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Mercredi 25 octobre 2006

Prix des logements anciens: hausse de 0,7% en octobre

 

A fin octobre, la hausse annuelle - appartements et maisons confondus- ressort à 7,5% contre 11,4% un an auparavant, selon la FNAIM 

 

Les prix des logements anciens ont progressé de 0.7% en octobre. Selon l'indice mensuel des prix de l'ancien publié par la FNAIM (Fédération nationale des agents immobiliers), les prix des appartements ont de nouveau tiré l'indice d'ensemble (+1.2%) alors que ceux des maisons ont évolué plus modérément (+0.4%).

 

" Cette augmentation  des valeurs vénales des maisons et des appartements confirme que les prix des logements anciens ne sont pas inscrits à la baisse " comment René Pallincourt, président de la FNAIM. Dans ces conditions, la hausse des prix de l'ancien se limite à 0.1% sur les trois derniers mois et ressort à 7,5% sur un rythme annuel contre 11,4% un an auparavant. Au titre de cette année, la progression  des prix des logements anciens devrait tourner autour de 7%.

Source :  

Par Gaypatrimoine - Publié dans : L'IMMOBILIER
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Mercredi 25 octobre 2006

Prévisions économiques

Conjoncture Hebdo n°235 > La tendance

Semaine du 06/11/2006

L'Europe en pleine consolidation budgétaire

La reprise économique se prolonge sur le Vieux continent. Dans l'industrie, les carnets de commandes se gonflent et l'activité continue de progresser dans les services. La commission européenne prévoit désormais une croissance de 2,6% cette année. Une performance inespérée qui facilite grandement la consolidation budgétaire dans les grands pays de la zone.

En Allemagne, les revenus de l'impôt vont atteindre cette année leur plus haut niveau depuis la réunification, en 1990. A lui seul, l'Etat fédéral devrait empocher 8,4 milliards d'euros de plus que prévu cette année, et 9 milliards l'an prochain. Résultat, son déficit budgétaire va redescendre l'an prochain à son niveau le plus bas depuis 1990, selon les estimations du ministre des Finances Peer Steinbrück. Le relèvement de trois points du taux de TVA devrait toutefois contribuer lui aussi à l'embellie.

En France aussi, les finances publiques s'améliorent. Le Trésor anticipe un déficit de 2,5% de PIB en 2007, contre 2,7% cette année. Cette baisse tient avant tout à la bonne croissance. Preuve : les experts du FMI jugent sévèrement le projet de budget 2007 et les réductions d'impôts qu'il prévoit, celles-ci n'étant pas accompagnées d'une réduction équivalente des dépenses. Grâce à l'augmentation des recettes fiscales, la France devrait quand même respecter pour la troisième année consécutive la limite fixée pour le déficit public par le Pacte de Stabilité. Plus important, son ratio d'endettement devrait légèrement baisser.

En Italie aussi, le budget 2007 fait lui aussi la part belle aux nouvelles recettes. Celles-ci ne seront peut-être pas suffisantes pour ramener le déficit public de plus de 4% du PIB à moins de 3% l'an prochain. Mais les comptes publics devraient tout de même profiter de la reprise économique. En fait, pour la première fois depuis 2001, le déficit public de la zone euro sera inférieur au niveau requis pour stabiliser la dette ! Le plus dur pour les gouvernements sera sans doute de consolider cet acquis. Surtout si le freinage américain prévu pour 2007 se prolonge.

Sébastien Julian

Source : L'Expansion

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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Mercredi 25 octobre 2006

La révolte des "galériens du logement"

 

 

 

 

Ils sont jeunes, ils ont du mal à se loger à Paris, et ils l'ont fait savoir samedi lors d'un premier "happening immobilier"...

Nom de code : "jeudi-noir.org"
"Le jeudi, c'est le jour de sortie du Particulier à Particulier, et c'est une journée noire pour tous les jeunes qui cherchent à se loger : il faut éplucher les annonces, appeler, visiter des dizaines de logements parfois insalubres, se promener avec tout un tas de papiers sous le bras, accepter un loyer démentiel... sans aucune certitude d'être retenu ", explique Julien, l'un des fondateurs de ce collectif des "galériens du logement" qui entend bien attirer l'attention sur cette "variante immobilière du bizutage social de la jeunesse".

