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Mercredi 25 octobre 2006

 

 

Composition du revenu annuel moyen selon le type de ménage
En 2004
  en % du revenu avant impôt  
type de ménage revenu pensions revenu du prestations familiales et logement minima revenu
d'activité patrimoine sociaux avant impôt
       
      (en euros)
Personnes seules 83,7 9,0 2,0 2,5 2,2 18 843
Hommes vivant seuls inactifs 30,9 48,0 2,9 6,3 11,3 14 089
Hommes vivant seuls actifs 96,4 -1,6 1,4 1,9 1,3 20 074
Femmes vivant seules inactives 23,3 60,8 4,5 4,7 5,9 15 308
Femmes vivant seules actives 92,3 2,4 1,9 1,9 0,9 19 616
Ménages de plusieurs personnes 71,0 17,0 2,7 4,7 4,0 37 525
 sans lien de parenté            
Famille monoparentale 71,5 9,1 1,6 13,6 3,7 24 673
Pères 81,0 4,6 4,2 8,1 1,7 28 673
Mères inactives 37,2 22,0 2,0 24,6 13,7 20 630
Mères actives 76,0 7,6 0,9 12,7 2,2 24 835
Couples 86,6 6,2 2,4 3,8 0,6 42 366
inactifs avec ou sans enfant 33,3 56,6 4,7 2,2 2,7 32 133
Homme inactif - femme active avec ou sans enfant 71,5 13,4 1,9 8,9 3,7 33 274
Homme actif - femme inactive sans enfant 79,6 16,2 2,5 0,5 0,6 37 486
Homme actif - femme inactive avec un enfant 91,0 2,1 2,5 2,4 1,0 42 822
Homme actif - femme inactive avec deux enfants 84,9 1,6 2,7 9,6 0,7 41 678
Homme actif - femme inactive avec trois enfants ou plus 75,7 1,0 1,9 19,2 1,7 43 421
actifs sans enfant 96,6 0,0 2,6 0,2 0,1 40 557
actifs avec un enfant 96,3 0,2 1,6 1,2 0,2 43 541
actifs avec deux enfants 93,2 0,1 2,4 3,9 0,1 47 928
actifs avec trois enfants ou plus 86,2 0,4 1,7 11,0 0,2 50 711
Ensemble ménages de moins de 65 ans 85,0 6,7 2,3 4,4 1,1 34 987
Note : La répartition du revenu est légèrement inférieure à 100  % car certaines personnes
 touchent également une prime pour l'emploi.
Dans les minima sociaux, il y a le minimum vieillesse, l'AAH, le RMI et l'API
 Celle-ci varie, en moyenne, entre 0,1 et 0,4  % du revenu selon le type de ménage
Champ : ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans, hors étudiants
 et dont le revenu déclaré est positif ou nul.
Source : Insee-DGI, Enquête revenus fiscaux 2004    

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Mercredi 25 octobre 2006

         
Répartition et salaire net fiscal annuel moyen par sexe des dirigeants de société salariés
2003
  Proportion de femmes (en %) Salaire net annuel (milliers d’euros) Différence de salaires (H-F)/F
(en %)
Femmes Hommes
Secteur d’activité        
Industrie                  12,9          39,0          55,5             42,5  
Construction                    6,7          30,1          36,8             22,3  
Commerce                  15,1          37,6          55,2             47,0  
Services                  20,2          33,8          56,3             66,4  
Effectif déclaré dans l’entreprise (au 31/12/2003)        
moins de 10 salariés                  18,6          27,1          37,9             39,6  
10 à 199 salariés                  14,2          46,7          65,4             40,1  
200 et plus salariés                    8,9          86,1        133,8             55,3  
Région        
Ile-de-France                  18,3          40,3          61,3             52,2  
Province                  16,5          29,6          44,0             48,7  
Statut du dirigeant        
Gérant minoritaire ou non associé (SARL)                  18,7          24,5          31,5             28,6  
PDG ou président du directoire (SA)                  11,1          52,8          73,3             38,6  
DG ou autres membres du directoire (SA)                  24,0          44,8          73,8             64,8  
Ensemble                  17,0          33,0          49,0             48,6  
         

