.80 + 4.07 % 5.51 + 4.67 % 5.82 + 4.93 %
 FININFO 12.25(c) +0.33% 0.56 + 4.62 % 0.56 + 4.62 % 0.58 + 4.78 %
 PAGESJAUNES 23.52(c) 0.00% 1.02 + 4.34 % 1.08 + 4.61 % 1.20 + 5.10 %
 SPIR COMMUNICATION 108.50(c) +0.93% 5.00 + 4.59 % 5.00 + 4.59 % 5.30 + 4.86 %
 TRADER CLASSIFIED MEDIA 1.29(c) +3.20% 0.05 + 3.87 % 0.06 + 4.48 % 0.02 + 1.68 %
 RALLYE 38.60(c) +2.88% 1.68 + 4.44 % 1.68 + 4.44 % 1.71 + 4.52 %
 BAIL INVESTISSEMENT FONCIERE 64.50(c) 0.00% 2.00 + 3.13 % 2.80 + 4.38 % 2.86 + 5.65 %
 LACIE S.A. 9.30(c) +0.11% 0.33 + 3.80 % 0.38 + 4.37 % 0.41 + 4.78 %
 VALEO 29.69(c) -1.03% 1.10 + 3.89 % 1.20 + 4.24 % 1.25 + 4.44 %
 TOUPARGEL 42.20(c) +0.45% 1.50 + 3.57 % 1.70 + 4.05 % 2.06 + 4.90 %
 AGF 110.00(c) +0.27% 3.60 + 3.28 % 4.30 + 3.92 % 4.50 + 4.10 %
 EUTELSAT COMMUNICATIONS 14.43(c) +2.12% 0.54 + 3.82 % 0.55 + 3.90 % 0.57 + 4.04 %
 VIVENDI 30.33(c) +1.47% 1.00 + 3.36 % 1.16 + 3.89 % 1.22 + 4.11 %
 EULER HERMES 100.50(c) -0.40% 3.50 + 3.50 % 3.88 + 3.88 % 4.05 + 4.05 %
 SOCIETE GENERALE 128.00(c) -0.23% 4.47 + 3.40 % 5.04 + 3.83 % 5.36 + 4.08 %
 IMS INTERNATIONAL METAL SCE 19.22(c) +0.79% 0.70 + 3.78 % 0.70 + 3.78 % 0.70 + 3.78 %
 DEXIA 21.31(c) +1.24% 0.71 + 3.35 % 0.80 + 3.78 % 0.86 + 4.06 %
 AFFINE 122.10(c) +1.75% 4.10 + 3.44 % 4.50 + 3.77 %

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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /2006 08:11

Autour de 4,5% en 2006 pour les meilleurs fonds en euros 


Les rendements des meilleurs fonds en euros, principaux supports choisis par les épargnants dans le cadre des contrats des contrats d'assurance vie, ne devraient guère dépasser la barre des 4,50%.

Chaque année la SMAvie BTP annonce ses taux de rendement prévisionnels. Pour 2006 elle vient d' indiquer que son contrat Batiretraite 2 affichera un taux de rendement 2006 d'au moins 4,50% net. Le support en euros de son contrat multisupport Batiretraite MultiCompte servira un taux 2006 d'au moins 4,40% net.

 

Dans un contexte de taux obligataires faibles, ces performances traduisent la qualité de ces contrats d'assurance vie en euros qui affichent régulièrement des rendements élevés. Sur les cinq dernières années (du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2005), l'épargne placée sur le contrat Batiretraite 2 a progressé de 28,7%.

 

Les deux rendements annoncés par la SMAvie BTP devraient constituer un plafond de rendement des fonds en euros. La plupart des autres contrats risquent, en effet, de franchir difficilement la barre des 4%. Composés de 70 à 85% d'obligations d'Etat ou d'entreprises bien notées, les fonds en euros sont tributaires des rendements obligataires qui ont été inférieurs aux 4% au cours de cette année. Heureusement pour les épargnants, les assureurs qui ont investi une part de leurs actifs du fonds en euros en actions ou en immobilier pourront bénéficier pour cette partie d'une rémunération plus satisfaisante. Toutefois, le poids des placements obligataires des fonds en euros constitue un frein à une meilleure rémunération.

 

 

 

B.L.C

Source :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 21:58

Les « trackers » 

 

Arrivés en France en 2001, les trackers sont des OPCVM reproduisant à l'identique des indices. Beaucoup moins chers que les fonds indiciels classiques, ils sont de plus en plus appréciés de la clientèle institutionnelle mais aussi des particuliers.  

 

Les trackers sont des OPCVM exclusivement constitués de valeurs composant différents indices français ou étrangers. Arrivés en France en janvier 2001, ils ont eu un assez vif succès avant de subir le ralentissement des transactions enregistrées sur tous les autres marchés. Ils ont d'ailleurs assez bien résisté à la crise boursière, avec des encours en croissance régulière depuis le début de l'année. L'un des deux plus gros trackers américains, le QQQ, indexé sur le Nasdaq 100, est ainsi la valeur la plus traitée outre-Atlantique (3,1 milliards de dollars par jour). De son côté, le Master CAC 40 (commercialisé exclusivement par Lyxor Asset Management (Société générale) s'inscrit comme la quarante-troisième action, en volume de négociations, à Paris.

 

Les « trackers », ou ETF

L'appétit des investisseurs pour ce type de produits est vif. Il faut dire que les trackers, ou ETF (Exchange Traded Funds) , ont su séduire une clientèle de professionnels soucieux de profiter de certaines aberrations de marchés ou de couvrir certaines positions, mais aussi des particuliers voulant profiter des fortes volatilités constatées sur les indices. Forts de ce constat, de nombreux établissements bancaires comme Axa, Crédit lyonnais, Dexia, Barclays ou UBS proposent ces produits. 

 

Combien ça coûte ? 

A objectifs de gestion similaires (stricte réplication d'un indice) et à fiscalités identiques (celle des OPCVM éligibles au PEA), les trackers affichent des coûts deux à trois fois moins élevés que les sicav. Pas de frais d'entrée ni de sortie, frais de gestion minorés (0,5 % en moyenne, contre 1,3 % pour les sicav). 

 

Comment les utiliser ? 

Négociable en Bourse comme une action, le tracker peut être acheté et vendu au prix du marché, tout au long de la journée de cotation, sans aucune échéance ni montant minimal. Il est simple, actif et aussi performant qu'une action ordinaire. De la sorte, il peut être souscrit sur un compte titres classique ou, dans certains cas, dans le cadre d'un PEA. De plus, sa visibilité (celle de l'indice qu'il réplique exactement) est évidente. Le détenteur d'un tracker bénéficie d'une diversification instantanée (géographique et sectorielle), puisqu'il investit simultanément dans plusieurs titres. Ainsi les Ishares Euro Stoxx et Stoxx 50 commercialisés par Barclays Global investors permettent-ils de souscrire 50 actions en une transaction, limitant le nombre de lignes dans le portefeuille de l'investisseur et le coût de celui-ci. 

 

A la différence des sicav que l'on paie cash, tous les trackers sont éligibles au SRD (service de règlement différé) et susceptibles de devenir des outils de spéculation. L'investisseur peut ainsi acheter ou vendre à découvert un titre, sous réserve d'une immobilisation en liquide représentant 20 à 25 % de la somme totale engagée. L'effet de levier que permet le SRD peut aller jusqu'à cinq fois.