Des bulles contre la bulle...
Premier passage à l'action, samedi après-midi à Paris : une vingtaine de membres du collectif se sont invités, bouteilles de champagne et cotillons en mains, pour une "action festive" lors de deux visites collectives de studios. Pourquoi le champagne ? "Car, dans l'état actuel du marché immobilier, c'est la jeunesse qui trinque, et nous on voulait le faire vraiment... On allait pas tout casser...", témoigne Julien. "On a même balayé avant de partir"...

Cibles du collectif : deux studios jugés hors de prix, dans les 11e et 9e arrondissements, respectivement loués à 630€ par mois pour 20m² et 850€ par mois pour 18m², "bref, des biens qu'on ne pourra jamais se payer"... Pas destabilisés par l'ambiance inhabituelle, les propriétaires ont continué à faire affaire avec les "vrais candidats" avant de trinquer avec leurs invités d'un jour. Un rien embarassé, l'un d'entre eux reconnaît tout de même sur les vidéos tournées samedi qu'il exige des candidats un salaire de 3000 euros...

Sous le happening, les revendications
Ces trublions, qui se disent "indépendants" et "sans rapport avec l'immobilier", réclament néanmoins de nombreuses réformes : "d'abord des statistiques fiables et officielles, car aujourd'hui, ce sont les vendeurs (FNAIM et notaires) qui donnent le ton... pas toujours objectif. Ensuite, la réforme des aides au logement, car elles vont directement dans la poche des propriétaires qui les prennent en compte pour fixer des loyers toujours plus élevés... Enfin, la remise en cause des niches fiscales : le Robien, par exemple, a poussé à construire n'importe où sur le territoire en dépit du bon sens..."

Un discours qui est loin d'être une première, notamment sur internet (voir l'article "l'immobilier s'émancipe"), mais qui a le mérite de sortir des forums spécialisés pour alerter l'opinion publique, voire la classe politique. Prochaine étape : "on va s'attaquer aux agences", annonce Julien, qui a conçu un kit "jeudi noir". "Vous aussi, faites votre teuf dans un appart que vous ne pourrez jamais vous payer ! Triple intérêt : ça défoule, on rencontre du monde, et on participe à la prise de conscience en matière de galère des jeunes vis à vis du logement". La fête ne fait que commencer ?

- Réagir à cet article sur le forum immobilier -
- Le site jeudi-noir.org - 

 © Capital.fr

 

 

 

 

30/10/2006 14:00

 

 

 

 

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Mercredi 25 octobre 2006

Bien comprendre les différents avantages fiscaux 
La réduction d'impôt, le crédit d'impôt et la déduction des revenus ont un impact différent sur la note à régler au fisc. Revue de détail de ces trois mécanismes.

 

 

 

 

 

 

En matière de défiscalisation, la réduction d'impôt, le crédit d'impôt et la déduction des revenus ont un impact différent sur la note à régler au fisc. Ainsi, pour une personne imposée dans une tranche de 40 %, une réduction d'impôt de 25% est moins intéressante qu'une déduction des revenus. En revanche, un contribuable imposé à 14% obtiendra un gain d'impôt plus conséquent avec une réduction d'impôt de 25% qu'avec une déduction des revenus. Voici les détails de chacun des mécanismes.  

La réduction d'impôt est un système égalitaire appliqué à tous les contribuables de la même façon et permettant de réduire le montant de leur impôt effectif.  

Les réductions sont généralement égales à un pourcentage (la plupart du temps 25%) des dépenses engagées. Un plafond des dépenses susceptibles d'être prises en compte est fixé. La réduction d'impôt s'impute sur la cotisation d'impôt, mais elle n'est pas remboursable si elle excède le montant de l'impôt dû.  

Exemple : une réduction égale à 25% plafonnée à un montant de dépenses de 1.000 euros permettra un gain d'impôt de 250 euros, quelle que soit la tranche d'imposition du contribuable. En revanche, si l'impôt de ce contribuable est inférieur à 250 euros, il ne pourra pas récupérer la différence.