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Mercredi 25 octobre 2006
Taux de détention de patrimoine par les ménages selon le montant du patrimoine
En  %
  Répartition des ménages Livrets d'épargne Epargne-logement Valeurs mobilières Ass-vie, PEP, ép. Retraite Epargne salariale Patrimoine Immobilier Résidence principale Autres logements
Ensemble 1997-1998 100,0 83,5 40,9 21,9 45,5 12,7 58,5 53,3 18,1
Ensemble 2000 100,0 84,5 39,7 25,1 46,6 15,2 60,0 54,5 19,2
Ensemble 2003-2004 100,0 83,2 41,3 24,2 43,7 16,7 60,5 55,7 17,7
Montant de patrimoine global                  
Moins de 3 000 euros 7,1 54,0 5,8 1,7 9,8 3,8 0,7 0,3 0,4
De 3 000 à 7 500 7,9 73,1 15,2 5,0 19,6 5,1 0,9 0,7 0,2
De 7 500 à 15 000 7,2 79,9 24,5 7,5 28,5 13,2 3,0 2,1 1,1
De 15 000 à 30 000 6,9 86,5 42,2 12,5 40,3 16,8 6,0 3,9 2,7
De 30 000 à 45 000 4,7 84,3 45,1 18,1 43,3 18,1 24,6 18,5 6,8
De 45 000 à 75 000 5,2 84,2 43,2 17,8 39,6 12,3 55,3 45,6 11,4
De 75 000 à 105 000 6,1 84,7 38,0 17,1 39,4 14,8 82,8 73,4 14,1
De 105 000 à 150 000 10,2 85,7 45,3 20,1 45,2 20,0 90,7 84,6 12,1
De 150 000 à 225 000 14,5 89,6 47,3 27,0 51,4 22,2 95,5 89,9 17,7
De 225 000 à 300 000 9,0 90,6 58,1 37,6 57,9 23,4 95,4 89,2 26,6
De 300 000 à 450 000 7,9 91,9 60,1 47,0 62,7 24,6 98,4 94,1 43,1
Plus de 450000 7,5 88,2 64,4 69,8 74,7 24,4 96,2 89,5 63,8
Champ : France metropolitaine.
Source : Insee, enquêtes patrimoines.                
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Mercredi 25 octobre 2006
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Mercredi 25 octobre 2006
POLITIQUE MONETAIRE
 
Trichet annonce un nouveau tour de vis monétaire en décembre
 
Le président de la BCE n'a laissé subsister aucun doute sur le relèvement de ses taux directeurs le mois prochain. Un resserrement justifié, selon lui, par la bonne conjoncture et la persistance de risques inflationnistes.
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Si elle a laissé ses taux inchangés hier, à 3,25 %, lors de la réunion de son conseil des gouverneurs à Francfort (lire page 33), la Banque centrale européenne s'apprête à les augmenter le mois prochain pour la sixième fois depuis décembre 2005. Son président, Jean-Claude Trichet, s'est employé hier à conforter les marchés dans l'idée d'un relèvement - probablement d'un quart de point - des taux directeurs de la BCE lors de la réunion du 7 décembre. " Une grande vigilance reste nécessaire ", a-t-il indiqué au cours de sa conférence de presse, ajoutant : " Je ne dirai certainement rien qui puisse contredire les attentes des marchés pour la fin de l'année. "


Les raisons qui le conduisent à confirmer sa stratégie de resserrement des conditions monétaires n'ont pas changé depuis le précédent tour de vis, début octobre. " Si les hypothèses de croissance et d'inflation de la BCE se confirment, a-t-il dit, alors il sera nécessaire d'ajuster de nouveau le caractère accommodant de la politique monétaire. " Or les données conjoncturelles confirment la reprise économique dans la zone euro. La production industrielle reste tonique depuis son rebond en août et, si l'on en juge par le moral des entreprises, la croissance devrait afficher des performances supérieures au taux de croissance potentiel (2 %) au cours des trimestres à venir. Une dynamique confirmée, hier, par la publication d'un très bon indice PMI des directeurs d'achats du secteur manufacturier, à son plus haut niveau depuis trois mois (57 points).


" Les risques pour la stabilité des prix restent clairement à la hausse ", a même souligné le président de la banque centrale, qui balaie d'un revers de main les chiffres très modérés de l'inflation dans la zone euro en septembre (1,7 %) et en octobre (1,6 %). Pour Jean-Claude Trichet, ces bons résultats sont provisoires.