 

 

L'étendue de la gamme

Aujourd'hui, l'investisseur français peut disposer de près de 45 trackers . Le CAC 40 Unit (Société générale), reproduisant l'indice CAC 40, est de loin le plus actif. Il existe toutefois de nombreux vecteurs pour jouer d'autres indices. L'an passé, un nouveau tracker est apparu. Il reproduit le FTSEurofirst 80, l'un des deux indices européens lancés au printemps 2003 par Euronext et FTSE, la société de services boursiers britannique (le second est le FTSEurofirst 100, comprenant 100 titres de la Communauté européenne). La gamme des produits européens s'élargit ainsi en France. Plus récemment, des trackers obligataires ont également été lancés. Ils reproduisent les performances des indices obligataires EuroMTS et permettent ainsi aux investisseurs d'accéder à de nouveaux segments.

 

 

À SAVOIR 

Il peut paraître saugrenu de jouer les indices. Ceux qui souhaitent diversifier leurs investissements et parier sur un redressement des marchés à plus ou moins long terme ont pourtant ici des outils de premier ordre avec, à la clé, de très faibles frais pour une réactivité importante. Prudence, toutefois, dans ce type de stratégie, extrêmement spéculative !

 

 

REPÈRES

- Encours des trackers : 14,6 milliards d'euros à fin septembre 2004, en hausse de 30 % depuis le début de l'année. 

 

38 % des échanges sont inférieurs à 5 000 euros, 37 % sont compris entre 5 000 et 50 000 euros ; la part des petits ordres a crû par rapport à l'an passé, preuve que ce produit se démocratise.

Source : Site de conseils boursiers

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 20:04

Acheter en Concubinage/Pacs

 

 

 

 

Malgré l'instauration du Pacs, la vie en concubinage n'est pas toujours simple sur le plan légal, surtout quand il s'agit d'investir. Plusieurs solutions s'offrent aux couples de concubins voulant acheter ensemble le logement familial. 

 
L'indivision
 

C'est la solution la plus courante.En achetant tous les deux le bien immobilier, les concubins deviennent propriétaires indivis du logement familial. Ce qui ne signifie pas qu'ils en détiennent une part égale. L'acte d'achat précise, en effet, dans quelle proportion chacun est propriétaire du bien, quelles que soient les modalités d'acquisition, notamment en matière d'emprunt. 

 
Dans la mesure du possible, mieux vaut tout de même que cette répartition légale de la propriété du bien corresponde le plus possible à la réalité de l'apport de chacun. Pour deux raisons.


1. En cas de disproportion manifeste, le fisc pourrait, en effet, considérer qu'il s'agit là d'une donation déguisée et réclamer des droits à 60% sur le cadeau ainsi offert.
 


2. En cas de séparation, si le concubin le plus généreux veut récupérer ses apports, il devra d'abord en prouver la réalité et ensuite démontrer qu'il s'agissait d'un prêt et non d'une libéralité.  
 

Si les concubins ont signé un pacte civil de solidarité avant d'acheter le logement, ils sont propriétaires indivis par moitié du logement, sauf mention contraire insérée dans l'acte d'achat. Et cela même si l'un des deux prouve qu'il a contribué davantage à l'acquisition.  

 

Si les concubins veulent éviter ces inconvénients, mieux vaut donc faire établir un contrat de prêt au moment de la signature de l'acte. Rien n'empêche non plus par la suite le concubin concerné de signer une reconnaissance de dette, voire de reconnaître la dette dans une clause de son testament.  

Les inconvénients
L'indivision présente, on le sait, un inconvénient majeur : chaque propriétaire peut demander à vendre sa part à tout moment puisque d'après le Code Civil, "nul n'est tenu de rester dans l'indivision" (article 815). 


Contrairement au mariage, où il faut au moins le divorce pour entraîner la vente du logement familial en cas de désaccord, l'union libre est plus fragile : au moindre litige, le concubin en indivision peut provoquer la vente. Il en est de même en cas de décès d'un des deux concubins : ses héritiers (enfants ou à défaut ascendants ou frères et sœurs) se retrouvent en indivision avec le survivant et peuvent donc, eux aussi, provoquer la vente du logement. Plusieurs solutions sont possibles pour limiter ce risque. 
 

1.Les concubins peuvent signer une convention d'indivision chez un notaire. D'une durée maximale de cinq ans, cette convention, renouvelable, interdit toute vente ou partage tant qu'elle est en vigueur. Elle est particulièrement utile en cas de décès.

 
2. Les concubins peuvent signer un pacte civil de solidarité (Pacs). Comme le conjoint survivant, le concubin survivant signataire d'un Pacs peut, en effet, demander au juge l'attribution préférentielle du logement familial, moyennant le versement éventuel d'une soulte aux héritiers. Mais cette attribution est laissée à la libre appréciation des tribunaux. 

 

 


3. Les concubins peuvent prévoir l'insertion d'une clause de rachat au profit du survivant. Dans ce cas, ce dernier pourra racheter leurs quote-parts aux héritiers du défunt.

Autre inconvénient de l'union libre par rapport au mariage, la cession de parts entre propriétaires indivis est soumise aux droits d'enregistrement au taux normal (environ 6/7%). 

 

La Société Civile immobilière 

Il suffit, avant d'acheter, de créer une société civile immobilière, en apportant un capital égal au montant de la transaction. C'est cette SCI qui sera propriétaire du bien, les concubins ne détenant que des parts de cette société. Cette solution présente plusieurs avantages.


1. Constitué de parts sociales, le patrimoine est plus facilement partageable.


2. En matière de succession, la SCI protège davantage le concubin survivant : les héritiers du défunt ont moins de pouvoir que dans l'indivision puisque les décisions se prennent à la majorité stipulée dans les statuts. 


Mais la situation peut se révéler inconfortable à terme. Et, sur le plan fiscal, les concubins restent défavorisés : qu'il s'agisse de parts de SCI ou d'un logement, la transmission par donation ou succession demeure très coûteuse.
Deux solutions peuvent être utilisées pour limiter ces inconvénients.
 

 

Les concubins peuvent prévoir un démembrement croisé des parts. 

Ce montage juridique astucieux peut s'expliquer par un exemple.
Xavier et Alexandre peuvent constituer leur SCI en se répartissant l'usufruit et la nue-propriété des 100 parts. Xavier achète l'usufruit des parts N°1 à 50 et la nue-propriété des parts N°51 à 100. Alexandre achète l'usufruit des parts N°51 à 100 et la nue-propriété des parts N°1 à 50.
Si Xavier décède, Alexandre récupérera la pleine propriété des parts N°1 à 50 (sans payer de droits de succession) et conservera l'usufruit des parts N°51 à 100, dont la nue-propriété sera répartie entre les héritiers de Xavier. Alexandre pourra donc conserver la pleine jouissance du logement jusqu'à son décès.

Autre solution possible : l'insertion d'une clause d'agrément dans les statuts de la SCI. 

 

Au décès de l'un des concubins, ses héritiers ou légataires devront obtenir l'accord de l'associé survivant pour devenir associés de la SCI. Mais si ce dernier refuse, il devra naturellement racheter les parts en question. 