Le crédit d'impôt est un mécanisme similaire, dans son fonctionnement, à la réduction d'impôt. Mais, tandis que la réduction d'impôt ne permet pas de remboursement au delà du montant de l'impôt, le crédit d'impôt permet au contribuable de bénéficier d'une créance remboursable. Si l'impôt payé par le contribuable est inférieur au montant de son crédit d'impôt, le surplus lui est versé.

Exemple : un crédit d'impôt égal à 15% permettra au contribuable ayant réalisé une dépense de 1.000 euros d'obtenir une créance sur le fisc de 150 euros. Si l'impôt de ce contribuable est de 100 euros, 50 euros lui seront remboursés.  

La déduction d'impôt est un système qui permet de prendre en compte certaines dépenses en tenant compte de la tranche d'imposition du bénéficiaire. 

Les déductions accordent un avantage fiscal d'autant plus élevé que le contribuable se trouve dans une tranche d'imposition forte. 

Exemple : un contribuable dans la tranche de 40% qui déduit 1.000 euros de son revenu bénéficiera d'un gain d'impôt de 400 euros. Un autre contribuable situé dans une tranche de 14% ne bénéficiera que d'un gain d'impôt de 140 euros pour la même somme.  

L'avantage fiscal obtenu n'est pas le seul critère devant être pris en compte pour choisir un placement ou un investissement : les investisseurs oublient trop souvent la contrainte d'un blocage de liquidités pendant de longues années, qui doit aussi être analysée avant de souscrire un placement.  

Bernard Le Court

Source :  

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Mercredi 25 octobre 2006

Etats-Unis

 

Le ralentissement immobilier pèse sur la croissance américaine

 

 

Le Produit intérieur brut des Etats-Unis a crû de 1,6% seulement, en rythme annuel, au troisième trimestre, contre 2,6% au trimestre précédent, sous l'effet de la baisse du marché immobilier et de l'augmentation des importations du pays. Mais l'économie américaine semble toujours bien placée pour continuer à croître à un rythme modéré.

 

 

Le ralentissement déjà avéré de l'économie américaine se poursuit à un rythme un peu plus rapide que prévu. Selon la première estimation publiée aujourd'hui par le Département du Commerce, l'économie des Etats-Unis a enregistré au troisième trimestre de l'année une croissance de 1,6% en rythme annuel, soit nettement moins que les 2,6% du deuxième trimestre. Sans pour autant qu'il y ait des raisons de redouter un coût d'arrêt brutal à l'activité économique des Etats-Unis.
Le chiffre publié aujourd'hui se révèle assez nettement inférieur aux attentes des économistes. Selon le consensus établi par l'agence Bloomberg, ces derniers s'attendaient en moyenne à une croissance de 2% sur le trimestre. A 1,6%, le taux de croissance est le plus faible depuis le début de 2003. Principale raison pour ce ralentissement de l'économie: la rechute marquée du marché immobilier.

La construction de logements neufs a ainsi chuté à un rythme annuel de 17,4% sur le trimestre, ce qui n'avait pas été vu depuis 1991. Au trimestre précédent, le ralentissement de la construction n'avait été que de 11,1%. A lui seul, ce facteur a retiré 1,12 point au taux de croissance de l'économie américaine au troisième trimestre.

Deuxième raison principale du ralentissement: l'aggravation du déficit du commerce extérieur, passé à 639,9 milliards de dollars, contre 624,2 milliards au deuxième trimestre. Cet élément, qui résulte de l'abondance des achats de produits fabriqués à l'étranger réalisés par les consommateurs américains, a retiré 0,58 point à la croissance du trimestre.

A l'inverse, les dépenses des consommateurs, justement, ont progressé de 3,1% en rythme annuel, contre 2,6% pendant les trois mois précédents. La consommation a été stimulée par des revenus en hausse, ainsi que par la rechute des prix des produits pétroliers. Et le moral des consommateurs n'a donc pas été trop affecté par la fin de l'euphorie immobilière. L'investissement des entreprises a nettement accéléré, s'établissant à un rythme annuel de 8,6%, contre 4,4% au deuxième trimestre.