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Il est convaincu que l'inflation remontera au-dessus de 2 % en 2007. Selon lui, le danger existe toujours de voir les précédentes augmentations des cours du pétrole se répercuter sur les prix à la consommation et sur les salaires. Même si, relèvent les experts de BNP Paribas, les récentes négociations salariales menées en Allemagne n'ont montré qu'une hausse modeste des exigences en termes de rémunération. La hausse de la TVA à venir en Allemagne début 2007, l'ampleur persistante des liquidités - à travers l'indicateur M3 - et la croissance toujours soutenue des crédits au secteur privé demeurent autant de signaux alarmants aux yeux de Jean-Claude Trichet.


S'il est très clair sur sa stratégie monétaire d'ici à la fin de cette année, le président est en revanche muet sur 2007. Certains économistes misent sur une pause justifiée par un ralentissement de la croissance attendu en Allemagne (en raison de la TVA), en Italie (du fait du budget de rigueur) et aux Etats-Unis. D'autres parient sur un nouveau relèvement des taux qui serait exigé par la robustesse de la croissance dans la zone euro.



C. C.
Source : LesEchos


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Mercredi 25 octobre 2006

Directive MIF : les marchés financiers se préparent à leur révolution réglementaire 

La directive sur les marchés d'instruments financiers (MIF) bouleversera dans un an l'organisation des marchés, mais aussi la relation entre particuliers et intermédiaires. L'ouverture à la concurrence des systèmes de négociation a pour contrepartie des règles destinées à protéger les investisseurs. Les intermédiaires s'y préparent.

Plus de liberté, mais plus de complexité ; plus de protection, mais plus de contraintes. A trois mois de la date limite de transposition de la directive MIF et à moins d'un an de son entrée en vigueur, le 1er novembre 2007, l'impact de la réforme des marchés d'instruments financiers reste difficile à mesurer. Il faut dire que le chantier est vaste : suppression de la règle de concentration des ordres, ouverture à la concurrence des systèmes de négociation (marchés réglementés, " internalisateurs " systématiques et MTF), nouvelles règles de transparence et de protection des investisseurs... La nouvelle réglementation porte en elle une véritable révolution.


Nul ne connaît l'ampleur de cette révolution, mais chacun se prépare. Et jusque dans les réseaux bancaires car, au-delà des règles d'organisation des marchés, la relation entre les établissements financiers et leurs clients entre dans une nouvelle ère. " Pour les établissements financiers, l'enjeu réside aussi bien dans la collecte et la conservation des données que dans la classification des clients ou le respect de règles de transparence renforcées ", détaille Pierre de Lauzun, délégué général de l'Association française des entreprises d'investissement (Afei) et directeur général adjoint de la Fédération des banques françaises (FBF).


Trois catégories de clients

Car la liberté ouverte en matière d'exécution des ordres a pour contrepartie de nouvelles obligations. D'une part, les transactions doivent respecter le principe de la meilleure exécution. Cette notion complexe, qui fait l'objet d'une consultation lancée par le régulateur, ne se limite pas aux conditions de prix, mais repose aussi sur des critères plus qualitatifs (rapidité, probabilité d'exécution...). Elle imposera aux intermédiaires de mettre en place un dispositif de déclaration des transactions de nature à prouver, en cas de contestation, que ce principe aura été respecté. Il s'agit d'une obligation de moyens. " Le document de politique d'exécution doit expliciter les modalités et les lieux d'exécution privilégiés par l'intermédiaire, sachant que le traçabilité ultérieure des flux d'opérations permettra un contrôle a posteriori du régulateur ", explique Hubert Reynier, secrétaire général adjoint de l'Autorité des marchés financiers (AMF), en charge de la direction de la régulation et des affaires internationales. D'autre part, dans des marchés fragmentés, les contraintes de transparence sont renforcées, avant et après négociation. Le client devra notamment être informé de l'heure de la transaction et du marché sur lequel elle a été réalisée.


Par ailleurs, la directive distingue trois catégories de clients : contreparties éligibles (entreprises d'investissement, établissements de crédit, sociétés d'assurance, sociétés de gestion...), clients professionnels, censés posséder les compétences suffisantes pour prendre leurs décisions d'investissement et évaluer les risques encourus, et clients de détail. A chaque catégorie correspond un niveau de protection. Ce niveau est maximal pour les clients de détail. En particulier, les banques devront évaluer le niveau de connaissance et l'expérience du client en matière d'investissement. Une évaluation qui devra être particulièrement précise si la banque fournit un service de conseil en investissement et de gestion de portefeuille. Dans ce cas, l'établissement devra non seulement s'assurer de l'expérience du client, mais aussi vérifier que sa situation financière et ses objectifs d'investissement sont pris en compte. Autrement dit, un véritable petit audit de l'épargnant. Si les informations obtenues sont incomplètes, l'établissement doit s'abstenir de fournir ces services.


