Boutique

RECOMMANDER

Mercredi 25 octobre 2006 3 25 10 2006 00:01

ABCbourse vous propose gratuitement, un cycle complet d'apprentissage de l'analyse technique.

 

 

 

 

 

 

 

Celui-ci aborde tous les principaux thèmes pratiqués dans la discipline et vous permet de progresser à votre rythme.

 

 

 

Les leçons sont organisées de façon concentrique de telle sorte qu'en les abordant une par une vous ne devriez pas rencontrer de difficultés de compréhension et de mise en oeuvre.

 

 

 

 

Par ailleurs, nous vous encourageons vivement à acquérir un logiciel d'analyse technique afin d'automatiser et stocker vos travaux graphiques et ainsi concentrer votre temps sur l'analyse.

 

 

 

Nous vous proposons les meilleurs logiciel du marché dans notre boutique en ligne, ce seront des compagnons idéaux pour se lancer dans cette discipline passionnante.

 

 

 

Dans un premier temps, vous pouvez également utiliser notre module graphique, ce dernier vous propose toutes les fonctions principales pour bien débuter.

 

 

 

Afin de vous perfectionner sur certains thèmes et mettre en pratique vos connaissances, nous vous encourageons à rejoindre le forum ABCbourse dans lequel dissertent débutants comme analystes chevronnés. Vous pourrez y partager votre expérience et participer aux groupes de travail thématiques qui y sont organisés.

 

 

 

 

 

 

 

Introduction
Comment lire les graphiques boursiers ?
Leçon 1 : Les Tendances
Leçon 2 : Les Moyennes Mobiles
Leçon 3 : La MACD
Leçon 4 : Les Bollingers
Leçon 5 : Le Stochastique
Leçon 6 : Les Chandeliers
Leçon 7 : Le RSI
Leçon 8 : Le Mouvement Directionnel
Leçon 9 : Les Volumes, 1ère partie
Leçon 10 : Les Volumes, 2ème partie
Leçon 11 : Le Parabolique SAR
Leçon 12 : Le Triangle
Leçon 13 : Méthode des points et figures
Leçon 14 : L'épaule-tête-épaule
Leçon 15 : Le Momentum
Leçon 16 : "Ease of Movement"
Leçon 17 : "Rate Of Change (ROC)"
Leçon 18 : Le CCI
Leçon 19 : Les "points pivots"

 

 

 

 

 

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 19:45

Les clubs d’investissement

 

 

 

 

 

 

 

Pour apprendre à gérer un portefeuille d'actions et d'obligations, rien de tel que de devenir membre d'un club d'investissement. Trente-six ans après leur création, ces « écoles de la Bourse » affichent une bonne santé.

 

 

 

 

 

 

 

À SAVOIR 

 

- La Fédération française des clubs d'investissement, fondée en 1968, se tient à votre disposition pour tout renseignement. Des statuts types et un logiciel de comptabilité peuvent également vous être fournis. 

 

FFCI : 39, rue Cambon, 75001 Paris. Tél. : 01 42 60 12 47 www.clubinvestissement.com 

 

FICHE TECHNIQUE

- Nombre de clubs : environ 18 000.

- Nombre de clubistes : environ 250 000.

- Actif moyen par club : 30 000 euros.

- Encours total géré : 550 millions d'euros.

- Nombre de membres par club : cinq personnes au minimum, vingt au maximum.

- Cotisations mensuelles : près de 90 % des clubs ont opté pour une cotisation uniforme de 63 euros.

- Durée de vie : ne peut dépasser dix ans 

 

Un club d'investissement est un groupe de personnes physiques qui, pour s'initier à la gestion boursière, constitue au moyen de versements échelonnés un portefeuille de valeurs mobilières (actions françaises ou étrangères, obligations classiques ou convertibles, bons de souscription, actions de sicav et parts de FCP). Celui-ci est géré collectivement par les membres du club, qui en partagent les revenus et les plus-values. Il existe ainsi des clubs masculins, féminins ou mixtes, des clubs constitués d'étudiants ou de retraités, des clubs réunissant des artisans, des commerçants ou des chefs d'entreprise. Des clubs d'élèves ou de mi-neurs peuvent aussi être créés sous certaines conditions. 

 

Comment les constituer ? 

Après avoir choisi la forme juridique (une convention d'indivision volontaire, dans la plupart des cas, ou, beaucoup plus rarement, une société civile à capital variable), les adhérents doivent rédiger et signer les statuts du club. Un modèle de comptabilité doit être adopté.

Enfin, un intermédiaire financier agréé (une entreprise d'investissement, une banque ou La Poste), auprès duquel un compte sera ouvert au nom du club, est désigné. Le club est alors officiellement constitué et les investissements peuvent commencer. Les intermédiaires ne réalisant les transactions qu'une fois le compte crédité. 

 

Comment fonctionnent-ils ?

Généralement mensuelles, les réunions permettent de décider de l'emploi des cotisations. Les décisions d'investissement sont prises à la majorité des membres présents ou représentés. Des réunions exceptionnelles peuvent être organisées pour décider d'une modification des statuts, de l'exclusion ou de l'admission d'un nouveau membre, ou encore de la révocation des membres du comité de direction. Dans un souci pédagogique, il est toléré que 10 % des opérations puissent être effectuées sur des produits spéculatifs (warrants, dérivés). En revanche, les opérations sur devises ou à découvert sont interdites. Le recours au SRD est toléré à hauteur de 30 % du portefeuille. 

 

Officiellement la durée de vie d'un club d'investissement ne peut dépasser dix ans. Dans les faits rien ne peut vous empêcher d'en ouvrir un autre au-delà de cette période sous une autre dénomination. Vous pouvez également le dissoudre avant ce délai si vous avez mentionné cette possibilité dans les statuts. 

 

Quelle fiscalité s'applique ?

Au regard de l'impôt, la situation des clubistes est la même que s'ils géraient directement leur portefeuille. Les dividendes et intérêts encaissés par le club sont obligatoirement distribués. Chaque membre doit ainsi déclarer sa quote-part des produits imposables perçus par le club et bénéficie des avantages fiscaux attachés aux actions (abattement sur les dividendes dans la limite de 1 220 euros par personne et de 2 440 euros pour un couple). Les plus-values réalisées dans le cadre de la gestion du club sont exonérées d'impôt. Celles réalisées à l'occasion du retrait d'un membre ou de la dissolution d'un club sont exonérées si le montant des cessions de valeurs mobilières est inférieur au montant fixé par la loi (15 000 euros depuis 2003). Si le seuil fatidique est franchi, les plus-values sont imposées au taux de 27 % - 

 

Internet facilite les contacts

Pour faciliter la création des clubs, la Fédération française des clubs d'investissement (FFCI) offre la possibilité de mettre sur son site Internet les annonces des clubs qui recherchent des membres et celles de personnes à la recherche d'un club. Elle propose par ailleurs des « chats » dédiés aux clubs. Les intéressés peuvent ainsi dialoguer en temps réel sur le site de la FFCI. Les discussions y sont totalement confidentielles puisque seuls les membres mentionnés par le président peuvent y participer. 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Paris, le 7 avril 2004

 

 Le dynamisme des clubs d’investissement 

Activité, montant des ordres et encours des portefeuilles en hausse sensible ; bonnes performances boursières ; plus grande maturité des clubs et des clubistes ; généralisation confirmée de l’usage d’Internet. Tels sont les principaux enseignements de la 7e enquête nationale sur les clubs d’investissement réalisée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Fédération française des clubs d’investissement (FFCI) en partenariat avec Euronext. 