Les solutions offertes par une SCI sont donc intéressantes. Mais les inconvénients ne sont pas négligeables : le fonctionnement de la SCI est relativement lourd et entraîne des frais administratifs et comptables. 
 

La tontine 

La "tontine" ou "clause d'accroissement", intervient quand plusieurs personnes achètent un même bien, meuble ou immeuble, en commun. Insérée dans le contrat, elle prévoit que ce bien reviendra en pleine propriété au dernier des survivants, après le décès de tous les autres co-acquéreurs. Le survivant est supposé avoir été seul propriétaire du bien depuis le jour de l'acquisition et ses co-acquéreurs, décédés avant lui, sont supposés n'avoir jamais possédé réellement ce bien. 


Cet "artifice" juridique a une conséquence importante : le bien est censé n'avoir jamais fait partie du patrimoine du défunt. Il n'y a pas "transmission" entre le défunt et le survivant. Ne faisant pas partie de sa succession, le bien échappe ainsi aux règles de la réserve héréditaire et des libéralités.
La tontine est donc un moyen efficace d'assurer l'avenir du concubin survivant.
 


En outre, quand le bien constitue la résidence principale des personnes concernées au moment du décès, le survivant ne paie que les droits de mutation à titre onéreux (beaucoup moins élevés). Condition exigée : la valeur du bien ne doit pas dépasser 76 000 €.
L'intérêt de cette formule, séduisante dans son principe, reste limité en raison du faible du plafond d'exonération. Mais surtout, la tontine est beaucoup plus rigide que l'indivision ou la SCI. Il faut l'accord des deux parties pour vendre. Ou attendre le décès de l'une d'elles...
 

Le pacte civil de solidarité 

La signature d'un Pacs entre deux concubins ne change pas grand-chose en matière d'achat immobilier : il s'agit purement et simplement d'un achat en indivision, supposé financé à parts égales sauf mention contraire dans l'acte d'acquisition. 


En revanche, les concubins "pacsés" bénéficient d'un avantage fiscal en matière de donations et successions. Le patrimoine transmis est soumis aux droits de mutation, après un abattement de 57 000 €. Et la part nette taxable, après abattement, est soumise à une taxation de 40% pour la fraction inférieure à 15 000 € et à 50% au-delà. Alors que la transmission d'un patrimoine entre deux concubins non "pacsés" supporte une taxation de 60% sans abattement.


En outre, le concubin survivant signataire d'un Pacs peut demander au juge l'attribution préférentielle du logement (cf. plus haut). 
    

 

Chacun sait que le vendeur d'un logement ne perçoit pas la totalité de la somme acquittée par l'acheteur. En plus du prix de la maison ou de l'appartement, celui-ci doit payer en effet les frais dits "de notaire", ainsi que, dans certains cas, la commission d'intermédiaire.  

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 19:00

   

Finances Personnelles > Assurance > Actualité  

ASSURANCE, Lancement d'une assurance emprunteur destinée en particulier aux séropositifs  

Ce contrat est ouvert à tous les malades présentant un risque aggravé, pour un capital maximum assuré de 750.000 euros sur vingt ans  

Une nouvelle initiative vient d'être lancée pour améliorer l'accès des malades à l'emprunt. Elle s'adresse en particulier aux séropositifs, qui sont encore 4.000 cette année à s'être vu refuser un crédit faute de pouvoir l'assurer. Frédéric Autran, un courtier lyonnais spécialiste des assurances pour la communauté gaie et lesbienne, est à l'origine de ce projet. Il s'est associé avec le courtier April pour créer " Solidaris ", une offre d'assurance de prêt à distance, " ouverte à tous et sans discrimination " 

Les malades peuvent y souscrire sur un site Internet ou par téléphone (1). En fonction de leur pathologie, ils remplissent un formulaire de demande de souscription. April s'engage à leur répondre sous quarante-huit heures, l'offre d'assurance étant portée par sa filiale Axeria Prévoyance. Solidaris est ouvert à tous les malades présentant un risque aggravé, pour un capital maximum assuré de 750.000 euros sur vingt ans. Les tarifs et les surprimes éventuelles seront fixés au cas par cas. " Ce serait mentir d'affirmer que l'on résoudra tous les cas, mais nous allons lutter pour faire reculer les seuils de l'inassurabilité, indique Jean-Pierre Masson, chez April Solutions. Nous allons nous faire progressivement une courbe d'expérience qui permettra de diminuer le coût de l'assurance. "  

Toutes les pathologies seront traitées. Mais ce sont en particulier les séropositifs que Solidaris pense pouvoir assurer à un tarif adapté, en fonction du développement de la maladie. " Les études montrent que la séropositivité, notamment grâce aux nouvelles thérapies, ne présente pas de risque supérieur à une maladie chronique tel que le diabète ", affirme Frédéric Autran. Pour son lancement, Solidaris sera soutenu par le Syndicat national des entreprises gaies (SNEG), qui diffusera l'offre à quelque 2.600 entreprises dirigées par un homosexuel ou s'adressant à la clientèle gaie. Il espère aussi compter à terme sur le relais d'autres associations (Aides, Sida Info Service, Act Up...).  

Plus loin qu'Aeras

L'offre Solidaris est un nouvel exemple d'initiative privée voulant aller plus loin que la convention Belorgey et sa nouvelle version, Aeras, qui entrera en vigueur au début de l'année prochaine. Bien qu'une loi doive encadrer la convention Aeras, celle-ci est jugée trop peu contraignante pour les banquiers et les assureurs, et trop peu efficace pour les malades. Cette année, l'association Vivre avec a ainsi signé un partenariat avec une dizaine de courtiers et d'assureurs pour permettre aux risques aggravés, notamment les personnes touchées par un cancer, de trouver une assurance-emprunteur à un prix raisonnable.

G.M.  

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 18:00

Comment réviser un loyer d'habitation ?  

Attention  

La nouvelle référence de révision des loyers  qui remplace la moyenne associée de l'Indice du coût de la construction  entre en vigueur le 1er janvier 2006 (article 163 de la loi de finances pour 2006 n° 2005-1719 du 30 décembre 2005).  

 

 

La loi indique que l'indice de référence des loyers est calculé comme la somme pondérée d?indices représentatifs de l?évolution des prix à la consommation, du prix des travaux d?entretien et d?amélioration du logement, ainsi que de l?indice du coût de la construction. 

 

Le décret relatif à l'indice de référence des loyers n°2005-1615 du 22 décembre 2005 en fixe les modalités de calcul et de publication. 

 

Pour le calcul de l'indice de référence des loyers, on utilise la moyenne des indices sur quatre trimestres consécutifs, le dernier trimestre correspondant au trimestre de calcul de l'indice de référence. Ces moyennes sont exprimées en retenant la référence 100 au deuxième trimestre 2004.

 

Chaque composante intervient dans le calcul de l?indice de référence des loyers selon la formule de pondération suivante : 

 

Indice de référence des loyers = 60% mIPCL + 20% mIPEA + 20% mICC

 

mIPCL étant la moyenne de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers élaboré par l?institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

 

mIPEA étant la moyenne de l'indice des prix des travaux d?entretien et d?amélioration du logement (IPEA) élaboré par le service économie, statistiques et prospective (SESP) du ministère des transports, de l?équipement, du tourisme et de la mer.