Code professionnel nécessaire

Dans le cas de services plus simples (exécution d'ordres sans conseil), les connaissances du client doivent également être testées, mais, si l'information manque, l'établissement avertira simplement son client qu'il n'est pas en mesure de déterminer si le service envisagé lui convient. Au client alors de prendre sa responsabilité. La banque ne peut s'affranchir de ses obligations d'évaluation du client que dans des conditions précises.


Les banques se trouvent ainsi face à une responsabilité accrue. A elles de définir les tests d'aptitude, mais aussi, dans le cadre de leurs obligations de transparence, d'élaborer des documents de politique d'exécution destinés à expliquer à la clientèle les critères pris en considération pour l'exécution des ordres. " Il faudra un travail pédagogique significatif tant à l'intention du réseau que des clients ", souligne Pierre de Lauzun. De leur côté, les sociétés de gestion s'inquiètent de la lourdeur et de la complexité des nouvelles contraintes. " Le processus de classification du client, le test d'adéquation et du caractère approprié du service à fournir, ainsi que les contraintes d'archivage qui en résulteront, apparaissent très lourds, sans doute pour les réseaux bancaires, compte tenu du nombre de leurs clients, mais aussi pour les petites sociétés de gestion ", observe Patrick Vlaisloir, adjoint au délégué général de l'Association française de la gestion financière (AFG).


Un groupe de place, qui réunit la profession bancaire, les entreprises d'investissement et les sociétés de gestion, a commencé à plancher sur le sujet. Un code professionnel, auquel avait appelé le rapport Delmas- Marsalet sur la commercialisation des produits financiers, est ainsi en cours d'élaboration.



CAROLINE LECHANTRE

D'autres stratégies marketing pour les courtiers en ligne
Meilleure exécution. Les courtiers en ligne devront " prouver " aux particuliers que le site est capable de leur fournir la meilleure prestation possible. " Les courtiers en ligne vont devoir donner à leurs clients une visibilité des carnets d'ordres des différentes plates-formes d'exécution avec lesquelles ils travailleront, ainsi qu'au minimum les prix et les quantités proposés de la première ligne du carnet. Après le passage de l'ordre, ils devront leur faire visualiser les transactions réalisées. Il va falloir leur fournir un avis d'opéré et, par la traçabilité électronique, la meilleure exécution pourra être vérifiée ", indiquent, chez Cortal Consors, Fabien Vrignon, directeur marketing Bourse, et Christophe Dal Degan, responsable de marché, qui anime le groupe " best execution " au sein du collectif de réflexion Mifid Forum France. Pour autant, les sites n'auront pas l'obligation de proposer toutes les plates-formes possibles. " Chaque courtier en ligne, en tant que récepteur-transmetteur d'ordres, pourra choisir les plates-formes d'exécution avec lesquelles il veut travailler. Contractuellement, il devra donner les noms à ses clients, indique Alexandre Grimault, directeur marketing et commercial grands réseaux de ProCapital. Les courtiers en ligne vont exploiter Mifid comme une opportunité commerciale : ce sera l'occasion de faire du marketing sur les plates-formes choisies, la manière de présenter les informations..." La tendance à la course à la taille des courtiers en ligne pour bénéficier d'économies d'échelle pourrait être encore amplifiée.
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Mercredi 25 octobre 2006

Avis d'expert

 

 

François Drouin (Crédit Foncier de France) : "La qualité de la garantie hypothécaire permettra d'obtenir des financements à des conditions très favorables " 



Accroître le crédit des particuliers, telle est la finalité des deux nouveaux produits financiers, l'hypothèque rechargeable et le prêt viager hypothécaire, qui permettent l'obtention de liquidités à partir d'un bien immobilier.