Un dynamisme confirmé

L’éclatement de la bulle financière qui a vu l’indice CAC 40 chuter de plus de 54 % entre septembre 2000, date de son record historique, et septembre 2003, date de clôture de l’enquête, a eu un impact certain sur le rythme de création de clubs d’investissement qui s’est considérablement ralenti : 27 % des clubs existants au 30 septembre 2003 ont été créés depuis début 2001 contre plus de la moitié pour la période 1998-2000. Il en résulte un allongement de la moyenne d’âge des clubs qui passe de deux ans en 2000 à cinq ans en 2003. Même impact sur celle des clubistes dont 53 % appartiennent à la tranche d’âge des plus de 55 ans.

Si la conjoncture défavorable a poussé les clubs à modifier leur stratégie d’investissement, ils ont su profiter de la reprise des marchés qui s’est engagée à partir de la mi-mars 2003. Ainsi, depuis 2000, les cotisations mensuelles forfaitaires moyennes (89 % des clubs) sont passées de 60 à 63 euros. Le montant moyen des ordres a, lui aussi sensiblement augmenté à 1 945 euros contre 1 534 euros trois ans plus tôt. L’activité s’est également nettement redressée : après un creux à
20 ordres en 2002, les clubs ont passé en moyenne plus de 13 ordres sur le seul premier semestre 2003. 

Diversification et concentration

Ce regain d’activité s’est accompagné d’une plus grande diversification puisque le portefeuille type comprend 14 lignes contre 10 lignes en 2000 et 11 lignes en 1996. L’essentiel de l’encours des clubs reste principalement investi en actions (93,8 %) dont la quasi totalité (97,7 %) est négociée sur Euronext Paris. L’évolution des marchés depuis 2000 a amené les trois quarts des clubs d’investissement à modifier leur stratégie d’investissement vers une plus grande sélectivité des valeurs et moins axée sur les TMT.

Pourtant, le portefeuille moyen reste fortement concentré sur quelques titres : les trois valeurs les plus importantes concentrent 38 % des montants gérés avec une convergence des choix vers une quinzaine de sociétés sur les 180 valeurs détenues, avec une nette préférence envers Alcatel, Carrefour, L'Oréal et Alstom. 

De meilleures performances que les marchés d’actions

En phase de forte correction boursière, les performances enregistrées par les clubs sont en moyenne 2,5 fois supérieures à celles du CAC 40 (-13,46 % contre
-33,7 %). Néanmoins, des disparités sont observées entre les clubs : dans ce contexte, 20 % des clubs ont enregistré des performances annuelles 2002 positives contre pour 10 % d’entre eux des pertes de plus de 40 %.

Le rebond boursier a également plus profité aux clubs d’investissement qu’au marché en général avec des performances de +25 % pour les clubs contre +2 % pour le CAC 40 (entre le 1er janvier et fin septembre 2003). Sur cette période, 49 % des clubs ont enregistré des performances boursières comprises entre +10 et +30 %.

 

Utilisation d’Internet en hausse

Enfin, la 7e enquête consacre le rôle d’Internet comme outil de fonctionnement et d’information des clubs d’investissement.

Certes, les banques restent le principal interlocuteur des clubs mais 53 % de leurs membres passent leurs ordres sur Internet contre 34 % en 2000. En outre, si la presse écrite demeure leur source d’information prépondérante, 65 % utilisent Internet de façon régulière. 

Cette étude, réalisée entre octobre et décembre 2003 à partir d’un échantillon représentatif de 376 clubs regroupant 4 440 actionnaires individuels, a pour objectif d’apprécier l’évolution de leur profil, leur mode de fonctionnement et d’information. 

Pour en savoir plus : www.amf-france.org, www.clubinvestissement.fr,

www.euronext.com

ource :           FFCI – tél. 01 42 60 12 47

                        AMF – Service de la communication – tél. 01 53 45 60 34/28

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 18:51

Warrant, mode d’emploi

 

 

 

 

 

Les warrants, commercialisés par les grands établissements financiers, permettent aux investisseurs avertis de profiter de la volatilité du marché, à la hausse comme à la baisse, pour augmenter les performances d'un portefeuille.  

 

Les warrants sont des valeurs mobilières de type optionnel qui offrent le droit d'acheter ou de vendre un actif support (action, devise, indice boursier, pétrole) à un prix d'exercice fixé, jusqu'à une date donnée (échéance).  

 

Contrairement aux bons de souscription émis par les sociétés et aux options émises par Euronext et négociées sur le Monep, le warrant est émis par un établissement financier qui en assure la diffusion et la cotation. 

 

Après un timide démarrage en 1993, le marché des warrants a pris son essor au printemps 1999, les volumes d'échanges ayant été alors multipliés par plus de 20 par rapport à ceux connus six ans plus tôt. L'année 2000 fut une très bonne année, grâce à la forte hausse de la volatilité au moment de la bulle technologique. 

 

Gagner à la baisse

 

Même si le volume de transactions des warrants profite souvent de la hausse des indices, il faut savoir que ces valeurs permettent de gagner à la hausse (en achetant des call warrants ) comme à la baisse (avec des put warrants ). A la différence d'une option, un warrant ne peut être vendu à découvert, c'est-à-dire si on ne l'a pas en portefeuille. 

 

Le prix d'exercice est un critère de choix : on sélectionne un warrant éloigné de son sous-jacent (hors de la monnaie) ou égal au spot (à la monnaie) ou encore au-dessus du cours du sous-jacent (dans la monnaie) dans le cas d'un put, ou au-dessous dans le cas d'un call . Il est évident que plus le prix d'exercice est éloigné du cours de son sous-jacent, plus le risque est élevé, plus la prime sera infime. Mais prévoir une fluctuation positive ou négative du sous-jacent choisi n'est pas suffisant. Il est impératif d'envisager clairement un objectif de cours par l'achat d'un call, si vous envisagez la hausse, ou par celui d'un put , si vous prévoyez une baisse. 

 

Le deuxième critère décisif est la valeur temps, déterminée par l'échéance, appelée aussi maturité. Plus l'échéance est éloignée, plus longtemps durera votre warrant, plus la prime sera élevée. En contrepartie, le risque sera nettement diminué. En revanche, plus l'échéance est rapprochée, plus la valeur temps s'efface.  

 

A échéance, la seule valeur sera la valeur intrinsèque. Elle représente la différence entre le cours du spot et le prix d'exercice. Pour que la prime se valorise si vous choisissez un warrant hors de la monnaie avec une échéance moyenne, il est nécessaire que le sous-jacent évolue rapidement dans la direction attendue. S'il est à la monnaie, avec la même échéance, on dispose de plus de temps pour atteindre l'objectif attendu. D'autant que ce warrant peut se retrouver ensuite dans la meilleure position possible : dans la monnaie. On bénéficie alors à la fois de la valeur temps et de la valeur intrinsèque –

 

À SAVOIR  

 

-          La parité détermine le nombre d'actions sur la base desquelles sera calculée votre plus-value si le cours du spot (sous-jacent) a dépassé le cours du strike (prix d'exercice) à échéance. 

 

LEXIQUE

A la monnaie

Un warrant est à la monnaie lorsque le cours de l'action sous-jacente est très proche du prix d'exercice. Un call warrant est hors de la monnaie si le cours du sous-jacent est inférieur au strike (ou s'il est supérieur dans le cas d'un put warrant). Il est dans la monnaie si le cours est supérieur au strike (ou s'il est inférieur, pour un put). 

 

L'actif sous-jacent est le support (action, indice, devise) sur lequel porte le warrant. 

 

Le delta d'un warrant est sa variation en euros pour une variation de 1 euro du sous-jacent. 

 

Prix d'exercice 

 

C'est celui auquel le détenteur du warrant peut acheter (call) ou vendre (put) le sous-jacent. 