 

mICC étant la moyenne de l?indice du coût de la construction publié par l'institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

 

Il ne faut pas confondre : 

la révision du loyer qui intervient chaque année en cours de bail (Loi n° 89 - 462 du 6 juillet 1989 modifiée par la loi n° 94-624 du 21 juillet 1994 - article 17 d) 

avec  

l'augmentation que le propriétaire peut proposer à l'occasion du renouvellement du bail, lorsque le loyer est manifestement sous-évalué par rapport à celui des logements comparables du voisinage (article 17 c) 

ou bien 

la majoration du loyer en cours de bail, consécutive à la réalisation par le bailleur de travaux d'amélioration (article 17 e)

Ce qui suit ne traite que des procédures de révision annuelle du loyer. 

La réglementation

« Lorsque le contrat de location prévoit la révision du loyer, celle-ci intervient chaque année à la date convenue entre les parties ou, à défaut, au terme de chaque année du contrat. L'augmentation du loyer qui en résulte ne peut excéder la variation de l?indice de référence des loyers publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques. À défaut de clause contractuelle fixant la date de référence, cette date est celle du dernier indice publié à la date de signature du contrat de location. » 

 

Il ressort de ce texte que le loyer d'un local à usage d'habitation peut être révisé chaque année à l'initiative du bailleur, à la date indiquée dans le contrat de location ou à défaut, à la date anniversaire du contrat. Toutefois, le loyer n'est révisé chaque année que si une clause du bail le prévoit. En l'absence d'une clause de révision, le loyer restera le même pendant toute la durée du bail.

 

L'indice de référence des loyers

La revalorisation annuelle du loyer ne peut excéder la variation annuelle de l'indice de référence des loyers.

La clause de révision prend généralement pour référence le dernier indice de référence des loyers publié à la date de signature du contrat ou à sa date d'entrée en vigueur.

 

Pour éviter tout litige, référez-vous à cet indice dans tout contrat de location ; sa variation constitue une limite supérieure à la révision du loyer en cours de bail. 

 

Les loyers concernés par cette méthode

La méthode décrite ici concerne exclusivement les locaux d'habitation. En sont exclus les locaux commerciaux, les bureaux et les locaux spécifiques régis par d'autres dispositions législatives.

 

La marche à suivre

Relisez soigneusement votre contrat de location. 

Vous devez y trouver une clause indiquant les conditions de la révision de votre loyer.

 

L'Insee publie l'indice de référence des loyers dans la première quinzaine du quatrième mois suivant la fin du trimestre de référence. Ainsi, l'indice du premier trimestre est publié dans la première quinzaine de juillet, celui du deuxième trimestre paraît dans la première quinzaine d'octobre et ainsi de suite.

 

La valeur de l'indice et de son évolution annuelle sont disponibles sur une série de supports que l'Insee met à votre disposition. Au moment de leur sortie, les données sont également reprises dans la Presse qui publie l'indice et son taux de variation annuel. L'Insee publie une série historique (depuis 2000) de ce nouvel indice.

 

L'indice fait l'objet d'une publication au Journal Officiel ; c'est la date de publication de l'indice par l'Insee dans une Informations Rapides qui sert de référence.

L'indice de référence des loyers a été publié pour la première fois le 18 janvier 2006, pour la période du 1er trimestre 2000 au 3ème trimestre 2005. Pour réviser un loyer d'habitation à partir du 1er janvier 2006, un exemple est proposé ci-dessous en utilisant le tableau des indices IRL et leur date théorique de parution. Ces dates théoriques remplacent la date officielle de parution du 18 janvier 2006 ; elles correspondent à celles de l'indice du coût de la construction (ICC) si ce dernier avait continué d'être utilisé pour la révision des loyers d'habitation.

 

Exemple

Soit un bail de location signé le 1er janvier 2005 pour un loyer mensuel de 500 euros, révisable annuellement à la date anniversaire du contrat. Le dernier indice connu à cette date est celui du deuxième trimestre de 2004 publié le 15 octobre 2004. Sa valeur est 100,00. 

 

Indice de référence des loyers (IRL)
base 100 au deuxième trimestre de 2004

Au 1er janvier 2006, intervient la première révision du loyer. L'indice de référence des loyers du deuxième trimestre de 2005 est égal à 102,60. Il a augmenté de 2,60% par rapport aux 100,00 du deuxième trimestre de 2004. Le nouveau loyer sera au plus égal à :

 

 

Loyer précédent   X    

 

 

 

Indice de référence des loyers du trimestre concerné

 

 

 

Indice de référence des loyers du même trimestre de l'année précédente

 

 

 

soit : 500 euros   X    

 

 

 

102,60

 

 

 

  =   513,00 euros

 

 

 

100,00

 

 

 

 

Source :

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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /2006 22:51

Pourquoi la certification ?

 

 

 

 

 

Le « Conseil en Gestion de Patrimoine » est, en France, une profession émergente depuis une vingtaine d'années. Celle-ci se caractérise principalement par une nouvelle approche selon laquelle les besoins des individus doivent être appréciés non seulement à partir du niveau et de l'évolution de leurs revenus mais aussi et surtout à partir de la comparaison entre le patrimoine qu'ils détiennent et le patrimoine qu'ils estiment souhaitable, qu'il s'agisse du niveau ou de la structure de ce patrimoine.

La nécessité d'un « diagnostic et d'un conseil patrimonial global » s'est tellement imposée qu'elle est devenue un outil de marketing et d'animation commerciale dans l'industrie de la finance. Mais, du coup, la définition de cette profession ainsi que la vérification de la mise en oeuvre de ses principes et de ses méthodes sont devenus essentiels pour la protection des épargnants.

1. La certification est la garantie d'une définition de la profession de « Conseil en Gestion de Patrimoine »

En quoi, la profession de "Conseil en Gestion de Patrimoine" (CGP) est-elle une profession nouvelle ? C'est là la première question à laquelle les professionnels américains du « financial planning », confrontés plus tôt que les professionnels français, à l'émergence de leur profession, ont tenté de répondre. L'intérêt d'un système de certification s'est imposé à partir de 1973. La certification a d'emblée été définie et organisée comme un système d'auto-organisation et d'auto-réglementation ayant pour finalité essentielle les garanties que les professionnels se devaient d'apporter aux titulaires de patrimoine, leurs clients.

Puis à partir de 1990, la certification est devenue internationale sous l'égide de l'International Certified Financial Planners Council, qui a regroupé progressivement une vingtaine de pays d'Amérique, d'Asie et d'Europe. Ainsi, la certification est devenue entre 1990 et 2003, un réseau international structuré de certification du Conseil en Gestion de Patrimoine, définissant cette profession et son organisation dans un contexte mondial, tout en permettant l'adaptation aux spécificités structurelles et culturelles nationales. L'organisation française de certification qu'est CGPC s'est affiliée dès sa création en 1997 à ce réseau des Certified Financial Planners, en l'adaptant aux structures et mentalités françaises mais en prouvant, par un dossier audité par l'organisation internationale, qu'elle était bien en mesure de mettre en oeuvre les principes et les rouages de la certification ; cette mise en oeuvre est d'ailleurs auditée périodiquement, en moyenne tous les trois ans.