 

 

 

Deux nouveaux mécanismes de crédits peuvent désormais être proposés aux consommateurs : l'hypothèque rechargeable d'une part, qui s'adresse aux accédants à la propriété ayant un emprunt en cours de remboursement et dont le rechargement prolonge la durée d'endettement ; le prêt viager hypothécaire d'autre part, qui consiste à tirer des liquidités d'un bien immobilier.

 

 

François Drouin, président du directoire du Crédit Foncier de France, nous explique les avantages de ces deux nouveaux types de crédits.

 

 

 

 

 

Quel est le principe général qui guide l'hypothèque rechargeable et le prêt viager hypothécaire ?

 

 

L'hypothèque rechargeable permet à l'emprunteur dont le crédit est garanti par une hypothèque, de demander un nouvel emprunt à hauteur de ce qu'il a déjà remboursé.

 

 

Le prêt viager hypothécaire est un prêt versé sous forme de capital ou même de rente, que les emprunteurs ne remboursent pas de leur vivant. La succession y pourvoit.

 

 

 

 

 

Comment l'introduction de l'hypothèque rechargeable et du prêt viager hypothécaire va t-elle redessiner le champ des crédits ?

 

 

Très clairement, les choses seront plus simples. Ces deux innovations, que sont l'hypothèque rechargeable et le prêt viager hypothécaire, découlent de la réforme de l'hypothèque du 23 mars 2006 qui vise à assouplir le fonctionnement de cette garantie et à faciliter ainsi le crédit aux particuliers ; ce qui permettra de réinjecter des liquidités dans l'économie.

 

 

L'hypothèque rechargeable permet ainsi de solliciter un nouvel emprunt sans entreprendre les démarches relatives à la prise d'une nouvelle hypothèque. Pourra donc être garanti un nouveau prêt aussi bien immobilier ou travaux que, grande nouveauté, dédié à des biens de consommation.

 

 

Ces réformes élargissent l'accès du crédit, incontestablement, il ne faut pas oublier, cependant, qu'il s'agit là de deux produits de niche qui ne seront donc pas proposés par tous les établissements.

 

 

 

 

 

Justement le Crédit Foncier a-t-il décliné dans son offre ces deux produits ?

 

 

Absolument.

 

 

Pour l'hypothèque rechargeable, nous avons développé pour nos clients une offre de crédit travaux qui utilise ou non le rechargement hypothécaire dans l'intérêt du client. Ainsi, il peut bénéficier :

 

 

- de prêts travaux hypothécaires en taux fixe ou taux révisables jusqu'à 20ans, utilisant soit le rechargement, soit une nouvelle garantie profitant de l'abaissement des coûts des hypothèques ;

 

 

- de prêts travaux sans garantie jusqu'à 35.000 euros et jusqu'à 15 ans.

 

 

S'agissant du prêt viager hypothécaire, le Crédit Foncier le proposera dans un avenir proche car il manque encore des textes d'application.

 

 

 

 

 

L'hypothèque rechargeable, qui permet d'utiliser la même garantie hypothécaire pour plusieurs prêts successifs ou simultanés, permettra-t- elle d'abaisser les coûts annexes des crédits et aura-t-elle une influence sur les taux des crédits ?

 

 

Une fois l'hypothèque rendue rechargeable, les frais de garantie des nouveaux emprunts seront nécessairement moindres. Mais surtout, la qualité de la garantie hypothécaire permettra d'obtenir des financements à des conditions très favorables.

 

 

Par ailleurs, le risque de sur-endettement devrait être réduit par ce dispositif.

 

 

L'hypothèque rechargeable s'inscrit dans une logique de confiance et de continuité entre un emprunteur et sa banque. Attiré par la perspective de taux attractifs dus à la garantie hypothécaire, l'emprunteur est incité à revenir vers la banque à l'origine de son prêt immobilier. Il y est déjà connu, la régularité de ses remboursements prouve son sérieux et permet d'apprécier au plus juste sa capacité d'endettement supplémentaire.

 

 

 

 

 

Le prêt viager hypothécaire s'adresse-t-il plus particulièrement à certaines catégories d'emprunteurs ?

 

 

Quel est le principe du prêt viager hypothécaire ? Permettre à un senior propriétaire d'obtenir une somme d'argent versée en une fois ou sous forme de rente viagère. C'est l'application d'une pratique anglo-saxonne, celle du "reverse mortgage", qui permet de solvabiliser des personnes âgées, propriétaires certes, mais avec peu de revenus, soit " House rich, cash poor ", et dont l'âge constituait un barrage à l'emprunt.

