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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 10 2006 11:50

sixpacks0219.jpgActions, or, pétrole... Les choix des gourous en 2007 

 

Avant leur grand-messe annuelle à La Nouvelle-Orléans, les gourous les plus réputés de la planète Bourse livrent en exclusivité à La VF leurs idées d'investissement et avouent une nette préférence pour les grandes capitalisations américaines, les valeurs minières et pétrolières, ainsi que pour les marchés émergents asiatiques. 

 

Actions, or, pétrole... Les choix des gourous

Ils se prénomment Jim, Stephen, William ou Alexander. Leurs noms sonnent comme ceux des héros de western. Ils affichent souvent des idées diamétralement opposées, mais ce qui les réunit avant tout est le goût du risque. Et de la performance. Chaque année, ils se retrouvent à La Nouvelle-Orléans pour confronter leurs points de vue lors d'un colloque très suivi. Ils ? Les gourous américains. Ni visionnaires, ni marabouts, ce sont des financiers avertis, souvent transfuges de grandes banques ou de bureaux d'analyse qui ont fondé leur propre société de gestion. 

 

Ils se distinguent nettement des gestionnaires de fonds traditionnels - collés à leurs benchmarks, leurs indices de référence - par leurs paris très tranchés. Pour cette nouvelle édition (celle de 2005 avait été annulée en raison du cyclone Katrina), l'ambiance devrait être festive. Car, en dépit des relèvements successifs des taux d'intérêt décidés par la Réserve fédérale, l'indice Dow Jones flirte avec ses meilleurs niveaux historiques. Les gourous ne parlent plus de terrorisme, de guerre en Irak, de menace nucléaire ou de déficits structurels, mais d'opportunités pour 2007. Avant cette grand-messe annuelle, nous avons donc demandé aux gestionnaires les plus avisés de nous livrer en exclusivité leurs thèmes d'investissement. 

 

Les groupes pétroliers : de vraies valeurs de croissance

Tim Guinness Depuis 1998, année où il a repris les commandes d'un fonds, alors que le baril valait seulement 12 dollars, Tim Guinness est sans conteste le meilleur gestionnaire au monde pour les valeurs pétrolières. Au cours des cinq dernières années, son fonds, Investec Global Strategy Fund, a gagné 248,6 %, contre 145,9 % pour l'indice de référence. Il nous livre sa vision du monde pétrolier et ses préférences, tous pays confondus, pour en profiter. 

 

Les prix du brut ont fortement reflué. Etes-vous toujours haussier ?

Les prix du pétrole viennent en effet de subir une forte correction. Il est fort probable que celle-ci soit désormais terminée. Les positions spéculatives à la hausse, prises notamment par les hedge funds, ont été liquidées. Les tensions au Moyen-Orient et en Asie se sont atténuées et la saison des cyclones a été calme. Au cours de la plus grande partie des cent dix années de l'histoire du pétrole, les prix ont été régulés par des cartels. Au commencement, on trouvait la Standard Oil de Rockefeller ; aujourd'hui, c'est l'Opep qui tient ce rôle.

 

Les dernières déclarations du ministre saoudien du Pétrole et des Ressources minières, Ali Bin Ibrahim Al-Nouaimi, montrent bien que ce cartel ne souhaite pas voir le prix de l'or noir descendre au-dessous de 50 dollars. Les stocks sont loin d'être pléthoriques. La demande actuelle, stimulée par la croissance asiatique, continuera à augmenter et absorbera la hausse prévue de la production mondiale. A terme, un problème se posera, car la production sera insuffisante pour assouvir une demande sans cesse croissante. D'ici dix ans, le baril pourrait donc franchir la barre symbolique des 100 dollars. 

 

Les groupes pétroliers disposent-ils donc, à vos yeux, d'un beau potentiel ? 

L'évaluation actuelle des actions pétrolières reflète un prix du baril à long terme bien en deçà de 50 dollars. Les investisseurs ne comprennent pas que les valeurs pétrolières ne doivent plus être considérées comme des valeurs cycliques mais comme des valeurs de croissance qui verront leurs bénéfices augmenter, en moyenne, de 5 à 10 % par an. Leurs profits devraient donc doubler à terme et les PER augmenter facilement de 50 %. Elles affichent donc cette faculté de tripler leur capitalisation à partir des cours actuels. 

 

Dans quelles directions se portent vos investissements

Comme nous évoluons dans un marché haussier à long terme, il faut rechercher des sociétés qui détiennent des champs dont la durée de vie est longue et dont les coûts de production sont élevés. La combinaison gagnante : la sécurité via de belles réserves et un fort effet de levier en cas de hausse des prix du baril. Important, les sables bitumineux canadiens sont à privilégier pour leurs réserves considérables. La blue chip du secteur : Canadian Oil Sands Trust (COS-TO) produit déjà, contrairement à Opti Canada (OPC-TO), que je recommande aussi mais qui n'entrera en production que dans dix-huit mois. A titre spéculatif, l'action Synenco Energy (SYN-TO) peut être acquise pour la faible capitalisation de ses réserves (moins de 1 dollar par baril en terre), mais sa production ne pourra pas débuter avant 2010 ou 2011 ! 

 

Existe-t-il d'autres opportunités ?Certains producteurs occidentaux comme Anadarko Petroleum (APC) et Apache (APA) peuvent être achetés aux cours actuels car leur multiple ne ressort qu'à 7 fois les bénéfices estimés pour 2007. Je viens d'acquérir Pioneer National Resources (PXD) car le gaz en terre se paie moins cher que la moyenne du secteur. Petrobras constitue également une très belle valeur. Ce groupe est en position de monopole sur un des rares grands bassins mondiaux, qui verra sa production progresser. Total est une valeur sûre, avec de belles réserves et un excellent management. Mais Exxon est trop cher à mes yeux. En revanche, les valeurs de charbon m'intéressent car leurs cours viennent de baisser fortement. Je viens d'acheter Peabody Energy (BTU), qui est coté à 42 dollars, contre 74 dollars en mai dernier. Si vous êtes haussier sur le pétrole, achetez du charbon 

 

Privilégiez les valeurs de croissance aux Etats-Unis 

Alexander Farman-Farmaian

En janvier 2006, Alexander Farman-Farmaian a rejoint la société de gestion américaine Edgewood Management LLC. Son renom, il le doit à sa gestion, durant dix-neuf ans, de l'un des meilleurs fonds américains de valeurs de croissance, WP Stewart. Si l'AMF donne son agrément, il devrait gérer bientôt une sicav pour HSBC Private Bank France, à Paris. 

 

Quel regard portez-vous sur le marché ?

Le marché a craint un ralentissement important de l'économie américaine. Mais la baisse des taux d'intérêt et du risque inflationniste laisse espérer un atterrissage en douceur avec, à terme, une réaccélération de la croissance. Tout cela est favorable aux actions américaines. Une rotation sectorielle se déroule sous nos yeux. Mais les petites capitalisations, qui ont fait mieux que le marché, doivent être évitées. Un ralentissement économique n'est pas favorable à ces sociétés très sensibles à la conjoncture. D'ailleurs, leurs bonnes performances relatives depuis trois ans et demi ont provoqué un engouement excessif de la part des hedge funds. 

 

Vers quelle destination ces flux de capitaux vont-ils se reporter ?

Vers les grandes capitalisations, notamment les valeurs de croissance. Dans une économie en ralentissement, les sociétés qui ont une dynamique propre s'en tireront mieux. Nous allons assister à une revalorisation de leur multiple. Apple Computer (AAPL) a ainsi vu son cours monter grâce au succès mondial de ses iPod. Les relais de croissance proviendront du marché des ordinateurs, où la société réalise de meilleurs résultats que ses concurrents. Ses nouveaux produits sont performants et bénéficient du marché des applications Windows. L'action ne se paie que 20 fois les bénéfices, pour une croissance de 20 à 25 %. De même, l'action Google (GOOG) reste intéressante. C'est une société agressive, à fort taux de croissance, qui bénéficiera d'une augmentation de ses revenus publicitaires par le développement de liens avec les programmes de télévision. 

 

Qu'existe-t-il en dehors de ces valeurs emblématiques ?

Si vous n'avez pas peur du risque terroriste, achetez Marriott Hotels (MAR). L'action se vend 22 fois les bénéfices estimés 2007 et 17 fois ceux qui sont prévus pour 2008. Je suis président du Princeton Club, qui possède un petit hôtel à New York, et je vous assure que ce secteur tourne à pleine capacité (entre 85 et 90 %). D'ailleurs, le prix des chambres a été revu à la hausse. Comme il y a peu de nouvelles constructions, il faudra utiliser son BlackBerry bien à l'avance pour prévoir ses déplacements ! 