Définir la profession de « Conseil en Gestion de Patrimoine », c'est au premier chef la situer par rapport à ses "composantes" qui sont des professions anciennes différentes :  disons pour simplifier que ces « composantes sont : le droit et la fiscalité du patrimoine, l'investissement financier, l'investissement immobilier, l'assurance vie, la gestion des actifs sociaux et du patrimoine social des entreprises). La profession de CGP se distingue principalement par la mise en oeuvre d'une méthodologie (1), le diagnostic et le conseil patrimonial global. Cette méthodologie vise à prendre en compte, avant tout "conseil" et/ou "préconisation" d'achat ou vente de produits, la situation de revenu et de patrimoine de l'épargnant, ses besoins personnels, familiaux et sociaux globaux (rationnels ou irrationnels, pendant sa vie et après sa mort) et son échelle de risque. Cette méthodologie s'attache à mettre à la disposition de l'épargnant les outils de diagnostic et de conseil et, avant tout, les connaissances et la compétence du « conseiller », en vue d'optimiser les résultats espérés tout au long de son « cycle de vie » (et même après sa mort) et d'en minimiser les risques.

On voit alors que l'appellation « conseil en gestion de patrimoine » est la première des garanties à apporter aux clients-épargnants. Au contraire, l'assimilation de cette appellation à telle ou telle « composante » (comme l'investissement financier) ou à une référence abusive au diagnostic et conseil patrimonial global, sans garantie de la mise en oeuvre effective de cette méthodologie, ne peut qu'hypothéquer la protection des épargnants. L'intérêt de la certification apparaît alors sous un second aspect, celui de la mise en oeuvre effective de cette méthodologie ou, si l'on préfère, de l'ingénierie de la nouvelle profession.

2. La certification est la garantie de la mise en oeuvre effective de la nouvelle profession de « Conseil en Gestion de Patrimoine ».

Le système international de certification des organisations nationales affiliées au Financial Planning Standards Board s'attache à définir aussi les conditions d'une mise en oeuvre effective de cette nouvelle profession et le contrôle de cette mise en oeuvre au service des clients des conseillers.

Dès lors que les professionnels ont pris la peine de définir leur profession, ils ont la responsabilité de l'organiser et d'en poser les règles déontologiques et les standards et pratiques professionnelles essentiels. Cette démarche est la condition sine qua non d'une protection des épargnants-clients des Conseils en Gestion de Patrimoine. L'auto-organisation et l'auto-réglementation par les professionnels, loin de devoir faire l'objet d'une appréhension, constituent la phase préparatoire indispensable à une éventuelle réglementation ultérieure par les autorités centrales de la nouvelle profession de « Conseil en Gestion de Patrimoine ». 

 

S'agissant d'organiser la profession et d'en poser les règles, GGPC a eu dès sa création en 1997 à procéder à un choix majeur : L'organisation devait-elle être « verticale » ou « transversale » ?

CGPC a considéré que cette organisation devait être "transversale", c'est-à-dire poser des définitions, des principes et des règles qui s'appliquent à tous ceux qui se réclament de la nouvelle  profession. Cela signifiait que la finalité essentielle de cette organisation de la profession (et d'une réglementation par les professionnels ou/et par les autorités centrales) devait être centrée principalement sur les garanties de formation, de compétence et de qualité de service de "conseil" à apporter au client, quelle que soit la forme juridique, le statut, le pouvoir de lobbying de son "conseiller".

Le système de certification est fondé sur la règle des « four E's » posée dès le départ par les Certified Financial Planners : Education, Experience, Examination, Ethics.

Le fondement du système est, certes, la nécessité d'une formation préalable à la finance en général et à la gestion de patrimoine, en particulier. Mais il faut reconnaître, surtout si l'on se situe dans un contexte européen et mondial, l'hétérogénéité du concept de « formation » : Ou place-t-on les nombreux autodidactes d'une très haute technicité juridique, fiscale ou/et financière qui se trouvent en France et à l'Etranger être des professionnels de la gestion de patrimoine chevronnés et renommés ? Où devait-on placer les formations intra/inter entreprises exigeantes ? Comment tenir compte des différences de contenu, de méthodologie et d'aptitude opérationnelle des programmes de formation français, européens et nord-américains ?

Voilà pourquoi les CFP ont insisté sur la nécessité d'une formation, plutôt que sur une catégorie de diplômes, et voilà pourquoi, la première phase d'une "certification des personnes" passe forcément par un Examen National de Certification auquel toutes les catégories de "conseillers" acceptent de se présenter. Cela permet de prouver au client que leurs connaissances nécessaires et suffisantes pour espérer le conseiller utilement ont été vérifiées, et cela dans tous les domaines complémentaires de connaissances du "généraliste" qu'est le conseiller en gestion de patrimoine. Cet examen national de certification ne fait pas double emploi par rapport aux formations reçues et aux diplômes délivrés. Il se situe en aval de la formation et de l'expérience.

CGPC a accordé dans l'optique de l'assurance qualité, i.e. en prévoyant la base documentaire correspondant à sa mise en oeuvre, une très grande importance à la transparence totale, à la cohérence et à l'efficacité de l'organisation de son Examen National de Certification, qui représente un document de quelque 90 pages mis à la disposition de tous ceux qui s'y sont présentés : 3424 professionnels ont été candidats à l'examen national de certification de CGPC de 1997 à 2004, soit 2297 après élimination des présentations multiples, et 1550 ont été  admis aux 5 UV de l'examen (l'UV de « diagnostic et conseil patrimonial global » et les 4 UV correspondant aux « composantes », le droit et la fiscalité du patrimoine, l'investissement financier, l'investissement immobilier, l'assurance-prévoyance-retraite).

Au delà, de cette première phase, la « certification des conseillers en gestion de patrimoine » doit prendre en compte les autres rouages de la certification, plus familiers aux organisations professionnelles et en assurer la vérification annuelle :

- L'élaboration et le perfectionnement progressifs d'un code d'éthique et de déontologie, et la mise en oeuvre de procédures disciplinaires à la suite de plainte d'un client ou d'un confrère

- L'obligation d'assurance responsabilité professionnelle, qui est plus redoutable pour les indépendants que pour les salariés de l'industrie de la finance, dans la mesure où un indépendant qui connaîtrait une répétition des mises en jeu de sa responsabilité ne trouverait plus personne pour l'assurer et ne pourrait plus être certifié ;

- La production du casier judiciaire et la connaissance des conditions de moralité, grâce au réseau d'informations (nationales et internationales) des certifiés ;

- L'obligation de formation continue sanctionnée annuellement, qui représente actuellement 60 heures tous les deux ans, et qui est satisfaite librement par le certifié en fonction de sa formation, de son expérience, des besoins particuliers mis à jour par l'examen de certification, des besoins particuliers liés à sa clientèle, de son projet d'évolution socio-professionnelle, voire de ses objectifs de développement personnel ;

- Enfin, la définition des standards et pratiques professionnelles dans le sens de la qualité du service et des garanties apportées au client-épargnant : Le réseau international des CFP a beaucoup travaillé sur cette question. Ce n'est pas l'un des moindres sujets de satisfaction de CGPC de confirmer que l'expérience de certification des CFP trouvera dorénavant une corroboration et un prolongement très encourageants dans les standards internationaux ISO (AFNOR en France) 22 222 du « Conseil en Gestion de Patrimoine » et dans la procédure ISO 17 024 de certification des « organes de certification des personnes » dans le domaine des services

Ces différents aspects de la Certification sont complémentaires et de nature à assurer une réelle protection "économique" des épargnants-clients des Conseillers en Gestion de Patrimoine. La certification est à la fois un outil de prévention et le moyen d'obtenir satisfaction rapidement et sans coût, dès lors qu'il apparaîtrait clairement que les engagements pris par le certifié dans le cadre des différents rouages de la certification n'ont pas été respectés.