Si la performance globale de l'économie américaine est donc faiblarde sur la période, il n'y a, a priori, pas lieu de s'affoler et de redouter un coup de frein brutal à l'activité économique du pays. A bien des égards, le scénario d'un atterrissage en douceur de l'économie continue d'être le plus probable. Le retour au calme du marché immobilier est ainsi le bienvenu. Que le marché de la construction s'apaise après des années d'euphorie est une bonne chose, et rien n'indique que l'immobilier est en train de s'effondrer.

Quant à la consommation des ménages, qui représente 70% de l'activité économique, elle semble partie pour bien se tenir dans les mois qui viennent. La baisse des prix pétroliers devrait continuer à la soutenir, ainsi que la progression des salaires suscitée par la situation de quasi plein emploi qui règne actuellement aux Etats-Unis.

Tous ces éléments confirment la perspective évoquée par la Réserve fédérale américaine d'une "croissance à un rythme modéré" de l'économie dans les mois qui viennent.

En tout cas, il est clair que les chiffres annoncés aujourd'hui excluent toute perspective de nouvelle hausse des taux d'intérêt américains à court terme. La Fed a maintenu mercredi dernier son taux de référence à 5,25%. Et même si la banque centrale américaine continue à mettre en garde contre les dangers inflationnistes, une autre donnée publiée aujourd'hui ne peut que calmer ses craintes: l'indice des prix liés aux dépenses de consommation, hors coûts de l'alimentation et de l'énergie, a augmenté de 2,3% en taux annuel sur le trimestre, nettement moins que les 2,7% du trimestre précédent. Or, cet indicateur est l'une des mesures préférées de la Fed pour l'inflation.

 

 

 

 

 

Latribune.fr

 

 

 

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Mercredi 25 octobre 2006

 Gestion de patrimoine, une gestion indispensable

 

 

 

 

 

La gestion de patrimoine concerne tous les aspects d'un patrimoine, qu'il soit mobilier (actions, obligations...), immobilier (appartement, maison...) ou même qu'il s'agisse d'oeuvres d'arts, de voitures ou de terrains.

Le terme patrimoine ne se définit pas au montant même si il est vrai qu'avec quelques milliers d'euros sur un livret A, on peut difficilement parler de gestion de patrimoine.

 

Comment gérer son patrimoine ? 
La gestion de votre patrimoine dépend à la fois de vos compétences financières et du temps que vous pourrez y consacrer. Si vous n'avez pas la disponibilité nécessaire pour gérer votre patrimoine, il peut être plus intéressant de déléguer cette mission à un gestionnaire de patrimoine dont c'est le métier. Cette délégation a bien sur un coût mais qui peut être des plus rémunérateurs. 

Si vous souhaitez gérer vous-même votre patrimoine, vous devrez vous armer de patience pour acquérir les connaissances nécessaires à une gestion optimale. En effet, un gestionnaire de patrimoine se doit de maitriser la fiscalité, les différents produits financiers du marché ainsi que tous les facteurs qui peuvent influer sur le patrimoine. La plupart du temps, le particulier aura tendance à privilégier les produits qu'il connait le mieux. Ainsi ne vous lancez pas sur les oeuvres d'art si vous ne connaissez pas la différence entre un Miro et un Botticelli. 

 

L'importance de la fiscalité 

Comme toute gestion, la gestion de patrimoine doit tenir compte de l'ensemble des facteurs exogènes. La fiscalité est un de ces facteurs. Deux investissements de même valeur peuvent voir leur rentabilité fortement évoluer en fonction de la fiscalité. 

Il existe plusieurs "niches" fiscales qu'il convient d'utiliser pour optimiser la gestion de son patrimoine, telles que :
- l'absence d'ISF sur les oeuvres d'art;
- les réductions d'impôts sur les FCPR;
- la suppression de l'impôt sur les plus-values boursières via le PEA;
- donation/partage patrimoine à ses petits enfants;
- etc.

  Diverses niches apparaissent et disparaissent fréquemment pour relancer l'activité dans un domaine précis, telles la Loi Robien qui a permis de relancer le BTP.