 

La biotechnologie n'est pas non plus à délaisser, à l'image de Gilead Sciences (GILD). Je n'ai jamais vu une société plus rentable : 800 millions de dollars de bénéfice net, pour un chiffre d'affaires de 2 milliards ! Sa croissance est assurée par des redevances importantes provenant du Tamiflu, l'antiviral de la grippe aviaire conçu par Roche. Ses produits sont innovants dans les thérapeutiques antivirales avancées, notamment dans le domaine du sida, mais aussi dans les antibactériens. A titre spéculatif, on peut s'intéresser aussi à la nouvelle société de Marc Andreessen, fondateur de Netscape, à savoir Opsware Inc. (OPSW). Celle-ci développe des programmes permettant de gérer plus efficacement des parcs d'ordinateurs. L'économie de temps serait considérable. La croissance à long terme devrait être de 30 à 35 % par an. Mais attention, la société est déjà chère, avec un PER au-delà de 60 ! 

 

Pas de bulle sur les matières premières

Jim Rogers

Jim Rogers est, avec George Soros, le créateur du célèbre Quantum Fund. En 1998, il s'est à nouveau rendu célèbre en lançant, peu de temps avant le début du cycle de hausse, un indice relatif aux matières premières. Depuis 2001, après un quasi-doublement des cours de l'indice CRB, certains assurent que le marché est aujourd'hui entré dans un cycle baissier. « Pas du tout, rétorque Jim Rogers, le boom le plus court de l'histoire des matières premières débuta en 1966 et ne dura que... quinze ans. Et le cycle le plus long s'étala sur vingt-trois ans. Nous ne sommes que dans la septième année du cycle actuel. » Et de préciser : « Dans tous les grands marchés haussiers, il y a des corrections qui peuvent être brutales. Après les baisses récentes dans les secteurs de l'énergie, des faiblesses relatives au prix du cuivre et du zinc pourraient survenir. Pour gagner de l'argent, bien suivre ces marchés et les acheter au cours des fortes corrections est l'idée maîtresse à suivre. » Cet ancien hedge fund manager réfute l'idée, assez répandue, qu'une bulle serait en formation dans ce secteur. Pour preuve, « il existe 50 000 fonds, mais pas plus de 50 sont investis dans les matières premières. Son conseil : s'intéresser aux matières premières agricoles, qui, dans l'ensemble, sont très bon marché. Même le blé et le maïs, dont les cours viennent de monter récemment, sont encore très loin de leur plus haut. 

 

Les marchés asiatiques émettent des signaux positifs

David Fuller

Stratège de Stockcube.com, un service indépendant d'informations financières sur le Net (www.stockcube.com), David Fuller analyse pour ses abonnés, dans Fullermoney, les Bourses internationales, les monnaies et les matières premières. Un commentaire gratuit (« Comment of the Day ») est également disponible chaque jour sur www.fullermoney.com 

 

Depuis vingt et un ans, David Fuller a développé un style d'analyse technique qui se concentre surtout sur une analyse behavioriste des marchés. Etabli en Grande-Bretagne, il a aussi formé toute une génération d'analystes techniques. Ses choix sont toujours suivis avec intérêt. 

 

Serions-nous toujours, selon vous, dans un marché haussier ? 

Oui, la majorité des marchés établit de nouveaux records et les tendances sont régulières. Le plus important pour moi est que la panique observée en mai-juin a purgé les marchés. Ceux-ci se trouvent aujourd'hui dans des conditions techniques bien meilleures qu'en début d'année, après trois ans de hausse quasi continue. 2007 sera d'ailleurs la troisième année du cycle électoral américain, année traditionnellement la meilleure. De plus, la baisse du pétrole, cette matière première essentielle pour la croissance, soutiendra cette tendance positive. Et bien que les valorisations ne soient pas données, elles restent raisonnables compte tenu des taux d'intérêt historiquement bas. 

 

Une petite faiblesse de la monnaie américaine serait probablement interprétée de façon positive ; en revanche, une baisse brutale de même qu'une forte remontée des taux pourraient remettre en question mon scénario optimiste.

Les marchés émergents vous inspirent-ils ?Absolument, et en particulier ceux d'Asie. Nous assistons pour la première fois dans l'histoire de l'humanité à la création d'une gigantesque nouvelle classe moyenne. Imaginez : 1 milliard de personnes vont se mettre à consommer, à acheter des voitures, à construire des maisons, sans oublier la réalisation d'immenses infrastructures modernes. Il faut donc investir à long terme dans des fonds asiatiques comme Aberdeen New Dawn Fund, mais aussi dans des sicav bien établies sur le marché indien, comme JP Morgan India Fund (JII). A long terme, les actions indiennes devraient faire encore mieux que les actions chinoises, car l'Inde, pays dans lequel la langue anglaise se parle beaucoup, possède des atouts incontestables dans les domaines de l'informatique et de la santé, sans compter le potentiel de développement des infrastructures et des industries manufacturières. Quant à la Chine, je ne vois pas de problèmes d'ici aux Jeux olympiques de 2008. J'ai acheté le fonds Atlantis China Fortune Fund pour la qualité du gérant, qui connaît bien les valeurs locales chinoises, ce qui est assez rare. N'oublions pas non plus le Vietnam, qui, au classement de la plus forte croissance en Asie, se situe à la deuxième place. Pour cette région, je conseille Dragon Capital Management, qui possède un fonds spécialisé  

 

 

 

Des fonds pleins de promesses

Daniel Pinto

Ce gérant vedette oeuvre pour le compte de Stanhope Capital (45 milliards de dollars d'encours), lié à la firme américaine Bessemer Trust, qui gère la fortune de grandes familles françaises, belges, autrichiennes et britanniques. Dans cette société où le compte moyen s'élève à 50 millions d'euros, on travaille avec les meilleurs fonds de la planète. Daniel Pinto nous en cite quelques-uns auxquels il a accordé sa confiance.

L'exigence de vos clients « très haut de gamme » doit-elle vous forcer à être créatif ?  

 

Nous essayons d'anticiper de nouvelles tendances. Par exemple, nous avons constaté que des masses importantes de capitaux ont été confiées à des fonds qui investissent dans des sociétés non cotées. Ainsi, selon Private Equity Intelligence, entre 600 et 800 milliards de dollars seraient à la recherche d'idées de placement. Sachant que ces fonds utilisent des effets de levier qui varient entre 2 et 3, l'ensemble des capitaux disponibles est probablement de l'ordre de 2 000 milliards ! Devant le peu de possibilités qu'offre le non-coté, nous nous sommes dit que ces fonds tenteraient de prendre le contrôle de sociétés cotées. Nous avons donc recherché les gérants qui auraient cette capacité à identifier ces futures cibles. Pour en profiter, nous avons investi dans le fonds Audley Capital, dirigé par Julian Treger. C'est une légende dans le monde des gestionnaires qui se disent être activistes. Deux autres fonds nous semblent intéressants : Knight Vinke, à la tête duquel se trouve le célèbre Eric Knight, connu en France pour son activisme dans le dossier Suez, et Cycladic, géré par Dimitri Goulandris, qui travaille avec le groupe Jacob Rothschild à Londres. 

 

Y a-t-il d'autres pistes de réflexion ?

En Bourse, le marché américain pourrait dégager une meilleure performance que les Bourses de la vieille Europe. A cela, trois raisons principales : le dollar est faible, ce qui favorise les exportations. Si celui-ci reprend un peu de hauteur, cela favorisera tout type d'investissement à New York. De plus, les marchés affichent en général de bonnes performances même lorsque la croissance ralentit, ce qui semble être le cas. Enfin, les évaluations des grandes sociétés de type value semblent intéressantes. Dans ce cadre, nous avons investi dans le fonds Oldfield Partners qui, géré par Richard Oldfield, a réalisé d'excellentes performances, avec un gain de 251 % depuis le 1er janvier 1997, contre 82,6 % pour son indice de référence. Des blue chips comme Wal-Mart (WMT) ou Microsoft (MSTF) me semblent également intéressantes. 

 

Et qu'en est-il des marchés émergents ?

Les marchés émergents suscitent toujours notre intérêt, surtout ceux d'Asie. La croissance économique est impressionnante, les tendances démographiques sont excellentes et les évaluations raisonnables. Pour 2006, l'indice MSCI Asie (hors Japon) affiche un multiple de 15 et un rendement de 3 %. Pour en profiter, nous avons investi dans le fonds Veritas. Le gestionnaire est un stock-picker compétent, mais il est également très proche de la réalité du marché. 