Dans le cadre de la judiciarisation probable des conflits entre les conseils et leurs clients, les différents rouages de la certification pourront également constituer une aide précieuse pour le juge et pour l'expert, leur fournissant de précieux points de repères sur les engagements pris par le conseiller en matière de formation, de compétence et d'expérience dans la mise en oeuvre du diagnostic et conseil patrimonial global, d'éthique et de déontologie, et de standards et pratiques professionnels. La certification peut ainsi conduire à une protection de la bonne foi du "conseiller" comme de son client.

(1) Les Certified Financial Planners l'ont définie comme la mise en oeuvre d'un process en 6 étapes dans le cadre des réunions internationales de l'International Certified Financial Planners Council (devenue FPSB, Financial Planning Standards Board).

Conseils en Gestion de Patrimoine Certifiés l Mentions légales l Création : www.2exVia.com avec MasterEdit®

Présentation

CGPC est une association à but non lucratif dont la mission principale est de promouvoir, organiser et gérer la certification des conseils en gestion de patrimoine quelles que soient les entités à partir desquelles ils exercent leur activité (établissements bancaires, sociétés d'assurance, de gestion de portefeuilles, de cabinets indépendants ou des professions libérales du chiffre et du droit).

Par ailleurs, l'association regroupe en son sein les conseils en gestion de patrimoine dont la compétence a été reconnue par la réussite à des épreuves de certification internationale (Certified Financial Planner).

CGPC est la seule instance agréée en France par le "Financial Planning Standards Board", FPSB,  propriétaire de la marque CFP, Certified Financial Planner, pour le monde entier hors USA qui est le label d'excellence professionnelle international. FPSB réunit l'ensemble des organisations certifiantes des différents pays en garantissant une même qualité de certification, une même rigueur de sélection et de contrôle, une même éthique quelque soit le pays.

La globalisation des marchés et des activités financières y compris la construction de l'Union Européenne démontrent l'intérêt particulier d'une certification reconnue à l'échelle internationale.

Par le processus de certification, la mise en oeuvre d'un code de déontologie et l'amélioration des standards et pratiques, CGPC contribue à l'organisation de la profession et à l'évolution permanente des compétences des conseils en gestion du patrimoine.

Par dessus tout CGPC contribue à renforcer la sécurité du public et du consommateur final.

L'activité de CGPC est volontairement focalisée sur la certification et l'animation du réseau des conseils en gestion certifiés. L'association ne s'implique pas directement dans la formation, responsabilité des centres spécialisés avec lesquels elle collabore étroitement. Un recensement le plus complet possible de ces centres de formation est accessible dans la rubrique correspondante de ce site.

 La certification des conseils en gestion de patrimoine, c'est...  

 

 

 

 

 

 

Pour les professionnels

 

 

 

 

 

 

 

Pour les clients épargnants  

 

 

Un Examen National de Certification conditionne l'entrée dans la Certification

 

 

 

 

 

 

 

 

La garantie que la personne qui informera, assistera et conseillera aura fait preuve des connaissances nécessaires et suffisantes pour  conseiller

 

 

 

 

 

 

 

 

Une approche « diagnostic et conseil patrimonial global », apanage de la « nouvelle » profession de « CGP »

 

 

 

 

 

 

 

 

La garantie de prise en compte de la totalité des besoins patrimoniaux du client et de sa propre échelle de risque

 

 

 

 

 

 

 

 

Une approche « clients » dans laquelle la vente de produits est la résultante du diagnostic et des préconisations. Sélectionner les produits sur leur qualité et leur aptitude à satisfaire les besoins et non leur commissionnement

 

 

 

 

 

 

 

 

La garantie d'une méthodologie susceptible d'être appliquée dans toutes les fonctions complémentaires du CGP (producteur, distributeur-démarcheur financier, courtage, CIF, investissement immobilier, assurances-retraite-gestion du patrimoine social)

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 5 catégories d'engagements de la certification : vérification et renouvellement annuel de la certification

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 5 protections économiques (préventives, rapides et au moindre coût) des épargnants (et non purement formelles, longues et coûteuses)

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ Entretenir en permanence son savoir (obligation de formation continue du certifié - 60 heures minimum sur 2 ans)

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie que le conseiller connaîtra les limites de sa compétence et fera appel à des spécialistes en fonction des besoins du client

 

 

 

 

 

 

 

 

2/ Obligation de respecter la loi et de ne pas manquer aux règles de l'honneur et de la probité

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie que le conseiller produira son casier judiciaire et s'engagera à déclarer au début de chaque année tout événement pénal susceptible de le modifier

 

 

 

 

 

 

 

 

3/ Obligation de produire chaque année la preuve d'une assurance RCP couvrant les différentes facettes du conseil en gestion de patrimoine

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie que pour rester assuré, le conseiller ne peut multiplier les sinistres et qu'il aura avantage à donner rapidement satisfaction au client sans procédure judiciaire longue et coûteuse (complété par médiation/arbitrage et procédures  disciplinaires)

 

 

 

 

 

 

 

 

4/ Obligations éthiques et déontologiques du conseiller

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie de saisine par un professionnel ou par un client des instances de médiation/arbitrage ou disciplinaires de CGPC

 

 

 

 

 

 

 

 

5/ Améliorer en permanence son savoir-faire : Un process rigoureux régi par des standards et pratiques professionnels précis (intégrant le standard ISO 22 222 du «Conseil en Gestion de Patrimoine»)

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie des Certified Financial Planners qui, depuis 30 ans, définissent, organisent et auto-réglementent la profession de « CGP » (non réglementée par les autorités centrales dans la quasi-totalité du Monde)

 

 

 

 

 

 

 

 

Reconnaissance, échanges et réciprocité dans un réseau mondial de
100 000 certifiés dans 20 pays d'Europe, d'Amérique et d'Asie (FPSB)

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie que le conseiller appartient à l'élite internationale de la profession, au service de la qualité et de la protection des épargnants

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'heure où le besoin de conseil en gestion de patrimoine augmente partout dans le monde,au delà des organisations nationales actuelles énumérées ci-dessous, des organisations demandent à devenir membres du Conseil international FPSB en Europe (Grèce, Pays Bas, Roumanie, Pologne, Hongrie .......), en Asie, aux Moyen Orient et Amérique du Sud recherchant dans la certification CFP les fondements du professionnalisme.

CFP représente la marque d'excellence reconnue mondialement et seule cette certification leur apporte l'expertise, la reconnaissance et l'expérience de 105 000 professionnels certifiés.

CFP Board of Standards

Certified Financial Planners Board of Standards, inc.