  La fiscalité ne doit pas être appréhendée seule, mais en fonction de votre profil. Ainsi que vous soyez à la retraite ou avec des revenus salariaux conséquents, le choix de la fiscalité sera différente. Il est ainsi plus cohérent d'investir dans des secteurs permettent de diminuer ses impôts sur le revenu lorsque vous êtes encore en activité.

Transmettre son patrimoine 
Créer et développer son patrimoine sont des étapes qui peuvent parfois être des plus complexes, mais transmettre son patrimoine à son conjoint, ses enfants ou ses petits enfants est une étape essentielle. Une mauvaise transmission et c'est une grande partie du patrimoine qui peut disparaitre en frais de successions. Heureusement, la transmission de patrimoine dispose de nombreuses niches fiscales. Il est ainsi possible de transmettre une partie de son patrimoine toutes les x années de façon totalement défiscalisée. Ces défiscalisations ont même tendance à s'acroitre. Une personne plus jeune aura tendance à "consommer" une partie du patrimoine. 

 

 
L'immobilier : essentiel au patrimoine ? 


  L'immobilier est un élément majeur de la plupart des patrimoines, et une bonne façon de le développer. Alors qu'il est nécessaire de disposer des fonds pour acheter des actions ou des obligations, l'immobilier permet le crédit. Ainsi il n'est pas rare d'emprunter pour acheter un appartement. Cet appartement sera ensuite loué, et la location payera une grande partie du remboursement du crédit. Ainsi pour une somme "modique" mensuelle, le propriétaire détiendra 15-20 ans plus tard, un appartement totalement remboursé. A terme, cet appartement pourra être revendu pour augmenter ses revenus de retraite ou continuer à être loué, ou bien encore être donné à un membre de la famille. 

La gestion de patrimoine est une gestion complexe qui nécessite des connaissances bien plus conséquentes que la simple gestion d'un portefeuille actions. Mais la gestion de son propre patrimoine peut être une activité des plus enrichissantes... en tout point. 

 
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Mercredi 25 octobre 2006

Un mail reçu par les abonnés à la lettre d'information,

il a le mérite de poser la question, n'est-ce pas,...

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Mercredi 25 octobre 2006

Gestionnaires indépendants : l'argument sur-mesure

 

 

 

Face aux réseaux bancaires, ils vantent leurs conseils personnalisés et leurs performances. Recommandations avant de leur confier votre patrimoine.  

 

 

L'un de nos derniers dossiers traités concernait une cession d'entreprise, évaluée à 10 millions d'euros. Nous avons fait économiser au client 1,68 million d'euros d'impôt sur les plus-values, 1 million sur les droits de succession, et divisé par deux son ISF en améliorant l'organisation de son patrimoine, au moyen de donations, de pactes de conservation des titres avec les enfants... Le tout sans paradis fiscal ! » Les arguments de Jean-Luc Delsol, dirigeant à Toulouse de la Financière du Capitole, un réseau de conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), ont de quoi séduire. 

 

Comme son client, 700 000 à 800 000 épargnants français font confiance à des CGPI pour des actifs de l'ordre de 30 milliards d'euros. A les en croire, ils seraient plus dévoués aux clients, plus fidèles, plus performants et plus libres de leurs choix de placements que leurs homologues des réseaux bancaires. Mais que valent vraiment ces spécialistes qui gèrent près de 10 % de la collecte d'épargne (hors immobilier) en France ? 

 

Argument n° 1 des conseillers indépendants : un service au client personnalisé et durable. A la lourde machinerie des réseaux bancaires ils opposent la disponibilité du petit artisan. Pour s'en assurer, mieux vaut évaluer plusieurs professionnels avant de choisir le sien, en tenant compte de leur réputation, de leur ancienneté, de leur sens de l'écoute, de leur réseau de partenaires (notaire, avocat, agent immobilier...). « La gestion de patrimoine est avant tout de la relation humaine, indique François Mollat du Jourdin, conseiller en gestion de fortune et administrateur du CNCIF, l'une des organisations de la profession (lire page 138). Le client doit se sentir à l'aise : on travaille ensemble pendant vingt, trente ou quarante ans. »

 

A contrario, les banques souffrent souvent d'un turnover important de leurs conseillers, et elles affichent en général un « seuil d'entrée » couperet pour la gestion privée (200 000 euros d'actifs pour les particuliers à BNP Paribas, par exemple). Le paysage des indépendants, lui, est plus varié. Certains spécialistes des grandes fortunes ne s'intéressent à vous qu'à partir du million d'euros. D'autres se contentent de dizaines de milliers d'euros à placer, surtout si vos perspectives sont prometteuses.