 

L'or reste une valeur sûre

David Baker et Trevor Steel 

David Baker et Trevor Steel (notre photo) ont été deux des principaux gestionnaires du célèbre fonds Merrill Lynch Gold & General avant de se mettre à leur compte pour créer Baker Steel. Leurs qualités exceptionnelles de stock-pickers ont permis à leur fonds Genius Dynamic Gold Fund de progresser de 256 % depuis sa création. Frank Holmes, considéré comme l'un des meilleurs gestionnaires « or » du monde, dirige, lui, la société de gestion US Global Investors et gère le fonds World Precious Minerals, classé premier sur un, trois et cinq ans par Standard & Poor's. Il vient de publier un tableau mettant en évidence la configuration inhabituelle dans laquelle les six principaux facteurs qui influencent l'or pointent dans la même direction : la hausse. La peur d'un ralentissement économique maintient des taux d'intérêt réels négatifs. Il n'est donc pas trop coûteux de détenir de l'or. La manne pétrolière profite aux intérêts du Moyen-Orient, qui investissent traditionnellement dans le métal jaune. Les excédents chinois conduiront cette grande nation à augmenter ses réserves d'or. Les déficits américains, entretenus par des guerres coûteuses, affaibliront le dollar. Et, du côté de la demande, la faiblesse des cours de l'or dans les années 1990 n'a pas permis de développer assez de nouvelles mines. Enfin, le niveau des taux décourage les producteurs de vendre leurs produits à terme, ce qui réduit encore l'offre de métal. S'agissant des mines d'or, les modèles d'évaluation de Baker Steel montrent que celles-ci n'ont jamais été autant sous-évaluées par rapport à l'or physique. Trevor Steel précise : « Historiquement, les mines évoluent entre une décote de 5 % et une prime de 60 %. Or, aujourd'hui, elles se trouvent sans surcote, ce qui est tout à fait inhabituel. » Newcrest Mining (NCM) offre la plus importante décote (52 %). Mais Trevor Steel ajoute : « Sa production par action a augmenté de 56 % depuis 2002, ce qui m'impressionne le plus, alors que celle de l'ensemble des compagnies a baissé de 9 %. » Il affirme qu'il vaut mieux détenir l'or sous forme d'ETF que d'acquérir les grandes sociétés comme Newmont et Barrick car elles ne présentent pas de décote. Néanmoins, Trevor Steel préfère Goldcorp, qui a beaucoup baissé. Mieux, il recommande d'acheter, pour son effet de levier, DRD Gold (DROOY), qui devrait renouer avec les bénéfices grâce à la baisse du rand. Enfin, il vient de renforcer ses positions sur Rio Tinto et BHP Billiton, car ces belles mines diversifiées affichent des multiples de 6, contre une moyenne historique de 18. 

 

L'énergie en vedette et le gaz en particulier

William BrowdeR

Interdit de séjour en Russie pour avoir dénoncé certaines pratiques des oligarques proches du Kremlin, cet homme courageux gère avec un immense talent le plus grand fonds investi en actions russes. Pour preuve, 1 000 dollars placés dans Hermitage en 1996 valent aujourd'hui la bagatelle de 23 000 dollars ! Une performance exceptionnelle, qui le place parmi les meilleurs gérants au monde. Très difficile à joindre, il nous a tout de même livré quelques réflexions. 

 

Quel regard portez-vous désormais sur la Russie ?

Le président Vladimir Poutine a apporté à la Russie à la fois stabilité et croissance. Il saura assurer en douceur sa succession en 2008, année de l'élection présidentielle. Dans le même temps, la flambée des prix de l'énergie a fait passer la Russie d'une situation de pauvreté à celle - toute relative - de richesse. Les prix des biens, produits et services que les Russes convoitent vont donc monter en conséquence, à l'instar de toute économie qui se développe. 

 

Y compris le prix... des actions ?

Absolument. Et, dans cette perspective, mon secteur favori est sans aucun doute l'énergie. En effet, si le prix du baril peut toujours accuser une baisse à court terme pour des raisons diverses, ce sera pour favoriser un rebond encore plus important et plus durable... D'ailleurs, même un prix du baril à 45 dollars continuerait à constituer une manne pour le Kremlin ! 

 

Les producteurs d'énergie sont donc vos valeurs favorites...

La population russe achète son gaz avec un rabais de 80 % par rapport aux prix pratiqués en Europe. Pour limiter le gaspillage et éviter une pénurie cet hiver, le prix du gaz domestique devra ainsi être revu à la hausse. Gazprom, plus grande société gazière au monde (cotée en Russie, à Londres et à New York), sera l'une des principales bénéficiaires. L'action Lukoil (LUKOY) devrait également s'apprécier, car le marché ne tient absolument pas compte du fait que le gaz représente pas moins de 25 % de ses réserves ! 

 

Source : Site de conseils boursiers 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 10 2006 07:35

atthepool0308.jpgImpôts 2007 : c'est déjà demain ! 
Les décisions fiscales à prendre avant le 31 décembre et ce qui vous attend après.

Les années... fiscales se suivent et ne se ressemblent pas ! Si les lois de Finances adoptées en fin d'année 2005 étaient particulièrement riches en nouvelles mesures concernant la fiscalité des particuliers, ce n'est pas le cas cette fois-ci. En attendant, les échéances électorales, qui devraient apporter, elles, leur lot habituel de mesures fiscales - favorables ou défavorables - pour les particuliers, c'est une période de consolidation ou, à tout le moins, de mise en oeuvre des mesures annoncées l'an dernier qui est entamée. Au-delà des deux dispositifs majeurs que sont la réforme de l'impôt sur le revenu et la mise en place du " bouclier fiscal ", quelques rappels s'imposent en cette fin d'année. Et puis, si la loi de Finances pour 2007 semble assez pauvre en mesures fiscales nouvelles intéressant les particuliers, l'actualité législative offre cependant quelque espoir de voir évoluer la fiscalité dans certains domaines. 

 

Nicole Goulard, avocate associée, et Xavier Rollet, avocat, tous les deux avocats fiscalistes chez Landwell & Associés, un des premiers cabinets d'avocats d'affaires en France, dressent la liste des points auxquels cadres et dirigeants doivent, dans ce contexte très particulier, apporter la plus grande attention d'ici au 31 décembre 2006. Dans leur intérêt... fiscal bien compris. 

 

RÉFORME DE L'IMPÔT SUR LE REVENU : PREMIERS EFFETS 

 

Tout d'abord, c'est la réforme de l'impôt sur le revenu et l'allégement des taux (taux marginal réduit à 40 %) qui vont révéler tous leurs effets sur les revenus perçus en 2006 et donc sur l'impôt acquitté en 2007. Afin de traduire cet allégement, il est déjà prévu une réduction des acomptes provisionnels d'impôt sur le revenu et des prélèvements mensuels. Cette réduction serait de 8 % mais serait plafonnée, ce qui signifie que le contribuable aura intérêt à estimer son impôt dès le début de l'année 2007, afin, le cas échéant, de réclamer une réduction complémentaire de ses acomptes ou des prélèvements mensuels. Ne sachant pas de quoi demain sera fait, on ne saurait trop suggérer d'en profiter. Attention cependant à ne pas se tromper dans ses calculs, seule une marge d'erreur de 10 % est acceptée sans pénalité !

 

La réforme s'est accompagnée d'une intégration, dans le nouveau barème, de l'abattement de 20 %, jusque-là applicable à certains revenus professionnels (dont les salaires). Cet abattement est, en effet, supprimé. En contrepartie, certaines catégories de revenus qui ne bénéficiaient pas de cet abattement vont se voir appliquer une majoration de base imposable de 25 % (par exemple pour les bénéfices commerciaux ou non commerciaux soumis à un régime réel d'imposition et en l'absence d'adhésion à un centre de gestion agréé). Des mesures de compensation sont également prévues pour les revenus fonciers avec, d'une part, une réduction du taux de l'abattement prévu pour le régime du micro-foncier (30 % au lieu de 40 %) et, d'autre part, une suppression de l'abattement forfaitaire (14 % en droit commun) pour les bailleurs relevant du régime réel d'imposition. Ces derniers disposent désormais de la possibilité de déduire de nouvelles catégories de frais réels (primes d'assurance, commissions des agences de location, etc.). A rappeler également que l'abattement applicable aux revenus distribués, notamment les dividendes, est réduit de 50 % à 40 %. Ces divers ajustements et mesures de compensation ne rendent pas le régime de l'impôt sur le revenu bien lisible, et la simplification souhaitée et affichée par le législateur n'est pas encore au rendez-vous ! 

 

" BOUCLIER FISCAL ", AN I 

C'est avec impatience également qu'est attendue la mise en oeuvre du " bouclier fiscal ". Les demandes de restitution de l'excédent d'impôt pourront être, en effet, déposées à compter du 1er janvier 2007 concernant les impôts acquittés en 2006. Il va être intéressant de voir les exigences que pourra poser l'administration afin d'accepter de rembourser les contribuables et de pouvoir mesurer ainsi l'efficacité du dispositif.