 

Valeur temps

C'est la valeur d'un warrant « à » ou « hors de la monnaie ». Elle dépend de la volatilité et du temps restant avant échéance. Pour un warrant « dans la monnaie », s'ajoute une valeur intrinsèque. 

 

Garder une marge de sécurité

Il est important de choisir des warrants dotés d'une échéance bien plus éloignée qu'il ne paraît nécessaire. C'est une protection, au cas où le mouvement sur l'actif sous-jacent ne se produirait pas aussi vite que prévu. 

 

Si Alcatel vaut 13 euros et que vous tablez sur une hausse du titre d'environ 10 %, vers 14,50 euros dans un délai de six semaines, choisir un call doté d'une durée à peine supérieure (deux mois, par exemple) à l'attente du rebond anticipé est fortement déconseillé. Même si le scénario se réalisait dans le délai imparti, l'érosion de la valeur temps du warrant affecterait fortement la prime au fur et à mesure que l'échéance approcherait. La prime pourrait donc diminuer malgré la réalisation de votre scénario. Le bon choix est ici un call de prix d'exercice proche du cours de l'action (14 euros) et d'une durée de vie de quatre mois au moins.

LEXIQUE

 

- Echéance

 

Date à laquelle expire le warrant.

 

- Élasticité

 

C'est l'effet de levier du warrant. Si l'élasticité est de 8, sa variation sera, en pourcentage, 8 fois supérieure à celle de l'actif sous-jacent.

 

- Parité

 

C'est le nombre de warrants correspondant à une action.

 

- Pricer

 

Cela permet de calculer le cours futur du warrant, selon les objectifs sur le support.

 

 

- Quotité

 

Nombre minimal de warrants qu'il faut acheter (elle est de 1 000).

 

- Prime

 

Un warrant est négocié moyennant le paiement d'une prime représentant son prix à l'unité, à multiplier par la quotité

 

 

 

 

 

Dossier supervisé par Pascale Besses-Boumard (Gestion collective) et Catherine Bozon (Bourse)  

 

Source : Site de conseils boursiers

  

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 15:46

Afin d'assurer une meilleure protection des investisseurs, la loi de sécurité financière du 1er août 2003 a renforcé le cadre du démarchage de produits bancaires ou financiers en définissant de manière plus stricte :

 

 

les conditions de vente lors du démarchage ;

 

 

le statut des personnes habilitées à faire du démarchage ;

 

 

les obligations des démarcheurs.

 

 

• Qu'est-ce que le démarchage bancaire ou financier ?

 

 

Il y a démarchage bancaire ou financier dès lors que vous êtes contacté(e), par quelque moyen que ce soit, pour vous proposer :

 

 

la réalisation d'une opération sur instruments financiers (ex. actions, obligations, actions de SICAV ou parts de FCP, instruments financiers à terme, etc.) ;

 

 

la réalisation d'une opération de banque ou d'une opération connexe (ex.: opération de change, opération sur or, conseil et assistance en matière de gestion financière, etc.)  ;

 

 

la fourniture de services d'investissement ou de services connexes (ex.: réception-transmission d'ordres, négociation pour compte de tiers, gestion de portefeuille, etc.) ;

 

 

la réalisation d'une opération sur biens divers (ex. : souscription de rente viagère, etc.) ;

 

 

la fourniture d'une prestation de conseil en investissement.

 

 

Cette prise de contact (physique, courrier, électronique ou postal, ou téléphone) peut se faire à votre domicile, sur votre lieu de travail ou dans tout autre endroit non destiné à la commercialisation de produits financiers.

 

 

Par exemple, vous êtes abordé(e) alors que vous faites vos courses dans un centre commercial : c'est du démarchage. Mais si on vous propose, alors que vous êtes dans une banque, de souscrire à l'un de ces produits, ce n'est plus du démarchage.

 

 

De même, si vous recevez un courrier postal, électronique ou un appel téléphonique d'une banque dont vous n'êtes pas client, c'est du démarchage, en revanche, vous recevez une proposition par courrier postal, électronique ou un appel téléphonique de votre banque, ce n'est pas du démarchage, à moins que les produits ou services qu'elle vous propose ne correspondent pas (à raison des caractéristiques, risques, ou des montants) à vos habitudes d'investissement.

 

 

• Les produits interdits au démarchage bancaire ou financier

 

 

Tous les produits ne peuvent pas faire l'objet de démarchage. Ainsi, les produits suivants sont interdits au démarchage  :

 

 

les produits dont le risque maximum n'est pas connu au moment de la souscription ou pour lesquels le risque de perte est supérieur au montant de l'apport financier initial (par exemple : la vente d'options de vente : "put"), à l'exception :

 

 

des parts de SCPI dont le risque est limité à la perte de la part ;

 

 

des produits entrant dans le cadre d'une opération normale de couverture à condition que les produits soient proposés exclusivement à des personnes morales ;

 

 

les produits non autorisés à la commercialisation sur le territoire français ;

 

 

les fonds communs d'intervention sur les marchés à terme (FCIMT) ;

 

 

les fonds communs de créance (FCC) ;

 

 

les instruments financiers qui ne sont pas négociés sur les marchés réglementés (ex. : actions de sociétés inscrites sur le marché libre) ou sur les marchés étrangers reconnus (ex. actions de sociétés cotées sur le NASDAQ).

 

 

• Les personnes autorisées à faire du démarchage bancaire ou financier

 

 

Les établissements suivants :

 

 

les établissements et organismes de crédit (ex. une banque) ;

 

 

les entreprises d'investissement (ex. une société de gestion de portefeuille, une société de bourse) ;

 

 

les entreprises d'assurance ;

 

 

la Banque de France ;

 

 

les services financiers de La Poste ;

 

 

l'Institut d'émission des départements d'Outre-mer ;

 

 

l'Institut d'émission d'Outre-mer ;

 

 

la Caisse des dépôts et consignations ;

 

 

les sociétés de capital-risque (exclusivement pour les produits qu'elles émettent) ;

 

 

les conseillers en investissements financiers (exclusivement pour le démarchage portant sur du conseil en investissements financiers) ;

 

 

les établissements équivalents agréés dans un autre Etat membre de la Communauté européenne et habilités à intervenir sur le territoire français.

 

 

Les salariés de ces établissements

 

 

Les organismes décrits ci-dessus peuvent désigner en leur sein des salariés en qualité de démarcheurs.

 

 

Les personnes mandatées par ces établissements et les salariés de ces personnes mandatées

 

 

Les établissements décrits ci-dessus peuvent également donner mandat à des personnes physiques ou morales (qui peuvent à leur tour mandater des démarcheurs personnes physiques) agissant pour leur compte.

 

 

Qu'est-ce que le mandat ? A quoi sert-il ?

 

 

Le mandat est un contrat conclu entre une société (le mandant) qui autorise une personne physique ou morale (le mandataire) à démarcher certains produits et services. Le mandat est nominatif. Dans le cas d'un mandataire personne morale, le mandat est au nom de la personne morale mandataire et non à celui de ses salariés. Le mandat mentionne la nature des produits et des services que le démarcheur est autorisé à vous offrir et les conditions dans lesquelles il peut vous les proposer. Un démarcheur peut recevoir plusieurs mandats de plusieurs entreprises. La durée du mandat est de deux ans renouvelable.

 

 

• Les obligations des démarcheurs ?

 

 

La personne qui vous démarche doit impérativement :

 

 

être enregistrée dans le fichier des démarcheurs

 

 

Tout démarcheur doit être enregistré dans un fichier des démarcheurs consultable sur internet. Ce fichier recense tous les démarcheurs habilités, c'est-à-dire :

 

 

tous les salariés et employés des établissements autorisés à faire du démarchage (cf. ci-dessus) pour le compte de leur employeur ;

 

 

tous les mandataires, personnes morales et personnes physiques, autorisés à faire du démarchage (cf. ci-dessus).