 

Selon une étude menée en 2005 par le cabinet TLB sur les actionnaires en France, le patrimoine financier moyen d'un client de CGPI se situe entre 75 000 et 100 000 euros, hors immobilier. 45 % des clients disposent de plus de 150 000 euros, moins de 10 % en ont moins de 30 000. Il y a donc de la place pour les « petits patrimoines ». Toutefois, « pour réaliser une véritable optimisation fiscale, juridique et financière de son patrimoine et s'y retrouver en termes de coûts, il faut au moins 500 000 euros, immobilier compris, estime Jean-Luc Delsol. En termes d'actifs financiers à gérer, c'est 50 000 à 100 000 euros au minimum. » 

 

Premier point de passage obligé avec un indépendant : l'entretien gratuit. Si le courant passe, l'engagement est formalisé par une lettre de mission. « Le conseiller y définit les critères principaux du client : la rentabilité recherchée, le risque qu'il accepte, la disponibilité des actifs », précise Paul LaØs, président de la Chambre des indépendants du patrimoine (CIP).

 

« Une fois la lettre signée, je rédige un rapport avec le diagnostic et la ou les stratégie(s) proposée(s), explique Jean-Louis Gagnadre, conseiller indépendant à Lyon. Notre quotidien : des gens qui ont un patrimoine, mais ne savent pas s'il est bien réparti ou comment le transférer à leur conjoint ou à leurs enfants. » Ce rapport, comme toute l'activité de conseil des CGPI, est rémunéré au temps passé, avec des honoraires libres (compter quelques centaines à quelques milliers d'euros par an). Le conseil peut porter sur des placements, mais aussi sur un changement de régime matrimonial, une donation... Le client peut déléguer toute la gestion de son épargne au CGPI, ou simplement se faire guider par ses conseils.

 

L'indépendance de gestion est l'autre atout que les CGPI opposent aux conseillers des grandes banques, censés être trop liés à leurs produits maison. Indépendance relative : ici comme ailleurs, l'assurance-vie arrive en tête des placements. Mais les CGPI ont une fierté : l'accès aux plates-formes ouvertes de fournisseurs de produits financiers comme Cardif, Axa, la Fédération continentale, Skandia... Ces « supermarchés » de l'épargne, accessibles par Internet, leur permettent de puiser dans des milliers de fonds de gestionnaires différents. « Nous proposons 400 supports en unités de compte et 4 en euros, que nous avons sélectionnés pour des rendements les plus performants possible », explique Zamila Azis, responsable du service partenaires de Skandia. « Via ces plates-formes, nous pouvons proposer un "panachage" au client par rapport à son profil de risque », explique Jean-Louis Gagnadre.

 

En général, un CGPI travaille avec une poignée de plates-formes et s'appuie sur une sélection de quelques dizaines de fonds. « J'en utilise une quarantaine, précise Jérémy Hassendorfer, ancien banquier, aujourd'hui gestionnaire de fortune à Alcyone. Je vais aussi souvent me servir dans les produits des petites sociétés de gestion, comme DNCA, la Financière de l'Echiquier, Richelieu, CCR Actions. »

 

Face aux réseaux bancaires, ils vantent leurs conseils personnalisés et leurs performances. Recommandations avant de leur confier votre patrimoine.

 

L'épargnant ne transfère pas ses actifs au conseiller : il ne signe pas de chèque en blanc ! Le CGPI ne sert que d'intermédiaire auprès des fournisseurs de produits, lesquels lui rétrocèdent une partie des frais payés par le client. « Les rétrocommissions représentent 90 à 95 % du revenu de la majorité des indépendants, estime François Mollat du Jourdin. Les honoraires ne comptent que pour 5 à 10 %. » Ce système alimente les critiques : les conseillers seraient influencés par le montant des commissions. Même si, selon Jean-Luc Delsol, « il y a à peine 8 % de différence entre les commissions les plus faibles et les plus élevées ».