 

Il convient de rappeler que le bouclier fiscal prévoit de plafonner le montant des impôts directs à 60 % des revenus perçus l'année précédant celle du paiement des impôts. Les impôts pris en compte pour le calcul sont : l'impôt sur le revenu, l'impôt sur la fortune (ISF) et les impôts locaux dus au titre de la seule résidence principale (taxe foncière et taxe d'habitation). Il s'agit des seuls impôts acquittés en France et régulièrement déclarés, à l'exclusion des impôts payés à l'étranger et des compléments d'impôts réglés à la suite d'une procédure de rectification. Par ailleurs, les prélèvements " sociaux " additionnels (CSG, CRDS, prélèvement social et sa contribution additionnelle) ne sont pas pris en compte. La notion de revenus est quant à elle entendue de façon très large, puisqu'elle recouvre des revenus exonérés d'impôt sur le revenu (tels que les revenus des PEP, PEL et de l'assurance-vie en euros), les revenus exclus de l'assiette de calcul étant limitativement énumérés ; il s'agit principalement au-delà de certaines allocations et prestations familiales, des plus-values immobilières exonérées d'impôt sur le revenu, telles que celles réalisées au titre de la cession de la résidence principale et des plus-values sur cessions de valeurs mobilières lorsque le seuil des cessions n'excède pas 15.000 euros. 

 

Il faut rappeler que ce nouveau dispositif cohabite avec celui du plafonnement de l'ISF, dont les modalités diffèrent à la fois sur le taux et l'assiette de calcul. Le mécanisme du plafonnement de l'ISF est par ailleurs d'application immédiate pour le contribuable ; il ne nécessite pas d'avance de sa part, contrairement au dispositif du bouclier fiscal, qui repose sur un mécanisme de restitution. Le nouveau dispositif devrait permettre de corriger certains effets pervers du système dit du " plafonnement du plafonnement " de l'ISF. En tout cas, il est largement attendu sur ce terrain ! On ne peut que souhaiter désormais que ses modalités pratiques de mise en oeuvre soient suffisamment simples pour le contribuable afin qu'il puisse être pleinement opérationnel.

PRIMES D'EXPATRIATION (nouvel article 81 A II du CGI) : GARE AUX CHANGEMENTS 

Il faut rappeler que la loi de Finances rectificative pour 2005, à la suite d'un certain nombre de contentieux en la matière, avait apporté des modifications substantielles au dispositif des primes versées à partir du 1er janvier 2006 en imposant, d'une manière générale, des conditions plus restrictives qu'auparavant. Or, le nouveau dispositif, mis en place à compter du 1er janvier 2006, a été commenté par l'administration fiscale en avril 2006 (instruction du 6 avril 2006). En particulier, le nouveau régime prévoit dorénavant que :

 

- le séjour à l'étranger doit impliquer une présence à l'étranger d'au moins vingt-quatre heures ; 

- le montant de la prime journalière exonérée ne peut excéder 40 % de la rémunération journalière (1) ; 

- les primes versées bien que bénéficiant d'une exonération d'impôt sur le revenu doivent être prises en compte pour le calcul du taux effectif d'imposition du salarié ; 

- les mandataires sociaux dont la rémunération est imposée dans la catégorie des traitements et salaires mais qui ne sont liés à l'entreprise par aucun contrat de travail ne peuvent bénéficier de ce régime - cas des " purs " mandataires sociaux (2).

Ce nouveau régime étant applicable aux déplacements effectués à compter du 1er janvier 2006, il conviendra de s'assurer, d'ici au 31 décembre 2006, que toutes les modifications nécessaires ont bien été apportées au régime éventuellement mis en place antérieurement au sein de l'entreprise afin que les primes versées en 2006 remplissent bien l'ensemble des nouvelles conditions d'exonération fiscale pour leur bénéficiaire. Il faut noter que le système doit en principe être mis en place avant les déplacements à l'étranger : cependant, l'administration fiscale devrait admettre que, au titre de l'année 2006, une régularisation puisse être opérée en cours d'année, compte tenu de la date de publication de l'instruction fiscale.

 

Alors que de réels efforts ont été déployés en faveur de l'attractivité du territoire national, on peut remarquer que le législateur et l'administration fiscale sont venus réduire la portée d'un dispositif qui incitait, de manière réciproque, les entreprises françaises et leurs salariés à développer leur activité à l'international. C'est dommage

 

ÉPARGNE SALARIALE : UN GRAND PAS EN AVANT 

Le projet de loi pour le développement de la participation et de l'actionnariat salarié, voté en première lecture à l'Assemblée nationale, prévoit un ensemble de mesures destinées à renforcer l'efficacité des systèmes d'actionnariat salarié, et en particulier du régime, récent, des attributions gratuites d'actions. Ainsi, outre la possibilité offerte de loger les actions gratuites issues de plans destinés à l'ensemble des salariés de l'entreprise, sur un plan épargne entreprise (ce qui permettrait d'exonérer d'impôt sur le revenu les plus-values d'acquisition et de cession réalisées par les salariés), ce projet offre la possibilité aux sociétés de réduire ou de supprimer la période minimale de conservation des titres de deux ans. Cette obligation est effectivement aujourd'hui un obstacle à la mise en place, à l'international, de tels plans par les sociétés françaises, lorsque certains salariés bénéficiaires sont localisés hors de France.

 

Par ailleurs, selon ce même projet de loi, il serait institué un avantage fiscal spécifique, sous la forme d'un crédit d'impôt, pour les sociétés constituées en vue du rachat d'une entreprise et dont le capital serait détenu en partie par les salariés. Un tel dispositif, qui pourrait être applicable dès lors qu'au moins 15 salariés (pour les sociétés de plus de 50 salariés) participent au rachat, pourrait ainsi faciliter la transmission d'entreprise et l'intéressement des salariés dans les opérations de reprise de société.

 

SUCCESSIONS ET LIBÉRALITÉS : " RÉSIDUELLES " OU " GRADUELLES "  

La loi du 23 juin 2006 (no 2006-728) qui a réformé les successions et les libéralités a consacré, notamment, la possibilité d'effectuer des donations " résiduelles " et des donations " graduelles ". 

 

La donation dite " résiduelle " permet à une personne de consentir une donation à un premier bénéficiaire tout en prévoyant qu'au décès de ce premier bénéficiaire un second bénéficiaire recueillera ce qui subsistera éventuellement de cette donation. La donation dite " graduelle " comporte, quant à elle, l'obligation pour le premier bénéficiaire de conserver les biens objets de la donation et de les transmettre, à son décès, à un second bénéficiaire préalablement désigné par le donateur.

 

Dès lors que ce type de donations bénéficie désormais d'un cadre juridique, il convient maintenant de déterminer, ce que le législateur n'a pas encore fait, le régime fiscal spécifique qui sera applicable à ces donations. En effet, pour conserver l'efficacité du système, il paraît nécessaire d'éviter, voire d'atténuer, les risques de double imposition pour chacun des bénéficiaires successifs.

 

FIDUCIE : ELLE ARRIVE ! 

La création en France d'une institution comparable aux fameux trusts étrangers, outil privilégié de gestion patrimoniale dans les pays de droit anglo-saxon, constituait jusqu'à présent, à n'en point douter, l'" arlésienne " pour les spécialistes du patrimoine. Pour autant, un projet de loi, instituant la " fiducie ", a été adopté par la commission des Lois du Sénat le 11 octobre dernier et a été transmis à l'Assemblée nationale. Ce projet, cependant, n'emporterait pas de conséquences fiscales drastiques dans la mesure où il est prévu que, d'une part, la fiducie ne pourrait être utilisée aux fins de transmission à titre gratuit du patrimoine et, d'autre part, l'institution devrait être totalement transparente sur le plan fiscal, le constituant étant toujours réputé fiscalement titulaire des droits mis en fiducie.

 

L'aboutissement d'un tel projet serait toutefois un pas vers l'institution d'un trust à la française et ouvrirait donc de nouvelles perspectives pour la gestion du patrimoine tant privé que professionnel.

 

IMPÔT DE SOLIDARITÉ SUR LA FORTUNE : ANTICIPEZ ! 

En matière d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), il convient naturellement de pouvoir faire un point d'ici au 31 décembre de cette année, afin de pouvoir déterminer si toutes les mesures permettant de bénéficier d'une exonération partielle ou totale ont bien été prises et si, bien sûr, toutes les conditions requises pour bénéficier de l'un ou de l'autre de ces régimes d'exonération sont effectivement remplies au 31 décembre.

 

Sans entrer dans le détail de la liste des biens et des situations qui permettent une exonération partielle ou totale d'ISF, il convient de vérifier si l'ensemble des conditions requises pour pouvoir bénéficier d'une exonération au titre de l'outil de travail - ou encore en raison de la souscription des engagements collectifs de conservation des titres - est bien rempli et ce, afin de pouvoir en bénéficier au titre de l'ISF 2007.

 

Pour ce qui concerne l'outil de travail, il convient de rappeler que le régime d'exonération s'articule autour de quelques principes :

 

- ne sont pas considérées comme biens professionnels les parts ou actions de société ayant pour activité principale la gestion de leur propre patrimoine mobilier ou immobilier (article 885 O quater du Code général des impôts) ; 

- par ailleurs, seule la fraction de la valeur des parts ou actions correspondant aux éléments du patrimoine nécessaires à l'activité sociale - industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale - peut bénéficier de la qualification de biens professionnels exonérés ; 

- enfin, un contribuable ne peut avoir aux yeux du législateur, sauf exceptions, qu'un seul outil de travail.