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Bernard  Le Court

Source :



 

 

 

 

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Mercredi 25 octobre 2006

Banque > Avis d'expert

 

François Drouin (Crédit Foncier de France) : "La qualité de la garantie hypothécaire permettra d'obtenir des financements à des conditions très favorables " 

Accroître le crédit des particuliers, telle est la finalité des deux nouveaux produits financiers, l'hypothèque rechargeable et le prêt viager hypothécaire, qui permettent l'obtention de liquidités à partir d'un bien immobilier.

Deux nouveaux mécanismes de crédits peuvent désormais être proposés aux consommateurs : l'hypothèque rechargeable d'une part, qui s'adresse aux accédants à la propriété ayant un emprunt en cours de remboursement et dont le rechargement prolonge la durée d'endettement ; le prêt viager hypothécaire d'autre part, qui consiste à tirer des liquidités d'un bien immobilier.

 

François Drouin, président du directoire du Crédit Foncier de France, nous explique les avantages de ces deux nouveaux types de crédits.

 

 

 

Quel est le principe général qui guide l'hypothèque rechargeable et le prêt viager hypothécaire ?

 

L'hypothèque rechargeable permet à l'emprunteur dont le crédit est garanti par une hypothèque, de demander un nouvel emprunt à hauteur de ce qu'il a déjà remboursé.

 

Le prêt viager hypothécaire est un prêt versé sous forme de capital ou même de rente, que les emprunteurs ne remboursent pas de leur vivant. La succession y pourvoit.

 

 

 

Comment l'introduction de l'hypothèque rechargeable et du prêt viager hypothécaire va t-elle redessiner le champ des crédits ?

 

Très clairement, les choses seront plus simples. Ces deux innovations, que sont l'hypothèque rechargeable et le prêt viager hypothécaire, découlent de la réforme de l'hypothèque du 23 mars 2006 qui vise à assouplir le fonctionnement de cette garantie et à faciliter ainsi le crédit aux particuliers ; ce qui permettra de réinjecter des liquidités dans l'économie.

 

L'hypothèque rechargeable permet ainsi de solliciter un nouvel emprunt sans entreprendre les démarches relatives à la prise d'une nouvelle hypothèque. Pourra donc être garanti un nouveau prêt aussi bien immobilier ou travaux que, grande nouveauté, dédié à des biens de consommation.

 

Ces réformes élargissent l'accès du crédit, incontestablement, il ne faut pas oublier, cependant, qu'il s'agit là de deux produits de niche qui ne seront donc pas proposés par tous les établissements.

 

 

 

Justement le Crédit Foncier a-t-il décliné dans son offre ces deux produits ?

 

Absolument.

 

Pour l'hypothèque rechargeable, nous avons développé pour nos clients une offre de crédit travaux qui utilise ou non le rechargement hypothécaire dans l'intérêt du client. Ainsi, il peut bénéficier :

 

- de prêts travaux hypothécaires en taux fixe ou taux révisables jusqu'à 20ans, utilisant soit le rechargement, soit une nouvelle garantie profitant de l'abaissement des coûts des hypothèques ;

 

- de prêts travaux sans garantie jusqu'à 35.000 euros et jusqu'à 15 ans.

 

S'agissant du prêt viager hypothécaire, le Crédit Foncier le proposera dans un avenir proche car il manque encore des textes d'application.

 

 

 

L'hypothèque rechargeable, qui permet d'utiliser la même garantie hypothécaire pour plusieurs prêts successifs ou simultanés, permettra-t- elle d'abaisser les coûts annexes des crédits et aura-t-elle une influence sur les taux des crédits ?

 

Une fois l'hypothèque rendue rechargeable, les frais de garantie des nouveaux emprunts seront nécessairement moindres. Mais surtout, la qualité de la garantie hypothécaire permettra d'obtenir des financements à des conditions très favorables.

 

Par ailleurs, le risque de sur-endettement devrait être réduit par ce dispositif.

 

L'hypothèque rechargeable s'inscrit dans une logique de confiance et de continuité entre un emprunteur et sa banque. Attiré par la perspective de taux attractifs dus à la garantie hypothécaire, l'emprunteur est incité à revenir vers la banque à l'origine de son prêt immobilier. Il y est déjà connu, la régularité de ses remboursements prouve son sérieux et permet d'apprécier au plus juste sa capacité d'endettement supplémentaire.