 

 

Ce fichier vous permet, dès lors que vous êtes démarché, de vérifier que la personne qui vous démarche est bien habilitée. Il est consultable sur le site internet https://www.demarcheurs-financiers.fr. Vous pouvez également y accéder via le site internet de l'AMF, rubrique "CIF et démarcheurs". Si vous ne disposez pas de connexion à internet, contactez l'AMF au 01.53.45.60.00.

 

 

détenir une carte de démarcheur

 

 

Le démarcheur qui vous propose un produit ou un service bancaire ou financier en se déplaçant à votre domicile, sur votre lieu de travail ou dans des lieux non destinés à la commercialisation des produits, doit impérativement être titulaire d'une carte de démarcheur. Cette carte est délivrée par la société pour le compte de laquelle il démarche et comporte les informations suivantes :

 

 

le nom, prénom, adresse professionnelle, photo et signature du démarcheur ;

 

 

la dénomination et l'adresse du siège social de la société pour le compte de laquelle il démarche ;

 

 

la signature d'un représentant qualifié de la personne morale pour le compte de laquelle le démarcheur agit ;

 

 

le numéro d'enregistrement du démarcheur ;

 

 

la nature des opérations et services que le démarcheur est autorisé à vous proposer ;

 

 

la date de fin de validité de la carte.

 

 

Toutes les autres informations sont interdites.

 

 

Cette carte est délivrée pour une durée de deux ans. Lorsque le démarcheur est salarié d'un établissement autorisé à faire du démarchage (cf. ci-dessus), la durée de validité de sa carte de démarcheur est portée à trois ans.

 

 

Cette carte doit vous être présentée lors de toute prise de contact.

 

 

De plus, une double obligation d'information pèse sur les démarcheurs :

 

 

s'informer de votre situation financière, de votre expérience et de vos objectifs en matière de placement ou de financement ;

 

 

vous informer de manière claire et compréhensible sur les produits ou services qu'il vous propose.

 

 

Il doit également vous communiquer par écrit :

 

 

ses nom, adresse professionnelle et numéro d'enregistrement ;

 

 

le nom, l'adresse de la (ou des) personne(s) morale(s) pour le compte de laquelle (desquelles) il agit ;

 

 

les documents d'information particuliers relatifs aux produits, instruments financiers et services proposés requis par les dispositions législatives ou réglementaires en vigueur ;

 

 

les conditions et les modalités selon lesquelles le contrat sera conclu, en particulier le lieu et la date de la signature de ce contrat. En effet, le démarcheur n'a pas le droit de signer le contrat. Un rendez-vous sera donc fixé entre vous et la société pour le compte de qui il agit afin de signer ce contrat ;

 

 

l'information relative à l'existence ou l'absence d'un droit de rétractation ainsi que ses modalités d'exercice.

 

 

En revanche, il ne doit pas :

 

 

vous proposer des produits, instruments financiers et services autres que ceux pour lesquels il a reçu mandat et qui figurent sur sa carte de démarcheur ;

 

 

signer de contrat au nom et pour le compte de l'entreprise pour le compte de qui il agit.

 

 

Il lui est également interdit de vous demander de l'argent (espèces, chèques, ou tout autre moyen de paiement).

 

 

• Vos droits lorsque vous êtes démarché(e) ?

 

 

Un délai de rétractation de 14 jours  :

 

 

Vous disposez, à compter de la date de réception du contrat signé par vous et la société, d'un délai de 14 jours pour vous rétracter, sans pénalité et sans avoir à justifier votre décision.

 

 

Lorsque vous exercez votre droit de rétractation, vous n'êtes pas tenu(e) de verser des frais ou commissions de quelque nature que ce soit. Vous devez toutefois payer le prix correspondant à l'utilisation du produit ou du service fourni entre la date de la conclusion du contrat et la date à laquelle vous avez exercé votre droit de rétractation.

 

 

L'exécution des contrats portant sur les services de conservation ou d'administration d'instruments financiers et de gestion de portefeuille pour le compte de tiers est différée pendant la durée du droit de rétractation.

 

 

Un délai de réflexion de 48 heures :

 

 

Pour certains produits ou services financiers (ex. SICAV et FCP, réception/transmission/exécution d'ordres pour le compte de tiers), ce délai de rétractation ne s'applique pas. Dans ce cas, vous disposez seulement d'un délai de réflexion de 48 heures.

 

 

Il repousse la date de votre engagement afin de vous permettre de mûrir votre décision pendant deux jours.

 

 

Il court à compter de la remise des documents d’information relatifs aux produits/services pour lesquels vous avez été démarché. Si l'expiration du délai tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, le délai est reporté au premier jour ouvrable suivant.

 

 

Exemple : vous obtenez les documents d'information le samedi, ce délai court à compter du lundi suivant (si ce n'est pas un jour férié, dans ce cas il court à compter du mardi).

 

 

Le contrat ne pourra pas être exécuté tant que ce délai ne sera pas passé et que vous n’aurez pas formulé votre consentement. Une fois ce délai de 48 heures passé et votre consentement donné, vous ne pouvez plus vous rétracter.

 

 

Exemple : imaginons que vous êtes démarché pour acheter des actions de la société X un samedi. L’ordre d’achat ne pourra être donné qu’à partir du mercredi et après que vous ayez formulé votre accord.

 

 

• Les réflexes que vous devez avoir lorsque vous êtes démarché(e)

 

 

Le démarcheur a des obligations, vous avez des droits. Afin d'investir en sécurité, vous devez toutefois respecter certaines règles élémentaires de prudence.

 

 

Lorsque vous êtes démarché :

 

 

Vérifiez que le démarcheur est habilité en lui demandant sa carte (s'il ne l'a pas déjà montrée) et pensez à regarder la date de validité de cette carte.

 

 

Vérifiez que le produit qui vous est proposé est bien autorisé à la commercialisation. La page "mises en garde", recensant les offres illicites ou illégales, est à votre disposition.

 

 

Notez ses coordonnées et son numéro d'enregistrement dans le fichier des démarcheurs. Ils vous permettront de le rappeler si vous avez des questions à lui poser et de vérifier qu'il est bien habilité à vous démarcher pour les produits qu'il vous a proposés.

 

 

Demandez des explications sur ce que vous ne comprenez pas. Vous avez le droit de ne pas être un spécialiste. Le démarcheur a, de toute façon, l'obligation de vous informer de manière claire et compréhensible sur les produits ou services qu'il vous propose.

 

 

S'il ne vous les remet pas spontanément (ce qu'il doit faire), demandez-lui les documents d'information relatifs aux produits qu'il vous propose (cf. ci-dessus).

 

 

Faites-vous confirmer par écrit le lieu, la date et l'heure du rendez-vous fixé pour la signature du contrat.

 

 

Faites-vous confirmer par écrit également la nature du droit que vous avez, à savoir droit de rétractation ou droit de réflexion.

 

 

Et surtout, ne signez aucun papier et ne versez pas d'argent (espèces, chèque, numéro de carte bancaire, etc.) le jour où vous êtes démarché.

 

 

 

 

 

Une fois le démarcheur parti :

 

 

Vérifiez sur le fichier des démarcheurs que le démarcheur est bien enregistré et qu'il est bien habilité à vous proposer les produits dont ils vous a parlé.

 

 

Lisez consiencieusement les documents qu'il vous a remis (prospectus, brochures, contrats...).

 

 

S'il y a des choses que vous ne comprenez pas, contactez-le ou contactez la société pour le compte de qui il agit, afin de demander des précisions.