  


Des placements plus avantageux

 

 

Sur le fond, la nature des placements varie-t-elle vraiment entre une banque et un conseiller indépendant ? Benoît Gensollen (BNP Paribas Banque privée) ne le croit pas : « En termes d'actifs, nos placements ne sont pas très différents. L'assurance-vie arrive en tête, avec une hausse du pourcentage investi en unités de compte. On trouve ensuite les portefeuilles de titres, avec une part d'OPCVM en augmentation sensible. De plus, l'une de nos filiales, FundQuest, est dédiée aux OPCVM externes à la banque, qui peuvent constituer jusqu'à 30 % d'un portefeuille de titres ou d'une assurance-vie. »

 

Selon Thierry Lebizay, directeur de l'institut d'études TLB, les indépendants se distinguent par le dynamisme des placements conseillés : « 62 % des clients de CGPI ont une assurance-vie en unités de compte, plus avantageuse qu'en euros, contre 42 % pour la moyenne des actionnaires. Même phénomène dans les placements monétaires, les FCPI et l'investissement locatif. La gestion est plus dynamique chez le CGPI que chez le banquier lambda. On retrouve cet esprit dans les grandes banques privées, mais leurs seuils d'entrée sont plus élevés, et elles sont plus rares en province. »

 

Au début des années 70, alors qu'il alignait les succès depuis ses débuts en 1966, Michel Polnareff s'est fait escroquer de plusieurs millions de francs par son homme de confiance. Le grand public a lui aussi connu son lot d'escroqueries au patrimoine, comme dans l'affaire Jacky Milési, cet affabulateur qui ruina des centaines d'épargnants dans les années 80. 

« Il y a une quinzaine d'années, on pouvait s'installer juste en posant sa plaque », explique Paul Las, de la CIP (Chambre des indépendants du patrimoine). Il est vrai que la profession des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), récente, en est encore à se structurer. La création en 2003 du statut de conseiller en investissement financier (CIF) est la dernière étape en date de son évolution vers un cadre sécurisant.

 

Six associations habilitées

 

Fin 2006, tout conseiller indépendant devra être titulaire du nouveau statut de conseiller en investissement financier s'il veut exercer sa profession. Les conditions pour obtenir ce statut, entré en vigueur en avril 2005, vont du diplôme d'études juridiques ou économiques (ou expérience professionnelle d'au moins deux ans) à l'obligation d'être titulaire d'une assurance responsabilité civile professionnelle.

 

Le CIF doit également adhérer à l'une des six associations habilitées par l'Autorité des marchés financiers (AMF) à délivrer ce statut : CIP, CNCIF, Aacif, Anacofi, CCIF, CGPC. La première domine la profession avec plus de 1 500 CIF adhérents, d'autres n'en comptent que quelques dizaines. La liste des CIF est consultable sur le site www.amf-france.org

 

Un examen aux normes ISO 

 

Le statut de CIF apporte des garanties, mais son aspect parcellaire alimente les critiques. Car il ne concerne que les activités mobilières. L'immobilier ou l'assurance sont régis par d'autres textes. Les CGPI doivent donc cumuler plusieurs statuts. « Nos clients ont encore du mal à savoir exactement ce que nous faisons, déplore Paul LaØs. Nous préférerions bénéficier d'un statut global. » Claude Bensoussan, président de l'association CGPC, préfère faire la promotion du standard international de Certified Financial Planner (CFP), développé depuis trente ans, et qui compte 105 000 certifiés dans 20 pays. « Ils sont 1 650 en France, dont des indépendants, des conseillers de banque et d'assurance, des experts-comptables... qui acceptent de passer un examen national de certification. » Ce standard n'est ni un diplôme, ni un statut reconnu par l'Etat. En revanche, « il fait l'objet depuis 2006 d'une norme ISO du conseil en gestion de patrimoine ».