 

 

 

Le prêt viager hypothécaire s'adresse-t-il plus particulièrement à certaines catégories d'emprunteurs ?

 

Quel est le principe du prêt viager hypothécaire ? Permettre à un senior propriétaire d'obtenir une somme d'argent versée en une fois ou sous forme de rente viagère. C'est l'application d'une pratique anglo-saxonne, celle du "reverse mortgage", qui permet de solvabiliser des personnes âgées, propriétaires certes, mais avec peu de revenus, soit " House rich, cash poor ", et dont l'âge constituait un barrage à l'emprunt.

 

 

 

Propos recueillis par Bernard  Le Court

SOURCE :

 



 

 

 

 

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Mercredi 25 octobre 2006

Les Sofica 2006 bien moins intéressantes que les années antérieures 
Le nouveau barème de l'impôt sur le revenu qui sera appliqué pour les revenus de 2006  diminue la rentabilité des placements en Sofica.

 

 

 

L'intégration de l'abattement de 20% dans le barème d'imposition a pour effet mécanique de réduire la performance financière des placements en Sofica (société de financement du cinéma).

Les Sofica sont des sociétés qui investissent dans le cinéma l'argent récolté auprès de particuliers fortunés. Pour ces épargnants qui peuvent placer jusqu'à 18.000 euros par an dans une telle société, la déduction fiscale des sommes investies apporte l'essentiel de la rentabilité, puisque les sommes investies ne sont remboursées, en pratique, qu'à hauteur de 85% maximum.

 

 

 

Or la déduction accordée étant calculée sur le taux maximal d'imposition le fait de passer ce taux de 48,09% à 40% diminue mathématiquement le rendement, puisque, par exemple, pour 10.000 euros investis l'avantage fiscal n'est plus de 4.809 euros, mais simplement de 4.000 euros.

 

 

 

Le député Martin Lalande a bien essayé de présenter un amendement visant à modifier le régime fiscal des Sofica et à transformer la déduction du revenu en une réduction d'impôt, mais son amendement a été rejeté.

 

 

 

Le régime fiscal des Sofica 2006 restera donc le même que celui des Sofica 2005, à savoir une déduction des sommes investies du revenu global, mais avec un barème d'imposition moins favorable à cet investissement.

 

 

 

Cette année deux types de Sofica seront proposés :

 

 

 

- Celles qui autorisent une sortie à 5 ans, mais sans garantie de rachat. Il s'agit, par exemple, de la Sofica Uni Etoile 5 proposé par la Banque Palatine.

 

 

 

- Celles qui garantissent un remboursement à 8 ans d'au moins 80 % de l'investissement. Il s'agit, par exemple, de la Sofica Carimages 4 proposé par la Banque de Portzampac.

 

 

 

En supposant, au terme de 5 ans, un remboursement à hauteur de 75% du montant investi, les Sofica avec sortie à 5 ans donnent un rendement annuel légèrement supérieur à 4,60% pour un contribuable imposé dans la tranche de 40%. Les autres Sofica apportent un rendement annuel plus faible.

 

 

 

L'attractivité des Sofica est donc diminuée à cause de la baisse du taux marginal d'imposition.

 

 

 

En 2005, une quinzaine de Sofica avaient collecté 57 millions d'euros en faveur du cinéma. En 2006, les créations de Sofica seront certainement moins nombreuses. Les Sofica ne seront pas les seules à souffrir. Cette baisse aura, aussi, des répercussions sur d'autres mécanismes fiscaux, par exemple, les investissements immobiliers à usage locatif qui reposent, également, sur un mécanisme de déduction des revenus.

 

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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Mercredi 25 octobre 2006

L'analyse technique

 

 

 

 

 

L'analyse technique tente de déterminer les signaux d'achat ou de vente des actions en s'appuyant sur les cours de Bourse et les volumes de transactions. Cette méthode n'est toutefois pas scientifique. 

 

L'investisseur particulier n'a plus besoin aujourd'hui de procéder à la collecte fastidieuse des cours de Bourse et des volumes de transactions à l'issue de chaque séance. Avec les logiciels sous environnement Windows, il peut réaliser facilement son analyse graphique, grâce à une batterie d'indicateurs techniques, la mise à jour des données se faisant par liaison modem. 

 

- Chart : terme anglo-saxon pour désigner un graphique.