1670 Broadway, Suite 600
Denver, CO 80202-4809
P: 303-830-7500
F: 303-860-7388
mail@CFP-Board.org
www.cfp.net

 

 

 

 

 

 

 

 

Membres Associés de FPSB

Belgique

Association Belge des Conseillers en Planification Globale de Patrimoine
c/o MeesPierson, Fortis Private Banking
Avenue de Tervuren 270
B-1150 Brussels, +32 2 565 92 24
+32 2 565 92 02
gerald.callebaut@be.meespierson.com 
 

 

 

 

 

Bermudes Financial Planning Association Bermuda
P.O. Box HM 435
Hamilton, Bermuda +1 (441) 295-1330
+1 (441) 292-9471
info@fpab.bm
www.fpab.bm

Membres de FPSB Afrique du Sud, Financial Planning Institute of South Africa
Palms Office Court, Ground Floor West Wing
Kudu Street
Allens Nek Extension 27, +27-11-475-1149
+27-11-475-1158
administrator@fpimail.co.za
www.fpi.co.za

 

 

Allemagne Deutscher Verband Financial Planners e. V.
Escherscheimer Landstrasse 18
Frankfurt am Main, Germany D-60322
+49 69 9055-0866
+49 69 9055-0870
info@devfp.de
www.devfp.de

Australie Financial Planning Association of Australia Limited
PO Box 234, Collins Street West,
Melbourne, VIC 8007
+61 3 9614 2289
+61 3 9614 1912
fpa@fpa.asn.au
www.fpa.asn.au

Autriche Austrian Financial Planners
Osterreichischer Verband
Eβlinggasse 17/5, 1010 Wien
+431-533-5050
+431-531-27 247
afp@bwg.at

Brésil Brazilian Institute for the Certification of Financial Planners
Alameda Gabriel Monteiro da Silva, 1310, cj. 11
São Paulo, Brasil 01442-000
+55 11 3049 3462
+55 11 3049 3455
ibcpf@ibcpf.org.br
www.ibcpf.org.br

  

Canada

Financial Planners Standards Council
505 University Avenue
Suite 1600
Toronto, Ontario M5G 1X3
+1.800.305.9886
+1.416-593-8587
+1.416-593-6903
inform@cfp-ca.org
www.cfp-ca.org

Chine  

Financial Planning Standards Council of China
Room 605, office building N°43
Chengfu Rd, Haidan District
Beijing PR
Tel : 86 10 82 865  108
feg.liu@fpcc.cn
www.fpscc.cn

Corée du Sud

Korea Financial Planner Association
17th FL. Seongji Bldg.
Dowha 2-dong Mapo-gu
Seoul 121-743
Korea
Phone : +82 2 3276 7601~9
Fax : +82 2 3276 7620
sungrim@fpkorea.com
www.FPKorea.com

Hong Kong

Institute of Financial Planners of Hong Kong
Room 1705, China Insurance Group Building
141 Des Voeux Road Central
Hong Kong +852.2973-6767
+852.2973-6727
info@ifphk.org
www.ifphk.org

 IndeAssociation of Financial Planners
9th Floor, Tolostoy House
Tolstoy Marg
New Delhi 110001
info@afpindia.org
www.afpindia.org

Indonésie  

 

 

FPSB INDONESIA
Drs Frank R. van Lerven
Kuningan Apartments
311, Jl.Setiabudi Utara, Jakarta 12920
Tel : 62 818 898 418
fvanler@atttglobal.net 
 

 

Japon  

Japan Association for Financial Planners
PO Box 689
Indian Hills, Colorado 80454
303 697 6356
303 697 3924
suzue@jafp.or.jp
http://www.jafp.or.jp/english/index.html

Malaisie 

Financial Planning Association Malaysia
Lot 16-02, 16th Floor, Block B, Wisma Semantan
No 12, Jalan Gelenggang
Bukit Damansara, Kuala Lumpur 50490
+ 603- 2095 7713
+ 603- 2095 7719
lee@fpam.org.my
www.fpam.org.my

Nouvelle-Zélande

Financial Planning and Insurance Advisers Association
Level 8, Leaders Building
Brandon Street
P O Box 5513, Wellington +64 4 499 8062
+64 4 499 8064
info@fpia.org.nz
www.fpia.org.nz

Royaumes Unis

Institute of Financial Planning United Kingdom
Whitefriars Centre Lewins Mead
Bristol, United Kingdom BS1 2NT
+44-117 945 2470
+44-117-9329 2214
enquiries@financialplanning.org.uk
www.financialplanning.org.uk

Singapour

Financial Planning Association Singapore
62A Tras Street
Singapore 079001
+65.3721030
+65.3721031
fpas@fpas.org.sg
www.fpas.org.sg

Suisse

Swiss Financial Planners Organization
Münzgraben 6
Bern, Switzerland 3011
+41 31 326 2730
+41 31 326 2731
info@sfpo.ch
www.sfpo.ch

Taiwan

Finanncial Planning Association of Taiwan (FPAT)
fpat@fpat.org.tw
www.fpat.org.tw
 

Créée à l'initiative de CGPC afin de permettre à ses membres de se conformer aux dispositions issues de loi de sécurité financière concernant l'activité de conseil en investissements financiers, CIF CGPC a obtenu, le 21 février 2006, l'agrément de l'Autorité des Marchés Financiers pour assurer la représentation et la défense des intérêts des Conseillers en  Investissements Financiers (CIF).
 
CIF CGPC est également ouverte à tous les professionnels indépendants souhaitant s'engager dans la certification afin d'apporter à leurs clients les meilleures garanties de compétence, d'éthique et de professionnalisme, au-delà des obligations règlementaires liées au statut de CIF.
 
Elle peut s'appuyer pour cela sur l'expérience et le savoir-faire de la CGPC, membre de l'organisation internationale des Financial Planners (FPSB) dont l'antériorité et l'expérience au travers de plus de 100.000 certifiés dans le monde sont uniques.
 
Pour tout renseignement, merci de contacter CIF CGPC :
CIF CGPC
5 rue Tronchet
75008 Paris
Tél. : 01 40 06 08 08
info@cif-cgpc.net 
 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 21:10


 

Pour sa campagne internationale, le distributeur de boissons alcoolisées Maxxium n'a pas hésité à sous-segmenter la population gay en fonction des styles de vie qui la composent

 

ENQUÊTE

 

Marketing gay : la fin d'un mirage ?

 

Cantonnées au stéréotype du gay fêtard, branché et dépensier, les marques oublient que la diversité de cette population constitue autant de cibles potentielles envers lesquelles elles pourraient communiquer de façon différenciée.

 

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, la population gay, forte d'une nouvelle visibilité, intéresse les marques. L'année 2003 a marqué une nette inflation du traitement de l'homosexualité à la télévision. Selon une étude du site media-g.net, observatoire du traitement de l'homosexualité dans les médias, on recense ainsi 764 émissions abordant ce thème à la télévision française en 2003, dont 241 sur les chaînes hertziennes. Les émissions comme La Nuit gay de Canal + ou les soirées Follement gay sur M6 sont au goût du jour. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a récemment donné son feu vert à Pink TV, première chaîne gay de l'Hexagone, qui commencera à émettre en avril. Le marketing gay à l'américaine va-t-il débarquer de ce côté-ci de l'Atlantique ? Aux États-Unis, on estime aujourd'hui à 200 millions de dollars la somme dépensée chaque année en achat d'espace par les annonceurs dans les médias gays et on dénombre une petite trentaine d'agences de communication spécialisées sur cette cible.