 

 

Si votre décision n'est pas prise, accordez-vous un délai pour relire et réfléchir.

 

 

Dans tous les cas, votre signature vous engage. Informez-vous et réfléchissez avant de signer.

 

 

Une fois le contrat conclu :

 

 

Si vous constatez un problème concernant l'information donnée, l'exécution d'un ordre (délais, contenu), etc. contactez la société avec laquelle vous avez signé le contrat. Le démarcheur ne vous sera d'aucune aide.

 

 

Si vous n'êtes pas satisfait(e) de la réponse apportée, matérialisez votre mécontentement en écrivant à la société en question.

 

 

Si le désacord persiste, vous pouvez contacter le médiateur de l'AMF.

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus :

 

 

fichier des démarcheurs

 

 

code monétaire et financier (articles L. 341-1 à L. 341-17, L. 342-1 à L. 342-3, L.353-1 à L. 353-4 )

 

 

décret 2004-1019 du 28 septembre 2004 relatif au démarchage bancaire ou financier

 

 

décret 2004-1018 du 28 septembre 2004 relatif au fichier des personnes habilitées à exercer une activité de démarchage bancaire ou financier

 

 

arrêté du 28 septembre 2004 relatif à la carte de démarcheur bancaire ou financier.

 

 

 Haut de page

 

 

Mise à jour : 13 avril 2005

 

 

 

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 07:14

Les sicav et FCP luxembourgeois

 

 

 

Les fonds inscrits dans le Grand-Duché offrent une diversité imbattable, car de nombreuses sociétés de gestion, anglo-saxonnes notamment, y ont élu domicile. Mais il ne faut plus en attendre ni avantages fiscaux ni performances extraordinaires.

 

L'épargnant français a-t-il intérêt à souscrire des fonds luxembourgeois ? Oui, mais pas pour les raisons attendues ! Le souscripteur ne bénéficiera d'aucun avantage fiscal particulier, tandis que les performances des produits, qu'ils soient français ou luxembourgeois, sont assez semblables. En revanche, les fonds luxembourgeois sont intéressants pour qui veut diversifier son portefeuille avec des produits de niche et parfois plus pointus que ceux que l'on trouve en France. Parmi eux, on citera les fonds Internet asiatiques et ceux de petites et moyennes capitalisations japonaises ou chinoises de la sicav Sogélux (47 compartiments) à la Société générale.

 

 

 

Un choix très important

 

La profusion et la variété des fonds luxembourgeois s'expliquent en grande partie par l'affluence dans ce pays de sociétés de gestion internationales. Celles-ci apprécient la souplesse législative du Grand-Duché, beaucoup plus flexible que le système français, qui veut protéger son marché. La France est d'ailleurs un des derniers pays à intégrer la troisième directive européenne, qui élargira la gamme des produits disposant d'un passeport européen aux fonds monétaires, et notamment aux fonds de fonds. Le Grand-Duché sert de tête de pont à la commercialisation, en Europe, de produits venus du monde entier. Il attire des noms comme JP Morgan Fleming, le Crédit suisse, mais aussi toutes les banques françaises avec des fonds luxembourgeois, parfois directement reproduits sur leur gamme nationale. Une offre acces-sible à tout investisseur français dès lors qu'il remplit les formalités d'usage auprès de l'administration fiscale.

 

La souplesse de la réglementation et l'efficacité de la place financière du Luxembourg en ce qui concerne le back office font qu'aujourd'hui le Grand-Duché occupe la deuxième place en matière d'encours gérés en Europe.

 

 

 

Les fonds à compartiments

 

L'autre avantage des produits luxembourgeois est de permettre l'accès à une large gamme de fonds à compartiments, dits aussi « fonds parapluie ». Ceux-ci présentent de sérieux atouts, le premier d'entre eux étant la souplesse. Ces sicav, dans lesquelles se juxtaposent plusieurs dizaines de fonds indépendants les uns des autres, permettent d'arbitrer entre les compartiments et ainsi de réallouer son portefeuille à tout moment. Le tout sans changer de sicav, donc avec des frais le plus souvent réduits. Si la France autorise depuis 1998 leur commercialisation, peu de produits luxembourgeois ont été reproduits en droit français. En outre, la législation française n'autorise pas l'application de classes de tarification différente selon le type de clientèle (particulière ou institutionnelle). Pourtant, hormis quelques exceptions, les frais des sicav luxembourgeoises ne sont pas inférieurs à ceux des fonds français.

 

 

Combien coûtent-ils ?

 

Les frais d'entrée sont de 5 % en moyenne, les frais de sortie sont nuls dans la plupart des cas. Les frais de gestion sont légèrement plus lourds (1,3 % selon Fitzrovia International), et surtout moins transparents qu'en France. Pour les fonds parapluie, les frais d'entrée peuvent varier en fonction du compartiment : respectivement 5 et 3 % au maximum pour les actions et pour les obligations. En outre, inutile de passer par un courtier en ligne pour alléger l'addition. Ceux-ci ne commercialisent pas le fonds parapluie dans son intégralité, mais compartiment par compartiment, comme une sicav ordinaire. Par conséquent, l'investisseur acquittera de nouveaux frais dès lors qu'il voudra pratiquer un arbitrage (15 euros à l'achat puis à la revente chez Symphonis, de 0,5 à 2 % chez Véga Finance).

 

 

 

À SAVOIR

 

- A partir du 1er janvier 2005, les fonds luxembourgeois investis en actions européennes seront éligibles au PEA. L'offre va donc s'étoffer considérablement, ce qui est une bonne nouvelle pour les souscripteurs. Il conviendra cependant de rester vigilant sur les frais de ces fonds qui, d'une manière générale, sont moins transparents que les fonds de droit français

 

 

 

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 05:50

Le cercle des gérants

BOURSE - 

L'Europe va dans la bonne direction 

Quatre grands gérants affichent leur sérénité sur les actions européennes.

Où va l'Europe ? Celle de la Bourse, ce qui ne préjuge rien de l'autre, va dans la bonne direction. C'est la conviction raisonnée partagée par les quatre grands gérants, tous experts en valeurs européennes, réunis le 24 octobre à l'initiative de Louvre Gestion et des " Echos ". Il s'agit de Laurent Dobler, spécialiste des valeurs européennes chez Comgest, Guillaume Laconi, gérant valeurs moyennes européennes chez Neuflize OBC Asset Management, Isabel Lévy, directrice de la gestion chez Metropole Gestion, et Estelle Ménard, gérante actions européennes chez Crédit Agricole Asset Management. Voici leurs (bonnes) raisons de croire aux actions européennes pour les mois qui viennent. Et lesquelles... car, pour eux quatre, le " stock picking " (le cas par cas) reste de rigueur.


Quelles sont les perspectives de croissance aux Etats-Unis et quelles sont leurs conséquences pour l'Europe ?


ISABEL LÉVY.- Les marchés sont de nouveau très hauts depuis le creux de 2003 et il semble qu'ils ont bien surmonté les perturbations du mois de mai 2006, qui faisaient craindre un effondrement de la croissance américaine. Je constate que les investisseurs à long terme sont confrontés à des taux longs qui restent très bas, même s'ils ont connu une récente remontée. Ces taux ne rendent pas attrayants les investissements à long terme dans les obligations. Les actifs immobiliers américains sont actuellement au plus haut et commencent à baisser. La situation commence donc à ressembler à celle qui prévaut en Europe, l'Allemagne exceptée. Avec le Japon, l'Allemagne est l'un des rares pays au monde où l'immobilier n'est pas à son plus haut niveau. Avec la croissance des bénéfices des sociétés en 2005 et 2006, les actions restent les placements les plus intéressants pour les investisseurs de long terme.