 

- Chartiste :

désigne par extension le spécialiste de l'analyse graphique. 

- Moyenne mobile :

c'est une moyenne arithmétique calculée sur une période de temps déterminée. Une moyenne à cinquante jours s'obtient en faisant la somme des cours de clôture des 50 dernières séances, somme divisée ensuite par 50. Elle est mobile en ce sens que, chaque jour, elle est recalculée sur les 50 dernières séances. Elle permet d'afficher une tendance à court terme (50 séances) ou à long terme (200 séances) et de donner des signaux d'achat ou de vente, lorsque la courbe des cours casse cette moyenne.

 

A l'inverse de l'analyse dite fondamentale, qui s'attache aux éléments comptables, financiers et industriels d'une société, l'analyse technique est un outil d'aide à la décision, fondé sur l'évolution des cours de Bourse et des volumes de transactions. Elle se sert donc du passé pour obtenir des signaux d'achat et de vente. Apparue dans les pays anglo-saxons et très employée aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, cette méthode commence à faire son chemin en France.

 

Comment procéder ? 

 

Dans un premier temps, il suffit d'observer l'évolution des cours d'un indice de référence (CAC 40, Nikkei, Dow Jones...), d'une action (française ou étrangère) ou d'une obligation, à partir de graphiques. Sur ces graphes, comme ceux que nous publions chaque semaine dans La VF (certains logiciels donnent aussi ce type d'informations), le temps est porté sur l'axe horizontal et les prix, c'est-à-dire les cours, sur l'axe vertical. Un graphique peut ainsi reproduire l'évolution à court ou à moyen terme d'un titre. Et les signaux seront utilisés, en conséquence, pour le court ou le moyen terme. 

 

Savoir dégager une tendance

 

Après avoir étudié les formes de la courbe, il s'agit dans un deuxième temps de dégager ou de « sentir » une tendance. Celle-ci sera haussière si les creux et les sommets sont graduellement plus hauts. A l'inverse, une tendance sera baissière si les creux et les sommets sont graduellement plus bas (plus délicat, la courbe des cours peut également s'inscrire dans une tendance horizontale). Sur une période de temps qu'il aura lui-même établie, le « chartiste » tracera sur le graphique des droites dites de support ou de résistance. La droite de support reliera les deux points bas de la courbe et la droite de résistance les deux points hauts, formant un canal, haussier ou baissier, à l'intérieur duquel évoluera le titre.

 

Les signaux d'achat ou de vente 

 

Si, dans un canal de tendance haussière, la valeur casse à la baisse sa droite de support, l'analyse technique conseillera alors aux investisseurs de vendre le titre. Inversement, si, dans un canal de tendance baissière, la valeur franchit à la hausse sa droite de résistance, l'analyse conseillera alors d'acheter. Mais, bien entendu, ces signaux doivent être validés par les volumes de transactions. Un retournement de tendance sans volume n'aurait pas grande signification. Voilà pour les outils de base de l'analyse technique, mais il existe bien sûr une foule d'autres figures (biseaux, triangles, rectangles, doubles ou triples sommets, tête et épaules) qui permettent aux adeptes d'annoncer (à tort ou à raison) un prochain renversement de tendance – 

 

Les vagues d'Elliott

 

Développée dans les années 30 par l'Américain Elliott, cette méthode reprend des éléments de la théorie de Dow (l'inventeur du Dow Jones), selon laquelle les marchés ont des phases de flux et de reflux. Mais ces vagues, répétitives dans leur forme, ne le sont pas dans leur durée ni dans leur amplitude. A partir de là, Elliott a bâti une théorie qui s'appuie sur le nombre d'or (1,618). Une vague ascendante, qui s'est développée en cinquante jours, corrigera ainsi à la baisse en trente et un jours (50 : 1,618). Etant entendu que, dans un marché haussier, les cours évoluent en trois vagues de hausse, entrecoupées par deux vagues de baisse. Toute la difficulté est de savoir dans quelle vague on se trouve. L'un des grands « elliottistes » (nous tairons son nom) considérait ainsi que le krach d'octobre 1987 était le point de départ d'une vaste correction à Wall Street... 

 

Dossier supervisé par Pascale Besses-Boumard (Gestion collective) et Catherine Bozon (Bourse)  

 

En bleu, la moyenne mobile.

 

Graphique historique 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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