En France, le marché du conseil en marketing gay n'en est qu'à ses premiers pas. Depuis que cette population a été estampillée « prescriptrice de tendances », les marques lui font certes les yeux doux, mais restent prudentes. Le marketing gay en France se réduit le plus souvent à de la communication « gay friendly » (par exemple la campagne Minute Maid façon Village People) ou à des plans médias sans visuel ad hoc, telle la publicité Ted Lapidus dans Têtu montrant un couple... hétérosexuel. Les marques s'essaient parfois au « crypto-gay », via des allusions difficilement perceptibles par les non-initiés. D'autres annonceurs ciblent les « métrosexuels », jeunes hétérosexuels urbains branchés qui adoptent les codes vestimentaires et cosmétiques attribués aux gays. C'est en jouant sur cette tendance, par exemple, que Jean-Paul Gaultier a lancé sa ligne de soins de beauté pour homme « Tout beau tout propre ».

Mais le marketing gay reste à ce jour un marketing a minima. Certes, on peut se demander à quoi pourraient ressembler un yaourt ou une pizza gays... Il existe bien quelques offres, principalement dans le secteur des assurances et du tourisme. Des sociétés comme Attitude Travel, le BHV ou la SNCF ont développé des offres à tarif réduit pour couples pacsés. Citégay propose des assurances personnalisées et la chaîne d'hôtels haut de gamme Guest House Gay va prochainement ouvrir un établissement à Paris. Toutefois, les marques semblent surtout motivées par cette cible pour son côté prescripteur, et réduisent souvent l'image du gay à celle de l'« early adopter » au fort pouvoir d'achat.

Or, « les gays sont tout sauf un segment homogène, explique Gauthier Boche, consultant chez HighCo Institute et auteur de l'article « Publicité » dans le Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes (ouvrage dirigé par Didier Éribon, Larousse, 48 euros). Célibataires ou en couple, "milieu" [gay] ou non [hors milieu], il y aurait presque autant d'homosexualités qu'il y a d'homosexuels. » Philippe Karadayan, directeur de l'agence de rencontres Twogayther, renchérit : « La construction du stéréotype gay est rassurante pour le grand public et les annonceurs, elle permet de donner une image positive des gays. » Né de l'hypersegmentation, le marketing gay en France est curieusement non segmenté.


Un profil plutôt flou


L'obstacle majeur à une meilleure connaissance du marché gay reste le manque de données fiables. Pourtant, les statistiques abondent. On en vient même à créer de nouvelles typologies en forme de sociostyles. La société Online Partners, l'éditeur du site gay.com, distingue ainsi différents « profils » de gays, du « militant » au « libéré ». Mais quel crédit peut-on accorder aux études sur le sujet, sachant que la législation interdit en France comme aux États-Unis de mener des enquêtes sur la population à partir de l'orientation sexuelle ? Du coup, un biais important préside à la mise en oeuvre de toute étude sur cette population : l'échantillon « s'autoconstitue » à partir du lectorat des magazines ou des sites gays via lesquels sont menées les enquêtes. Les chiffres et statistiques disponibles varient du simple au double : on peut lire que la population gay et lesbienne représente au choix 4 %, 5 %, 6 %, 10 % ou 15 % de la population française et qu'elle serait constituée d'hommes à 85 %. Un chiffre étonnant au regard de la supériorité numérique des femmes dans la population totale. Le revenu annuel des couples gays serait supérieur à la moyenne nationale de 16 %, 30 % ou 41 %, là encore selon les sources... et le marché gay s'élèverait à 2 ou 3 milliards d'euros, un chiffre alléchant mais invérifiable.

Pourtant, de jeunes sociétés de conseil en marketing gay, comme Novencio - qui travaille en partenariat avec BDDP & Fils - affirment que « le marché gay est en passe de devenir très concurrentiel ». Un secteur sur lequel mise aussi Community Impact, agence spécialisée en marketing identitaire sur les cibles gay, ethnique, senior et solo ! Si, comme le prévoient ces nouvelles structures, le marketing gay se segmente enfin, « Dink » (Double income no kids - double revenu sans enfant) devrait cesser d'être la seule expression qui qualifie cette cible. C'est en tout cas l'idée que développe avec humour l'agence Red Boots dans la prochaine campagne européenne de Mastercard, avec le slogan : « Double Income, No Kids... Not yet ! » (« Double revenu pas d'enfant... enfin, pas encore ! »). Frédérick Boutry, fondateur de Red Boots et également créateur du magazine Gus, lancé récemment sur le marché français, énonce clairement une politique de ciblage des « gays CSP + », sans pour autant tenter de justifier le positionnement « style de vie » de ce magazine par des discours humanistes ou militants.


Des codes à connaître


« Il serait présomptueux de parler d'une seule grande communauté. Les gays CSP + ne représentent pas une majorité, mais sont de réels prescripteurs de tendances. »
Pour Frédérick Boutry, l'avenir est au marketing communautaire, car si une partie de la cible peut reproduire les schémas de consommation des « early adopters », les gays et lesbiennes s'inscrivent dans des styles de vie variés, à l'image de ceux représentés dans la campagne internationale pour le distributeur de boissons alcoolisées Maxxium. D'où la nécessité d'une hypersegmentation, afin de communiquer d'une façon pertinente car différenciée. Pour ce faire, il incite ses annonceurs à adapter leur communication au support et à la cible en développant pour eux des campagnes ad hoc. Selon François Sallard, directeur associé de BDDP & Fils, « la cible gay se situe à un point de connexion entre " segment " et " opinion ". Pour la toucher, il faut avoir les codes, les clés d'entrée, trouver les bons mots et les bons visuels. » C'est tout le défi que doivent relever les candidats au marketing gay.

STÉPHANIE KUNERT ET VALÉRIE MITTEAUX

 

De la transgression à l'opportunisme

 

Gauthier Boche, consultant chez HighCo Institute, détaille son analyse de la population gay et lesbienne en France.

« Il y a au moins deux types de communautés. Les communautés "d'être" et les communautés "de pratique" ou "d'usage". Être gay implique une identité sociale et intime autrement plus forte que d'être amateur de sports de glisse. D'autre part, ces communautés sont aussi des minorités sociales. Il ne faut pas perdre de vue que la " communauté gay ", avant d'être une cible marketing, était une cible politique. Comme toute communauté, elle a vécu et vit parfois encore la stigmatisation, le rejet et des formes de violences physiques ou symboliques. C'est en ce sens qu'il faut être très prudent dans les messages émis. En fait, nous sommes passés d'un marketing de la transgression à un marketing de l'opportunité : l'Euro-pride 1997 à Paris, sponsorisée par nombre de grandes marques, semble avoir été le véritable point de départ d'un " marketing gay ". À cette époque, les annonceurs qui ont participé à cet événement (RATP, SNCF, etc.) prenaient dès lors un caractère quelque peu transgressif. Aujourd'hui, à l'aune de l'assimilation des homosexuels dans le corps social, une pratique marketing mal préparée peut paraître comme rapidement opportuniste. Surtout de la part d'une marque peu présente au moment des luttes homosexuelles. »

 

© Copyright Stratégies 2006

 

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