ESTELLE MÉNARD.- La croissance économique est massivement stimulée par les pays émergents, et notamment la Chine. Les craintes concernant la croissance américaine ont été exagérées à la baisse et les turbulences de mai 2006 ont bien été digérées par les marchés. Les perspectives européennes portent à l'optimisme et les indicateurs macroéconomiques se sont stabilisés à de hauts niveaux. De ce fait, les marchés d'actions ne devraient pas être affectés négativement. A notre sens, les actions restent attractives par rapport à d'autres investissements. Les multiples de valorisation sont raisonnables, les résultats des entreprises restent bien orientés, les liquidités sont importantes et elles sont en attente d'investissements. Tous ces éléments sont positifs pour les marchés d'actions.


LAURENT DOBLER.- Nous ne faisons pas de prévisions macroéconomiques. Nous constatons simplement que les PNB mondiaux ont progressé de manière anormalement longue, durant treize trimestres consécutifs. Le consommateur américain, qui a été au coeur d'une sorte de relance keynésienne mondiale, semble donner des signes d'essoufflement et j'espère que ce ralentissement restera doux. Nous restons prudents en ce qui concerne les cycles. Il est vrai que les marchés d'actions semblent moins chers, néanmoins, les marges restent à des niveaux historiquement très élevés. Il est donc probable que la croissance s'amoindrira et il importera alors de se montrer plus sélectif.


Les flux d'investissement semblent actuellement favorables et la période de décembre à février devrait être belle. Cela vous incite-t-il à accroître votre taux d'investissement durant cette période ?


LAURENT DOBLER.- Le style " croissance " n'a pas été très populaire depuis 2002 et nous n'avons pas de problème de valorisation. Les titres ont plutôt fait moins que leurs bénéfices. En 2002, nous étions à 26 fois les bénéfices contre 19,5 fois aujourd'hui. Les évaluations de titres de croissance ne nous posent donc pas de souci majeur. En ce moment, les PER qui sont supérieurs à 20 fois sont jugés chers. Cette mode nous convient, car cela nous permet d'acheter plutôt bon marché des entreprises qui connaissent de forts développements et qui mériteraient des PER supérieurs.


Quel est votre taux d'investissement ?


LAURENT DOBLER.- Notre taux d'investissement est proche de 100 %.


GUILLAUME LACONI.- Le nôtre est de 90 %.


ISABEL LÉVY.- Notre taux d'investissement est d'environ 93 %. Nous ne travaillons pas comme " allocateurs " d'actifs mais comme purs " producteurs " d'actions. La saisonnalité et les flux n'influencent pas nos processus de gestion.


ESTELLE MÉNARD.- Au sein de l'équipe thématique Europe, le taux d'investissement est de 100 %.


Pourriez-vous nous indiquer quels sont vos secteurs de prédilection aujourd'hui ?


ESTELLE MÉNARD.- S'agissant des portefeuilles européens sur lesquels l'équipe gère l'allocation sectorielle, nous raisonnons en termes de macro-secteurs et distinguons les secteurs défensifs, les secteurs cycliques et les valeurs financières. Depuis un mois environ, nous nous repositionnons sur les secteurs cycliques, et notamment les valeurs industrielles dont nous pensons qu'elles présentent un intérêt grandissant en matière d'appréciation des cours de Bourse. Ce repositionnement s'effectue au détriment de certaines valeurs défensives, comme la consommation courante et la distribution. Ainsi, nous sous-pondérons les secteurs défensifs, avec néanmoins une préférence pour les services publics et sommes neutres sur le secteur de la pharmacie.


ISABEL LÉVY.- Notre approche n'est absolument pas sectorielle. Nous travaillons titre par titre, de manière " bottom-up ", ce qui nous a progressivement conduits à délaisser les valeurs cycliques dans leur ensemble. Nous ne travaillons pas non plus selon une approche géographique. Aujourd'hui, a posteriori, nous sommes globalement absents des valeurs pétrolières, des valeurs liées aux matières premières et des " utilities ". Nous jugeons que les valorisations de ces sociétés sont exagérées.


LAURENT DOBLER.- Comgest n'a pas non plus une approche sectorielle. Nous recherchons des franchises dans des domaines qui se développent, ce que nous appelons nos " méga-trends ". Afin de tirer parti du vieillissement de la population occidentale, nous nous intéressons à la pharmacie, à la cosmétique et à la nutrition. Nous avons également identifié des opportunités dans l'" outsourcing " (Sodexho pour la restauration collective et Securitas pour la sécurité) et dans le domaine du " low cost ", notamment (Ryanair dans le transport aérien et Iliad dans les accès haut débit bon marché).


GUILLAUME LACONI.- Nous gérons un fonds de " stock-picking " et nos mouvements sectoriels découlent avant toute chose des choix de valeurs que nous effectuons titre par titre. Aujourd'hui, nous sommes encore relativement présents sur les valeurs dites industrielles.


Pourriez-vous nous parler de quelques-uns des investissements que vous réalisez en ce moment et nous donner les noms de trois valeurs que vous aimez bien ?


ESTELLE MÉNARD.- Je ne vais pas vous parler des portefeuilles européens, mais plutôt du portefeuille de " stock-picking " thématique de l'équipe. Trois valeurs me semblent avoir encore un potentiel intéressant. Ce dernier n'est pas uniquement fondamental, il peut être également un peu spéculatif. La première valeur est Danone. Cette valeur a bien performé depuis le début de l'année. Elle possède des fondamentaux solides et un très beau profil de bilan. Danone est positionné sur trois activités phares et propose une gamme de produits innovants. Sa valorisation ne me semble pas excessive, malgré la hausse du cours depuis le début de l'année. La deuxième valeur est Fiat, qui a très fortement performé cette année avec une hausse de 90 % de son cours de Bourse. Il s'agit d'une très belle valeur de restructuration. Sa valorisation est certes plus importante que celle de Renault et de Peugeot, mais elle dispose d'un fort potentiel d'amélioration de ses fondamentaux à travers le renouvellement de sa gamme et la nomination d'un management de grande qualité. Le potentiel reste fort sur les quelques mois à venir. La troisième valeur est Centrica, une entreprise anglaise active dans le domaine des services aux collectivités. Le marché britannique est un véritable vivier de valeurs cibles. Il s'agit du marché sur lequel nous avons le moins de problèmes dans le cadre des rapprochements et des fusions-acquisitions. Centrica a bien performé depuis le début de l'année. Cette valeur est tirée par la spéculation autour de l'intérêt que pourrait lui porter Gazprom. La baisse des prix du gaz et l'effet retard de la hausse des prix de vente de Centrica aux particuliers devraient entraîner des révisions de bénéfices à la hausse. Ce titre me paraît donc intéressant pour les mois à venir.


LAURENT DOBLER.- Récemment nous avons renforcé nos investissements dans Novartis, qui se paye 18 fois les bénéfices et qui connaît en ce moment un véritable renouvellement de produits. Le Galvus va sans doute percer le marché des pilules orales destinées au diabète. Dans le domaine de l'hypertension, le Rasilez, qui est très intéressant, devrait progressivement remplacer le Diovan. Novartis développe également de nouveaux produits contre l'ostéoporose. Le marché n'a pas encore perçu combien ces molécules étaient importantes. J'ai aussi renforcé notre position dans H&M, le distributeur de vêtements bon marché. Cette société connaît une réussite mondiale et sa valeur a connu une croissance moyenne de 24 % au cours des dix dernières années. H&M étend son implantation géographique dans le monde et devrait être en mesure de devenir concurrentiel dans le haut de gamme. Ces développements sont intéressants et augurent une croissance forte. Enfin, la société Numico est intéressante, même si elle n'a pas fait grand-chose depuis le début de l'année. Il s'agit d'une entreprise spécialisée dans la nutrition infantile et clinique et qui a connu une diversification malheureuse dans les alicaments. La société s'est recentrée sur ses deux activités d'origine et a réalisé des acquisitions en Italie et Chine. Le marché est dans l'expectative par rapport à la rentabilisation de ces acquisitions. Je crois que Numico y parviendra et, quand le marché se rendra compte du fait que ces acquisitions ne vont pas obérer le retour sur capitaux investis, nous devrions connaître une belle hausse sur le titre.