 

Au-delà de ces principes, trois conditions doivent être simultanément remplies pour que les parts sociales ou actions, détenues par leur propriétaire dans une société soumise à l'impôt sur les sociétés, bénéficient de la qualification de biens professionnels exonérés, à savoir :

- un seuil minimum de participation de 25 % (détention directe ou indirecte), sauf à ce que ladite participation représente au moins 50 % de l'actif brut total imposable (y compris ladite participation) du contribuable ; 

- leur propriétaire doit exercer une fonction dirigeante qualifiée au sens de l'article 885 O bis 1er du Code général des impôts ; 

- ces fonctions doivent faire l'objet d'une rémunération normale et représenter au moins 50 % des revenus professionnels du contribuable, à raison desquels il est soumis à l'impôt sur le revenu.

 

Le sujet, à nouveau, est complexe, tout spécialement dans les groupes de sociétés et il est vivement recommandé pour les personnes qui pensent pouvoir inscrire leurs participations dans le cadre de l'outil de travail exonéré de s'assurer que l'ensemble des conditions requises est bien rempli d'ici à la fin de l'année. A défaut, cependant, elles devraient pouvoir réclamer le bénéfice de l'exonération partielle d'ISF instaurée par la dernière loi de Finances (codifiée sous l'article 885 I quater du CGI) et commentée par l'administration dans son instruction du 1er juin 2006. Cette exonération est fixée aux trois quarts de la valeur des parts ou actions de sociétés, inscrites au nominatif, lorsque leur propriétaire exerce dans l'entreprise son activité principale, en tant que salarié ou en tant que mandataire social, et que lesdites parts ou actions sont conservées pendant une durée minimale de six ans. Ce dispositif s'applique également, sous certaines conditions, aux dirigeants retraités. Enfin, on peut rappeler que l'exonération partielle d'ISF dont peuvent bénéficier les participations ayant fait l'objet de pactes d'engagement collectif de conservation, dit " pacte Dutreil ", est également fixée à 75 %. A cet égard, ces engagements collectifs de conservation, s'ils doivent être souscrits, devront l'être au plus tard le 31 décembre 2006 pour prendre effet pour l'ISF 2007. En effet, l'engagement collectif de conservation étant opposable à l'administration à compter de la date de son enregistrement, les associés signataires peuvent bénéficier de l'exonération partielle à compter de l'année suivant celle de l'enregistrement de cet engagement.

 

DOSSIER RÉALISÉ PAR NICOLE GOULARD ET XAVIER ROLLET

 

 

(1) Cette limite, édictée par l'instruction fiscale du 6 avril 2006, semble toutefois assez restrictive par rapport au texte de l'article 81 A II du CGI.(2) Position confirmée par Rép. min. " Warsmann " 17 oct. 2006. Il a cependant été précisé qu'un mandataire social peut bénéficier de ce régime au titre des rémunérations qu'il percevrait par ailleurs en qualité de salarié de la société (cas d'un cumul contrat de travail-mandat social).

Source :

 

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Samedi 28 octobre 2006 6 28 10 2006 21:06

sixpacks0172.jpgPatrimoine : faites-vous bien conseiller 

 

Votre chargé de compte est-il vraiment l’interlocuteur adapté à votre situation si vous avez un certain patrimoine et ne souhaitez pas gérer vous-même ? Intéressez-vous plutôt à l’univers de la gestion privée… 

 

Les Français étaient 354 000 à disposer, à la fin 2004, de plus d’un million de dollars, hors résidence principale, selon une étude de la banque Merrill Lynch. Ou 335 000 foyers à être soumis à l’impôt de solidarité sur la fortune, c’est-à-dire disposant d’un patrimoine taxable supérieur à 750 000 euros. Autant l’avouer, la gestion privée n’est pas réservée à ces privilégiés. D’autant qu’elle a tendance à se démocratiser, n’hésitant plus à s’afficher dans de grandes campagnes de publicité.


Il faut dire que le marché des épargnants disposant de certains moyens est juteux. Il attire donc les intervenants. Les banques à réseau, d’abord, comme BNP Paribas, LCL ou Société Générale. Même la Caisse d’Epargne s’y est mise ! Si vous êtes jugé comme méritant le détour, on vous proposera de passer du guichet du rez-de-chaussée au bureau du premier étage à la moquette plus épaisse.


Les banques spécialisées dans la gestion privée, ensuite. Leurs noms ? Rothschild, Barclays, Credit Suisse, Neuflize OBC… Sans oublier les conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Ces généralistes indépendants, disposant d’un regard panoramique sur les biens, intégrant problématiques fiscales et réflexion immobilière, se trouvent actuellement sous le feu des projecteurs. La raison ? Le basculement de ces professionnels vers le nouveau statut de conseiller en investissements financiers (CIF). L’occasion de voir leur légitimité renforcée.


Comment choisir le meilleur canal ? Théoriquement, tout dépend de vos besoins et de leur hiérarchie. Si vous mettez la proximité comme premier critère et si vous ne vivez pas dans une grande métropole, le choix sera plus restreint que si vous habitez Paris… Mais l’efficacité commerciale d’un démarcheur fait parfois la différence, car certains établissements n’hésitent pas à aller à la pêche au client. 

 

Voici sept questions-réponses pour vous permettre de pousser la bonne porte. 

Au sommaire de cette enquête : 

 

Introduction 

 

Combien faut-il pour accéder aux services d'un vrai professionnel ?  

 

Quels services peut-on en attendre ? 

 

Les produits sont-ils vraiment meilleurs que dans les réseaux ?  

 

Les professionnels proposent-ils tous les mêmes solutions ? 

 

Combien coûtent les services d'un conseiller patrimonial ? 

 

Quel est le niveau d'indépendance de ces professionnels ? 

 

Quelles garanties apportent-ils au client ?  

 

Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright

 

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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 10 2006 19:17

sixpacks0338.jpg

La défiscalisation crée des opportunités pour les investisseurs dans les Dom-Tom  

Une résidence à la Réunion commercialisée par Apavou Immobilier.
(DR.)

Une résidence à la Réunion commercialisée par Apavou Immobilier.(DR.).

 

 

Presque trois ans après son entrée en vigueur, la loi de programmation pour l'outre-mer, plus connue sous le nom de loi Girardin, est en passe d'atteindre l'un de ses objectifs prioritaires, à savoir redynamiser l'investissement immobilier dans les départements et territoires d'outre-mer.

 

Votée en juillet 2003 dans le sillage des lois Pons et Paul, la loi Girardin a redéfini les règles de défiscalisation qui s'appliquent à tout investissement dans les Dom-Tom. « Cette loi répond à une logique gagnant-gagnant. Elle permet de stimuler le marché de la construction sur des territoires qui souffrent d'un déficit chronique de logements. En même temps, elle ouvre des opportunités intéressantes pour des contribuables à la recherche d'optimisation fiscale », analyse Ambre Apavou, Directrice Commerciale d'Apavou Immobilier, l'un des premiers promoteurs sur l'île de la Réunion.

 

Le principe est simple. Tout contribuable qui investit dans un Dom-Tom, et qui s'engage à louer son bien pour 5 ans au moins à des personnes qui en font leur logement principal, peut réduire son impôt sur le revenu de 40% du montant de l'investissement dans la limite de 2 024 euros TTC par mètre carré habitable, cela pour ce qu'on appelle « le locatif libre ». Dans le « locatif intermédiaire », la réduction d'impôts atteint 50% si les deux conditions suivantes sont réunies : l'engagement de location est porté à 6 ans, d'une part, tandis que le loyer et les ressources du locataire ne doivent pas excéder certains plafonds, d'autre part. Enfin, l'investisseur peut encore augmenter de 4% sa réduction d'impôts si le logement en question favorise les énergies renouvelables, par exemple s'il contient un chauffe-eau solaire. Et sous les tropiques, ça marche. Le Conseil Economique et Social a ainsi noté, dans un premier bilan de la loi Girardin, une véritable relance des énergies renouvelables qui « a contribué à accroître l'indépendance énergétique de l'outre-mer ».

 

Une clientèle de professions libérales et de cadres supérieurs 

« L'objectif pour le contribuable est de calibrer son investissement en fonction du montant d'impôts qu'il paye. Si le calcul est bien fait, le montant d'impôt doit être réduit à presque zéro », souligne Gérard Gaudry, Directeur Général d'Alliance Alizé, un promoteur installé à la Martinique spécialisé dans la défiscalisation dans les Antilles françaises et en Guyane. Un exemple dans le locatif libre. Un investisseur achète un appartement de 100 mètres carrés. Pour calculer sa base de défiscalisation, il multiplie la surface par le plafond, soit 2 024 euros TTC, ce qui donne 202 400. Ensuite, il applique le coefficient de 40% pour obtenir le montant total de son économie d'impôts qui ressort, en l'occurrence, à 80 960 euros. Etalé sur 5 ans, cela donne une économie de 16 192 euros par an.