 

Volker Saux 

Source :  

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Mercredi 25 octobre 2006

Revenu disponible moyen des ménages selon le type de ménage
en euros 2004/an
  1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2002 rétropolée* 2003 2004
couple sans enfant 27 447 27 362 28 211 28 933 29 390 29 804 30 072 30 541 30 980 30 865
couple avec un enfant 33 211 33 083 34 304 35 057 35 715 36 968 37 689 38 040 37 359 37 551
couple deux enfants 36 777 36 745 37 371 38 188 39 186 39 897 40 636 40 949 41 336 41 337
couple  avec trois enfants ou plus 36 437 37 509 38 486 39 643 40 948 41 659 43 881 44 311 43 924 43 457
famille monoparentale 21 599 21 397 21 748 22 172 22 416 23 223 23 730 24 028 23 493 23 677
personne seule 15 114 15 072 15 210 15 560 15 783 16 324 16 143 16 406 16 380 16 290
ménage sans famille principale 24 900 24 932 25 484 26 630 28 084 27 819 34 538 35 168 33 522 33 700
ensemble des ménages 26 195 26 110 26 651 27 171 27 617 28 201 28 476 29 071 29 010 28 935
note: * De 1996 à 2002, les enquêtes Revenus fiscaux s'appuyaient sur les recensements de 1990 et 1999. L'ERF 2002 rétropolée correspond, avec les enquêtes 2003 et 2004, au début d'une nouvelle série de statistiques sur les revenus, s'appuyant sur les résultats annuels du recensement de la population. Cette nouvelle série prend par ailleurs en compte les revenus soumis à prélèvements libératoires.
Champ : ménages dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est ni étudiante ni militaire du contingent
Source : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2004, Insee-DGI            

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Mercredi 25 octobre 2006

Taux de détention d'actifs de patrimoine par les ménages selon l'âge et la catégorie socioprofessionnelle
                % des ménages
  Début 2004
  Répartition des ménages Livrets d'épargne Épargne-logement Valeurs mobilières Assurance-vie*, PEP, Épargne retraite Épargne salariale Patrimoine immobilier dont : résidence principale
Ensemble 100,0 83,2 41,3 24,2 43,7 16,7 60,5 55,7
Âge de la personne de référence                
Moins de 30 ans 10,2 85,4 42,7 13,8 25,5 16,4 17,3 13,7
De 30 à 39 ans 18,5 83,7 47,5 23,4 44,8 27,0 51,2 46,1
De 40 à 49 ans 19,8 84,8 45,7 23,1 48,8 26,2 65,5 60,9
De 50 à 59 ans 17,9 82,2 47,5 30,5 51,0 21,9 74,0 67,5
De 60 à 70 ans 13,1 79,9 38,7 27,3 45,9 5,6 74,2 69,5
70 ans et plus 20,5 82,9 26,9 23,9 38,9 1,1 65,2 61,4
CSP de la personne de référence                
Agriculteur 1,4 91,6 72,7 42,3 65,3 7,7 88,9 84,3
Artisan, commerçant, industriel 5,2 74,7 50,5 42,0 60,9 12,8 71,4 63,0
Profession libérale 1,0 82,9 67,9 61,2 82,0 14,8 81,8 73,0
Cadre 9,4 90,6 65,7 50,3 58,2 39,2 73,8 65,8
Profession intermédiaire 13,6 88,2 53,2 25,2 48,5 31,5 64,1 59,2
Employé 11,5 84,7 38,6 14,4 39,5 16,7 41,7 35,9
Ouvrier qualifié 14,8 81,7 40,3 12,4 38,0 27,0 54,0 51,5
Ouvrier non qualifié 4,9 78,3 28,0 7,4 34,6 14,4 34,9 31,4
Agriculteur retraité 3,1 85,9 34,9 26,4 39,8 1,1 71,8 68,7
Indépendant retraité 3,4 81,4 31,1 40,4 49,7 1,2 80,5 76,5
Salarié retraité 25,8 83,1 32,9 23,8 42,3 3,9 68,8 64,6
Autre inactif 6,0 70,1 19,6 8,8 17,0 2,7 32,4 28,1
Champ : France métropolitaine.                 
* Non compris les contrats d'assurance décès associés à un prêt et les contrats décès entreprises.  
Source : Insee.                

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