GUILLAUME LACONI.- Pour ma part, je vais vous présenter trois valeurs moyennes étrangères. La première est Sligro, un distributeur agroalimentaire néerlandais dont la capitalisation s'élève environ à 1 milliard d'euros. Sligro, dont la croissance était obérée par la quasi-impossibilité d'ouvrir de nouveaux supermarchés ou hypermarchés aux Pays-Bas, vient d'acquérir une partie des magasins de la chaîne Edah. Son parc de magasins va donc quasiment doubler. Sligro a racheté des emplacements intéressants dont la marge de développement est forte : les magasins repris ne génèrent pour le moment que 4.000 euros de chiffre d'affaires par mètre carré contre 7.000 euros par mètre carré pour les magasins Sligro les mieux gérés. Si l'amélioration est progressive, il y a là un levier très significatif. De plus, la valorisation de Sligro est inférieure à la moyenne du marché des grands distributeurs, alors que l'on attend une croissance des BPA d'environ 17 % sur les deux prochaines années, avec un profil de risque limité.


La deuxième opportunité intéressante est Guala Closures, une société italienne d'environ 350 millions d'euros de capitalisation boursière. Cette société fabrique des bouchons sécurisés pour l'industrie des vins et des spiritueux. Cette dernière connaît une croissance essentiellement stimulée par les pays émergents, mais les marques " premium " y sont souvent victimes de contrefaçons. Guala Closures fournit des bouchons qui permettent de s'assurer que la bouteille n'a jamais été ouverte ou encore qui empêchent de les remplir une seconde fois avec de l'alcool contrefait. Guala Closures, leader mondial avec 58 % de part de marché, connaîtra une croissance organique régulière de 6 % à 8 % par an d'ici à 2008 contre 2 % à 3 % pour le reste de son industrie.


La troisième valeur à suivre est Quadrant. Cette société suisse, qui capitalise 400 millions d'euros environ, produit des pièces semi-finies en plastique. Elle se concentre sur les 3 % du marché haut de gamme. Plus légères et plus résistantes que le métal, les pièces de Quadrant sont de plus en plus utilisées dans nombre de secteurs : automobile, pharmacie, machines-outils, énergie, transport, agroalimentaire... Quadrant détient 30 % du marché mondial, dans un secteur où les barrières à l'entrée sont importantes. Mis à part deux concurrents qui détiennent chacun 20 % de part de marché, les autres acteurs sont essentiellement régionaux. En plus de sa croissance organique régulière, Quadrant a la possibilité de réaliser des acquisitions afin de renforcer son portefeuille de produits ou pour gagner de nouveaux clients dans les pays où le groupe est aujourd'hui peu présent. Ces trois valeurs affichent des niveaux de croissance satisfaisants, offrent une bonne visibilité et des perspectives de développement pérenne. De plus, ces activités sont caractérisées par des barrières à l'entrée importantes et n'ont pas connu l'inflation des prix d'acquisition qui a caractérisé d'autres secteurs.


ISABEL LÉVY.- Je vais vous parler d'une société qui était déjà dans notre portefeuille, Métropole Frontière, et qui est passée dans le portefeuille Métropole Sélection. Il s'agit de la banque hongroise OTP, qui a connu une croissance remarquable. C'est l'une des plus importantes sociétés hongroises. Elle se paye un peu moins cher que les autres banques européennes, soit moins de deux fois la " book-value ", et elle réalise des acquisitions aussi bien en Hongrie que dans les pays limitrophes. Cette valeur nous semble extrêmement sous-valorisée. Il ne faut pas oublier que les pays d'Europe de l'Est bénéficient de fonds de l'Union européenne et que cet apport financier crée un potentiel de croissance assez important. Il importe de ne pas le sous-estimer. Une autre valeur entrée en portefeuille parmi les moyennes capitalisations est la société hollandaise Nutreco. Cette valeur avait tendance à être cyclique, car la société était notamment active dans l'élevage de saumons. La vente de cette activité en 2006 a induit une baisse de cyclicité et a augmenté l'attractivité de Nutreco. Sa valorisation actuelle me semble attrayante. Enfin, nous suivons la société britannique The Game Group, qui est un distributeur de jeux vidéo. Elle a notablement souffert du retard pris par la mise sur le marché de la Playstation 3 de Sony. The Game Group est très sous-valorisé.


Comment envisagez-vous la fin de l'année sur les marchés d'actions ?


ISABEL LÉVY.- Nous ne faisons pas de prévisions en matière d'indices. Des disparités assez importantes de revalorisation de titres peuvent se présenter, ce qui laisse une place importante au " stock-picking ". Les valeurs les plus intéressantes ne sont pas forcément dans les indices traditionnels. Il y a plus de 7.000 sociétés cotées en Europe et il serait dommage de se polariser sur un indice donné. Il reste des opportunités à saisir en dehors des sentiers battus.


GUILLAUME LACONI.- La fin d'année étant généralement favorable, nous devrions terminer l'année sur une bonne note, même si je ne crois pas que les marchés progresseront aussi rapidement que ces derniers mois. Comme cela a été dit, il ne faut pas raisonner en se limitant à des indices qui ne sont pas représentatifs des univers d'investissement. L'important sera de se montrer sélectif. Le choix de valeurs est prépondérant, quel que soit le secteur. C'est le " stock-picking " qui fera la différence.


ESTELLE MÉNARD.- Je confirme que le " stock-picking " me paraît de rigueur. Je pense que le vivier est plus important au niveau des valeurs de plus grande taille qui affichent une performance encore en retrait par rapport aux valeurs de taille moyenne. Nous procédons à une allocation sectorielle dans les grandes lignes des portefeuilles européens que gère l'équipe, mais le choix de valeurs reste indispensable. D'ici à la fin de l'année, nous ne voyons pas de baisse des marchés actions européennes et cette tendance devrait se poursuivre.


LAURENT DOBLER.- Certains excès en termes d'endettement des ménages et de multiplication de crédits risqués pourraient entraîner des déséquilibres macroéconomiques importants. Néanmoins, la grande quantité de liquidités dans le monde devrait continuer à porter les marchés. Je serais satisfait si les indices se maintenaient à leur niveau actuel pour laisser des performances pour l'année prochaine.



PROPOS RECUEILLIS PAR MICHEL TURIN

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 01:51

Le match actions/warrants

 

 

 

 

 

 

 

Est-il préférable d'acheter des warrants ou les actions auxquelles ils sont associés ? La réponse diffère selon la nature des warrants retenus, le risque que l'on est prêt à assumer et bien sûr l'évolution du cours du sous-jacent. 

 

Vaut-il mieux acheter un warrant ou son sous-jacent ? 

Tout dépend de l'évolution du sous-jacent. L'investisseur doit choisir le warrant le mieux adapté au mouvement attendu sur le sous-jacent et au délai imparti pour que ce mouvement se réalise. En effet, le détenteur d'un warrant doit tenir compte de sa durée de vie limitée.