 

« Nous nous adressons essentiellement à une clientèle de professions libérales, de cadres supérieurs de grandes entreprises et de chefs d'entreprises », observe Gérard Gaudry. Alliance Alizé, qui a commercialisé une quarantaine de villas en 2006 à environ 2 200 euros le mètre carré, développe ainsi des programmes dans les villes moyennes de la Martinique, autour de Fort-de-France : Le Robert, Ducos, La Trinité ; et autour de Sainte-Anne en Guadeloupe. « Nous ne faisons que des villas. Aux Antilles, elles se revendent mieux », indique Gérard Gaudry.

 

Forte démographie et pénurie de terrains 

Le risque est relativement faible. « La demande de logement devrait rester très forte en raison de la démographie locale et de la pénurie de terrain », analyse Laurence Lignières. Gérante de la marque Terre de Guadeloupe, elle développe actuellement un programme de 59 logements, de petites villas mitoyennes en duplex, à Basse Terre, le deuxième centre économique de la Guadeloupe. La première tranche de 39 logements, qui sera livrée fin mars 2007, est déjà pratiquement vendue. « Nous vendons bien sûr à des investisseurs mais aussi à des propriétaires occupants qui bénéficient, pour leur part, d'une réduction d'impôts à hauteur de 25% de l'investissement », explique Laurence Lignières.

 

La Réunion n'est pas en reste. Découverte plus récemment par les investisseurs, l'île de l'océan Indien présente le même profil démographique que les Antilles et la même pénurie de logements. En 2006, le nombre de ventes avec défiscalisation devrait ainsi dépasser le seuil des mille logements. « Nous venons de commercialiser vingt logements défiscalisés à Sainte-Marie, une commune située à proximité de Saint-Denis, à un prix situé entre 2 500 et 3 000 euros le mètre carré, frais de notaire inclus », indique Ambre Apavou. Apavou Immobilier, qui devrait réaliser quelque 200 ventes de logements défiscalisés en 2006, propose également aux acheteurs de s'occuper de la location de leur bien. « Notre offre est destinée à des personnes qui, souvent, n'ont pas beaucoup de temps, indique Ambre Apavou. Ainsi, nous offrons un package global qui peut même inclure la négociation du prêt immobilier. » 

SOURCE :

logo Figaro 

 

 

 

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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 10 2006 08:27

Placements défiscalisants de fin d'année : des frais d'entrée moindres sur Internet.

Grâce à Internet, profitez des offres sur les frais d'entrée des placements défiscalisants. En particulier sur les FCPI ou FIP.

Au lieu de supporter des frais 5% sur les fonds communs de placement innovation (FCPI) et les fonds d'investissement de proximité (FIP) vous pouvez investir à 1%, voire parfois à 0%.

Sur 24.000 euros une économie de 4% de frais d'entrée c'est 960 euros de placé en plus. Pour un couple qui choisirait d'investir le plafond permettant l'économie d'impôt la plus élevée, soit 48.000 euros, soit 24.000 euros sur des FCPI et 24.000 euros sur des FIP, une économie de frais sur versements de 4% représente un gain de 1.920 euros.

Aujourd'hui, plusieurs sites Internet vous permettent de profiter de ces offres. Il s'agit, notamment, des sites suivants : www.fcpietfip.com, www.atlas-finances.com, www.placement-direct.fr.


B.L.C 
Source :


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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 10 2006 00:01

atthepool0433.jpgL'investissement programmé

 

 

 

 

 

Les plans d'investissement programmé permettent d'investir en atténuant les à-coups des marchés. Ils ne bénéficient d'aucun avantage fiscal. A moins de les loger au sein d'un PEA. Ils sont particulièrement intéressants en période de baisse des marchés.

 

 

 

 

 

La constitution d'un capital est le premier attrait des plans d'investissement programmé. En plaçant 76 euros par mois pendant vingt-cinq ans, par exemple, c'est une somme d'environ 73 000 euros que peut espérer récupérer un épargnant à la sortie, si son investissement s'est apprécié de 8 % par an. Elle sera de 86 000 euros si le gain s'est établi à 9 %. Encore faudrait-il que la Bourse retrouve une certaine confiance pour envisager de tels scénarios. Dans le climat actuel, cette stratégie peut toutefois se révéler largement gagnante à long terme.

 

 

 

 

 

Quels sont les frais ? Dans la majorité des cas, la formule est gratuite. Certains établissements prélèvent cependant des droits d'ouverture ou des frais de fonctionnement, mais offrent, en contrepartie d'autres avantages, comme la gratuité des droits d'entrée sur les sicav. Car, généralement, ce sont les frais perçus sur chaque fonds qui servent à rémunérer la banque. Ceux-ci évoluent, selon la nature de l'OPCVM, dans une fourchette de 0,2 à 3 %, les plus chers étant les fonds investis en actions. Mais quelques banquiers audacieux proposent désormais des PIP assortis de réductions sur les droits d'entrée des sicav. Voire totalement exonérés de frais de souscription...

Le souscripteur d'un plan d'investissement programmé (PIP) verse régulièrement sur une sicav ou un FCP une somme fixe. Chaque mois, ou chaque trimestre, il investit donc un montant identique qui lui donne droit à plus ou moins de parts de l'OPCVM choisi, selon l'évolution des cours. Si la Bourse monte, il obtient moins de titres. Si elle baisse, il augmente ses positions en obtenant plus de parts, pour un prix de revient moins élevé. Autrement dit, il lisse le coût d'acquisition de son investissement. Et atténue les effets négatifs d'une chute brutale des marchés. Cette technique bien connue des boursiers - se renforcer en période de baisse, pour diminuer le coût d'acquisition des actions - est, dans le cadre d'un PIP, automatique.

 

 

 

 

 

Quel produit choisir ?

 

 

 

 

 

Presque tous les établissements bancaires disposent aujourd'hui de leur propre formule. La majorité des plans donne accès à plusieurs OPCVM. Autrement dit, l'épargnant peut choisir le produit qui convient le mieux à ses objectifs (fonds obligataires, fonds actions euro, fonds actions internationales, sicav profilées...). Il peut même parfois panacher son investissement entre plusieurs OPCVM, sous réserve de respecter un montant minimal par fonds. D'autres plans, au contraire, sont adossés à des fonds qui leur sont spécifiquement consacrés. Parfois, la banque exige un versement initial qui, dans certains cas, peut être élevé. Mais, dans tous les cas, c'est d'abord la qualité de la gestion et les performances des fonds qui doivent guider le choix de l'investisseur.

 

 

 

 

 

Les atouts de ce type de plans...

 

 

 

 

 

Le premier intérêt des PIP réside dans leur grande souplesse. Les versements peuvent être interrompus à tout moment, sans pénalités (sauf exception). Le souscripteur peut aussi décider de changer d'OPCVM en cours de route, lorsque le programme l'y autorise. Surtout, les plans d'investissement programmé libèrent l'épargnant de tout souci de gestion puisque, une fois définies les modalités de versements, le processus est automatique. Enfin, il permet de se constituer un capital dans des conditions de relative sécurité.

 

 

 

 

 

... et leurs limites

 

 

 

 

 

La souscription d'un plan d'investissement programmé ne bénéficie d'aucune disposition fiscale spécifique. Lors de la revente, les plus-values réalisées sont imposables au taux de 27 % si l'ensemble des cessions de valeurs mobilières réalisées dans l'année excède un certain seuil (15 000 euros). Une solution : souscrire un PIP dans le cadre fiscal d'un plan d'épargne en actions (PEA), qui permet l'exonération totale des revenus et des plus-values après cinq ans de détention - hormis les prélèvements sociaux. Mais l'épargnant devra alors limiter son choix aux sicav et FCP éligibles au PEA, majoritairement investis en actions européennes depuis le 1er janvier 2003. Il lui faudra aussi attendre la clôture de son compte pour récupérer son capital.

 

 

 

 

 

Cela étant, la constitution d'un plan d'investissement programmé s'inscrivant dans une optique de moyen-long terme, il est tout à fait judicieux de le faire entrer dans l'enveloppe fiscale du PEA. D'autant que son ouverture récente aux valeurs de la Communauté européenne vous donne un large choix.

 

 

 

 

 

« A l'euro près » ou « parts entières »

 

 

 

 

 

-          Les plans d'épargne programmé en sicav ou FCP se divisent en deux catégories : ceux qui prévoient des investissements « à l'euro près ». Et ceux qui ne fonctionnent qu'en « parts entières ». Dans le premier cas, la totalité du versement est investie en parts d'OPCVM (qui sont alors divisées en centièmes ou millièmes de parts pour permettre un ajustement). Dans la seconde hypothèse, il subsiste toujours un reliquat, qui sera reporté d'un mois à l'autre. Mathématiquement, c'est la première formule qu'il faut retenir, car elle permet d'optimiser l'effet « lissage » de l'investissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dossier supervisé par Pascale Besses-Boumard (Gestion collective) et Catherine Bozon (Bourse)

 

 

 

 

 

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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 10 2006 23:31

 
 
     

Les maux et les mots

Les tarifs et le personnel. Voilà les sujets qui fâchent aujourd’hui encore les clients des commerces gay. Ce n’est certes pas nouveau mais inquiétant parce que c’est le signe qu’à ces maux récurrents, le commerce gay n’a toujours pas trouvé la bonne réponse.
> Trop cher

"Mon ami et moi allions souvent dans les bars gay de notre ville, Reims, et une fois par mois au sauna à Paris. Mais devant l’augmentation des prix (presque 20 euros pour le sauna) lié au manque de courtoisie du personnel, on avait le sentiment d’être pris pour des porte-monnaie ambulants, note Frédéric. Dorénavant, on reste plus chez nous et on utilise Internet." "Je trouve les tarifs élevés en semaine, surtout quand l’établissement remplit peu. Les patrons de bar n’ont pas compris que pour attirer la clientèle, le facteur prix est très important, avance Alain. Pourquoi payer 7 ou 9 euros, si c’est pour s’emmerder ? Tu le fais deux fois, ensuite tu restes chez toi et avec ce que tu as économisé comme entrée et comme taxi, tu t’offres Internet en haut débit, les appels illimités et les 72 chaînes de télé. Les patrons d’établissements sont restés avec l’idée que les pédés sont une population à fort pouvoir d’achat mais les pédés ont aussi des fins de mois difficiles." "C’est vrai sous prétexte que nous n’avons pas d’enfants, on nous prend toujours pour des riches et les tarifs sont exagérés" estime Jean-Marc. Ce qui choque Jacques est différent : "C’est le racket qui se pratique à l’entrée des saunas, en vertu duquel un homme de mon âge doit payer son entrée 50 % plus cher qu’un jeune homme à la mode. C’est en appliquant aujourd’hui des méthodes commerciales de 1935 que les commerçants gay sont en train de tuer leur poule aux œufs d'or."

> Trop pénible

"J’ai travaillé dans le milieu, explique Nicolas, ancien du Gay Tea Dance du Palace et du King Sauna… Je ne me prenais pas pour une star comme ces "pintades" d'aujourd'hui. Je trouve que le personnel est devenu anti-commercial, souvent moqueur et insolent, ce qui entraîne un manque de convivialité." "Le service est désagréable, voir ridiculement méprisant, assène Viktor. Trop souvent dans les lieux, il n’y a aucun esprit original ou convivial — ne parlons même pas de communautaire ! L’estampille "gay" est un logo pour vendre, comme d’autres le font avec "Bio" ou "Equitable". Ce n'est qu'un filon." Domicilié à Amiens, Arial monte régulièrement à Paris mais reconnaît qu’il fait désormais "très attention" où il va. "Quand on arrive à 55 ans, on a souvent l’impression de gêner. Je suis allé à l’Oasis, un sauna de Bruxelles, c’était le dépaysement et l’accueil était tellement différent." Pour Richard, qui sortait beaucoup auparavant, la situation s’est dégradée depuis cinq ans : "Les patrons et serveurs de plusieurs établissements sont devenus peu aimables voire désagréables. A Barcelone comme à Berlin, le personnel est très accueillant. A Paris, on dépense plus et on est de moins en moins satisfait de l’accueil qui est souvent anti-commercial." Lorsqu’on lui demande pourquoi il fréquente moins les établissements gay, Jean-Marc répond sans détour : "Je suis tout simplement trop mal reçu dans ces bars et restaurants. Les serveurs sont trop occupés à se recoiffer, à se regarder dans un miroir ou à discuter entre eux pour venir vous servir. Comme pas mal d’amis, je sors de plus en plus dans des bars hétéros. C’est parfois plus difficile de prendre la main de son chéri, mais au moins nous y sommes bien servis".


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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 10 2006 23:28

Internet pousse les clients à négocier avec leur banque 

Les utilisateurs des sites bancaires interrogés consultent systématiquement le Net avant d'effectuer tout achat de produits bancaires ou financiers révèle une étude publiée par Novamétrie en partenariat avec Capgemini, Microsoft, l'Efma et le Crédit Agricole

Cliquez ici
39 % des Français estiment qu'Internet change profondément la relation avec leur conseiller bancaire.

Un client internaute en vaut deux. C'est en somme la conclusion d'une étude publiée par Novamétrie en partenariat avec Capgemini, Microsoft, l'Efma et le Crédit Agricole (1), réalisée en France, en Italie, en Grande-Bretagne et en Suède. En moyenne, 77 % des utilisateurs des sites bancaires interrogés consultent systématiquement le Net avant d'effectuer tout achat de produits bancaires ou financiers. Pour les Français, la proportion atteint même 81 %, soit la plus forte au sein des quatre pays considérés.


Dès lors, ce ne sont plus des néophytes qui poussent la porte de leur agence pour se renseigner avant l'achat d'un crédit ou d'un OPCVM. Pour preuve, un tiers des personnes interrogées (39 % des Français) estiment qu'Internet change profondément la relation avec leur conseiller, 65 % qu'il leur permet " d'aller à l'essentiel " face au conseiller et 55 % que la Toile les incite à consulter d'autres banques et à mieux négocier leurs tarifs. En outre, 70 % des Français attendent des informations plus personnalisées, par courriel ou envoi de lettres.


La Toile change donc la donne pour les banques qui se retrouvent de facto " dans l'obligation d'élargir leurs compétences en innovant et en développant leurs capacités d'expertise ". Evolution confirmée par les dirigeants de banques interrogés par Novamétrie : pour près de la moitié d'entre eux, Internet introduit une mutation profonde du comportement de la clientèle. Il les pousse notamment à mieux connaître les besoins de leurs clients, à se situer le plus en amont possible dans l'offre de produits et de services, à rester en contact permanent avec leurs clients et à faciliter au maximum la navigation sur leur site.


L'achat en ligne ne décolle pas

Il n'en demeure pas moins que de l'information à l'achat en ligne il y a encore un pas que seulement un tiers des consommateurs interrogés semble pour l'heure prêt à franchir, à l'exception des Suédois (49 %). Et ce, même si les deux tiers des internautes (49 % des Français) estiment les tarifs sur Internet plus avantageux que dans leur agence ! L'achat en ligne de produits financiers ne semble pas encore près de décoller selon les banquiers interrogés : alors que les clients pensent, à l'horizon de 2010, effectuer près de la moitié de leurs achats bancaires en ligne, les dirigeants tablent, à moyen terme, sur une croissance d'environ 10 %. Une croissance qui toucherait surtout les cartes bancaires et les produits d'épargne courante et de placement.



L. B.


(1) Etude réalisée en juin et en juillet 2006 auprès de 4.020 clients bancaires par Internet et 30 leaders d'opinion du secteur bancaire.
 
Source :
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 10 2006 23:25

OPCVM : l'offre des courtiers en ligne

 

 

 

 

 

Avec une offre riche et des frais réduits, les intermédiaires via Internet constituent, face à la banque, une solution intéressante.

 

 

 

Promus avec les beaux jours d'Internet à la fin des années 90, les courtiers en ligne se sont d'abord spécialisés dans le courtage sur les actions. Mais, avec le retournement des marchés boursiers de l'an 2000, la plupart d'entre eux ont vu le montant de leurs transactions se réduire comme peau de chagrin. Vers la fin 2001, une majorité de ces intermédiaires s'est alors diversifiée dans la vente de sicav et de FCP, produits de fidélisation moins sensibles aux à-coups du marché que les actions. Résultat, les meilleurs courtiers proposent aujourd'hui la quasi-totalité des produits disponibles en France, soit près de 9 000 fonds pour des intermédiaires comme Boursorama (Société générale) ou Sicavonline (Avenir Finance). « Le courtage en ligne, aujourd'hui, c'est la conjugaison de trois avantages : le choix, le prix et la réactivité », clame Arnaud Giraudon, directeur général de Symphonis (Crédit mutuel). 

 

Pour estimer l'offre des brokers, il est préférable de se connecter sur leur site (voir tableau) et de les tester. Une fois l'interface idéale trouvée, allez sur l'onglet « ouvrir un compte ». Deux solutions s'offrent alors à vous : télécharger, puis imprimer directement les documents nécessaires à l'ouverture d'un compte, ou bien se les faire expédier à domicile. Si vous n'êtes pas pressé, préférez l'envoi postal. Vous recevrez ainsi une offre marketing complète qui vous donnera le « ton » commercial du broker. Si celui-ci ne vous convient pas, faites jouer la concurrence. Ce n'est qu'une fois ces documents renvoyés que vous pourrez - tablez sur une semaine de décalage - activer votre compte et acheter des sicav en ligne.

 

Longtemps anecdotique - la plupart des courtiers estiment que les OPCVM représentent environ 15 % des portefeuilles qu'ils hébergent -, l'achat de sicav via Internet semble maintenant faire florès. « Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin de faire l'éducation du grand public, estime Cyril Lureau, président de Sicavonline. Les épargnants se tournent naturellement vers Internet, et la collecte des réseaux traditionnels s'en ressent. » Un point de vue partagé, à quelques nuances près, par Paul Mizrahi, président du directoire de Fortuneo (Aviva) : « Dans les six à huit mois qui viennent, il sera possible de vendre des sicav en quantité importante sur le Net. Avec 20 millions d'internautes, la phase de maturation du marché est terminée. »  

 

Avec la richesse de l'offre, le deuxième argument commercial des courtiers tient à des conditions tarifaires serrées. Soyez toutefois méfiant, car beaucoup de ces intermédiaires communiquent leurs prix... hors taxe ! Cette pratique, aberrante puisqu'elle a pour cible essentielle des particuliers ne pouvant pas récupérer la TVA, a pour but de minorer artificiellement les prix. Certes, c'est surtout avec le trading sur actions que la différence entre les prix chargés et non chargés est la plus trompeuse, du fait de la rotation rapide du portefeuille et de la facturation des ordres. 

 

Moins chers, les courtiers le sont effectivement sur les droits d'entrée (1), destinés à rémunérer les distributeurs d'un produit. Le plus souvent, les accords sont passés avec des sociétés de gestion françaises, souvent indépendantes et de taille moyenne, les grandes banques ne pouvant pas toutes solder des produits qu'elles vendent, par ailleurs, au prix fort à leurs guichets.  

 

Les brokers parviennent souvent à négocier des rabais substantiels : sur leur site, les frais « de bienvenue » sont fréquemment ramenés autour de 2-2,5 %, alors qu'ils peuvent atteindre 4 à 5 % via la filière traditionnelle. Mais attention : ils n'offrent pas de frais réduits sur l'ensemble de leurs produits. En fait, cette manne ne profite qu'à un nombre d'OPCVM plus ou moins important, selon les intermédiaires (voir tableau) . De la même façon, tous les courtiers ne font pas de cadeaux sur des droits de garde, qui sont par exemple gratuits chez Boursorama mais facturés ailleurs, sauf conditions particulières (fonds sélectionnés, etc.). 

 

Il faut également savoir que les frais de transaction font l'objet d'une alchimie tarifaire assez compliquée, puisqu'ils peuvent être offerts chez Cortal Consors (BNP Paribas), limités à certains fonds chez d'autres ou faire l'objet d'un forfait chez un broker comme Bourse Direct. Bonne surprise à venir : si la distribution d'OPCVM via Internet se généralise, de nouvelles réductions devraient intervenir. Et elles toucheront le coeur de la gestion collective : « Les sicav sont encore chères, mais, sous le coup d'une transparence accrue, ce sont les frais de gestion qui baisseront bientôt », prophétise Paul Mizrahi.

 

Le troisième grand argument commercial des courtiers en ligne tient aux aides à la décision qu'ils fournissent sur leur site. Ces aides sont de plusieurs ordres, mais il y en a une, paradoxale, à laquelle les souscripteurs d'OPCVM doivent porter une attention particulière : il s'agit de l'aide téléphonique, généralement facturée au prix d'un appel local. « Le négoce d'OPCVM a besoin d'un support à la vente comme le téléphone », admet Guillaume de Charry, directeur général de CPR Online (Crédit agricole). En effet, contrairement aux particuliers gérant en direct leur portefeuille boursier, les détenteurs de sicav, d'une moyenne d'âge plus élevée - de 45 à 55 ans -, réclament souvent un coup de pouce final.

 

Dernier point à prendre en compte avant de choisir son intermédiaire : l'heure d'exécution des ordres. On le sait avec une sicav, contrairement à un trackers, le client ne connaît pas le prix exact auquel il vend ses parts. S'il est impossible de régler le problème de cette vente à l'aveugle, on peut en limiter les effets. Ainsi, Symphonie fournit l'heure de collecte des différents intermédiaires et garantit que ce timming est respecté, l'ordre passé sera exécuté à la valeur liquidative du jour. ce qui offre un peu de visibilité supplémentaire

 

 

Pour connaître tous les détails sur la tarification, connectez-vous sur le site de l'AMF : www.amf-france.org

L'OFFRE D'OPCVM DES PRINCIPAUX COURTIERS EN LIGNE
Nom Actionnaire Nombre Droits Droits Frais de Notre avis
site principal d'OPCVM d'entrée de garde transaction
(www.)   disponibles     (TTC)
Boursorama Société générale 9 000 De 0 à 2 % Gratuit 17,88 €, gratuit Leader du marché. Sélection de 40 fonds experts
boursorama.com sur 900 fonds sur fonds dont la liste est revue trimestriellement. Accords
  partenaires partenaires commerciaux avec 900 fonds partenaires
Bourse Direct Viel & Cie NC Droits 0,20% 7,62 € Star de la fin des années 90, ce courtier vient
boursedirect.com non négociés par ordre d'être acquis par Capitol
Capitol  Viel & Cie  NC Droits  0,2 % 14,95 € Pour l'instant, Capitol ne propose des frais d'entrée
capitol.fr non négociés par ordre négociés que sur une sicav monétaire.
      L'offre devrait s'élargir
Cortal Consors BNP Paribas 7 000 Droits 0,28 % annuel jusqu'à Gratuit Droits de garde gratuits pour les détenteurs d'un
e-cortal.com non négociés 150 000 €, gratuit compte Optimal et sur les produits Cortal Consors.
    au-delà. Minimum 12 € Le site Internet va être refondu en septembre
CPR Online Crédit agricole 7 000 Monétaires : 0 % 0,24 %, 18 €, Conditions préférentielles sur 120 fonds.
cpr-online.com Obligataires : 1 % gratuit gratuit Mise en relation avec la banque
  Actions : 2 à 2,5 % sur 120 fonds sur 120 fonds de données de l'AMF pour les fiches OPCVM
Fortuneo Aviva 2 500 - 50 % sur une Gratuit, si encours Gratuit sur ordre Conditions préférentielles sur 50 fonds.
fortuneo.com sélection de 29 fonds supérieur à 5 000 € supérieur à 500 €, L'offre sicav augmentera sensiblement
  Aviva, 50 fonds à 0 %   11,96 € si inférieur. durant les prochains mois
Sicavonline Avenir France 3 000 2 % pour 2 850 fonds, 0,24 %, Gratuit sur Conditions préférentielles sur 150 fonds.
sicavonline.com de 0,6 à 1,55 % minimum annuel 3 000 fonds, 10,76 € Ce courtier revendique une action notable
  sur une sélection de 80 € sur les autres en gestion privée
Symphonis Crédit mutuel 5 000 0 à 2 % 96 e annuels 15 € Droits d'entrée minorés
symphonis.com sur 275 fonds (entrée et sortie) sur une sélection de 275 fonds
Véga Finance  Caisse d'épargne  5 000 Monétaires : 0 %  0,24 % 11,96 €, Conditions préférentielles sur 3 000 fonds
vegafinance.com Obligataires : 0,5 % gratuit pour
  Actions : 2 % 3 000 fonds

 

 

Dossier supervisé par Pascale Besses-Boumard (Gestion collective) et Catherine Bozon (Bourse)

Source : Site de conseils boursiers

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 10 2006 23:18

 

 
 
     

Hard discount !

Le secteur des DVD érotiques est sans doute l’unique secteur du commerce gay à connaître un tel phénomène : une forte demande de discount. La nouveauté doit être de qualité et très bon marché. Le mouvement est très sensible ces dernières années et tend à s’amplifier avec l’éparpillement de l’offre — les titres se comptent par milliers — et un fort développement de la vente en ligne — une activité qui nécessite peu de moyens. Il faut dire que les principaux producteurs et diffuseurs de pornos ont longtemps cadenassé les tarifs comme l’offre. "Ce sont les éditeurs gay eux-mêmes qui nous prennent pour des vaches à lait et se comportent comme des bandits, avance Jacques, un client. Un DVD gay porno neuf de bonne qualité sort sur le marché entre 45 et 80 euros et plusieurs mois plus tard, voire plusieurs années… il est toujours en vente au prix fort. Par exemple, certains films de Johan Paulik, tournés pour Bel Ami il y a plus de dix ans, sont encore vendus aujourd’hui 56 euros ! Il ne faut pas alors s’étonner si on achète nos DVD sur Internet en République Tchèque ou en Russie."

Le phénomène est connu des diffuseurs qui doivent y réagir. Parallèlement, nombre de nouveaux studios comme Eurocreme, First crush ou Rude Boiz, bien décidés à se faire une place, conduisent une politique tarifaire agressive qui taille des croupières aux gros studios établis. Si le mouvement s’amplifie, il deviendra difficile au secteur de ne pas se réformer de fond en comble. Le Leader Price du porno est peut-être pour demain.


Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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