 

Prenons l'exemple de deux investisseurs, Alain et William, qui décident de faire un match. Alain achète 1 000 actions Suez à 18 euros, pour un montant de 18 000 euros (hors frais de courtage). Au même moment, William se porte acquéreur de 9 000 call warrants Suez dotés d'un prix d'exercice de 18 euros et venant à échéance le 14 juin 2005. Bref, un warrant pourvu d'un faible profil de risque compte tenu de son échéance éloignée et d'un prix d'exercice égal au cours de l'action. La prime vaut 0,27 euro, la parité est de 5 warrants contre 1 action, et la quotité est de 1 000.

 

Une différence saute aux yeux : bien que tous les deux jouent sur 1 000 actions, Alain immobilise plus de liquidités que William. Ce dernier mise en effet 2 430 euros, soit 13,5 % seulement du capital investi par Alain (18 000 euros).

Hausse de l'action

Première hypothèse : le titre Suez gagne 15 %, à 20,70 euros, en trois mois. Le prix des calls, qui bondissent à 0,60 euro, génère une plus-value brute de 2 970 euros. William gagne donc 122 %. Alors que le gain brut (hors frais de courtage) d'Alain, inférieur en valeur absolue (2 700 euros), ne dépasse pas 15 %. William bénéficie de la forte élasticité des warrants : l'effet de levier. Celui-ci s'obtient en divisant la performance en pourcentage des warrants par celle des actions. Dans notre exemple, l'effet de levier du warrant est de 122 %/15 % = 8,13. 

 

 

Baisse de l'action

Deuxième hypothèse : trois mois après les achats, l'action perd 15 %. Le prix du warrant chute à 0,03 euro, soit une moins-value de 2 160 euros équivalant à une perte de 89 % de la mise de fonds. Quant à la moins-value d'Alain, de 2 700 euros, certes moins importante en pourcentage (- 15 %), elle représente néanmoins une perte supérieure en valeur absolue.  

 

 

L'action stagne

Troisième hypothèse : au bout de trois mois, le niveau du titre Suez stagne à 18 euros. Alain et William, moins confiants en un rebond de l'action à court terme, soldent leurs positions. Alain ne perd que les frais de Bourse, soit environ 180 euros (- 1 %), pour une position nette restante de 17 820 euros. Quant à William, ses warrants perdent une partie de leur prix compte tenu de l'impact des trois mois passés sur leur valeur temps. Reste que, grâce au choix de calls dotés d'un profil de risque peu élevé, ces warrants, à 0,21 euro, génèrent une perte de 560 euros, frais de courtage compris (environ 20 euros). Soit une baisse de 23 %.

 

Le risque des warrants est donc raisonnable et limité par rapport à celui des actions en cas de hausse, de baisse ou de stagnation, à condition de se positionner sur un warrant « à la monnaie » doté d'une échéance à moyen ou long terme. En revanche, si l'on opte pour un warrant « hors de la monnaie », on peut perdre l'intégralité de l'investissement – 

 

Trois règles à suivre  

- NE PAS SE FIER AU COURS AFFICHÉ 

Il se peut que le warrant n'ait pas fait l'objet de la moindre transaction depuis un certain temps. Seuls les cours demandés et offerts sur le carnet d'ordres sont à prendre en compte. De même, le volume des transactions n'est pas significatif.

 

- NE PAS CRAINDRE FORCÉMENT LES PETITES PRIMES  

Si un warrant qui cote 0,30 euro a une parité de 2 warrants pour 1 action, celui qui est doté des mêmes caractéristiques avec une parité de 10 pour 1 est plus intéressant à 0,05 euro. Evitez tout de même les warrants dont la valeur faciale est quasi nulle. 

 

 - NE PAS ÊTRE TROP GOURMAND

Espérer un gain important sur un warrant est légitime compte tenu du risque pris. Toutefois, une performance de 40 % mérite quelques prises de bénéfices 

Dossier supervisé par Pascale Besses-Boumard (Gestion collective) et Catherine Bozon (Bourse) 

Site de conseils boursiers 

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 01:50

Comprendre...L'achat d'actions à l'étranger

Pour investir sur les places boursières internationales, les petits porteurs ont intérêt à passer par Internet.

 

L'an dernier, l'action Google a bondi de plus de 110 % au Nasdaq. Une aubaine dont très peu de particuliers français ont profité, leur portefeuille étant composé presque exclusivement d'actions cotées à la Bourse de Paris. « Le poids des ordres vers l'étranger représente environ 1 % des ordres sur actions françaises », confirme la Société générale. Certes, plus d'une centaine de sociétés étrangères sont cotées à Paris, mais Microsoft, Intel, Coca-Cola ou Google n'y ont jamais

 

mis les pieds. Pourtant, grâce aux sites boursiers comme Boursorama, il est facile de suivre l'évolution des cours et l'actualité des valeurs cotées à l'étranger. Et l'achat d'actions sur les grandes places boursières internationales ne pose pas de problème pratique.

 

Gare au risque de change !

 

La frilosité des particuliers français s'explique par les tarifs dissuasifs pratiqués par les réseaux bancaires sur ces opérations. S'il achète une action aux Etats-Unis en passant par le guichet de sa banque, un client de BNP Paribas paie une commission de 1,70 % du montant de l'ordre plus un fixe de 16,50 euros. En outre, la plupart des établissements français accèdent aux marchés étrangers en passant par un courtier local dont ils facturent la commission au client. Le Crédit agricole Ile-de-France prélève ainsi un supplément de 0,25 % du montant de l'ordre. Certains établissements encaissent aussi une commission de change lorsque l'ordre s'applique en dehors de la zone euro. Et tous ces frais concernent aussi bien l'achat que la vente.

 

Sur Internet, les tarifs des banques sont plus attrayants : près de trois fois moins élevés qu'en agence pour un client de BNP Paribas. Autre avantage : les ordres sont passés en temps réel. Les courtiers en ligne proposent des offres encore plus intéressantes. Fortuneo ne prélève que 0,24 % sur un ordre passé aux Etats-Unis. Le moins cher des courtiers français a même supprimé la commission de l'intermédiaire local. De quoi inciter les investisseurs français à se tourner vers les marchés étrangers. Mais il ne faut pas oublier qu'un investissement en dehors de la zone euro présente un risque de change. Acheter des titres directement en dollars, c'est s'exposer aux fluctuations du billet vert. Lorsque le dollar perd 10 % face à l'euro, la valeur des titres achetés à Wall Street diminue d'autant.

 

Tarifs pour l'achat d'une valeur cotée ailleurs qu'à la Bourse de Paris (TABLEAU VOIR PDF)

 

Jérôme Porier

 

 

 

 

 

Source : L’expension

 

 

 

 

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006 2 24 10 2006 01:45

Comprendre...Les fonds à capital garanti

Ces placements permettent d'aller en Bourse sans risque. Mais gare : le mécanisme, complexe, réserve des surprises.

 

Comment ressentir le frisson de la Bourse sans risquer de perdre sa chemise ? En investissant dans des fonds (sicav ou fonds communs de placement) garantis.

 

Ce type de placement garantit la totalité du capital investi. En contrepartie, l'argent doit être bloqué pendant la durée prévue par le fonds, en général entre quatre et six ans. En cas de sortie anticipée, ou si l'épargnant veut récupérer une partie de son épargne avant l'échéance, la garantie ne joue plus. Pis : le capital investi est ponctionné de frais de sortie élevés (environ 5 %).

 

Outre la certitude de retrouver leur capital, les banques promettent aux épargnants un engagement de performance. Celui-ci est généralement lié à l'évolution d'un ou plusieurs indices boursiers, tels le CAC 40 ou le Dow Jones, ou de paniers de valeurs. Exemple : Tonga, le FCP garanti de BNP Paribas, suit l'évolution d'indices boursiers mondiaux (DJ Stoxx 50, S&P 500, Nikkei 225). Si au bout d'un an ces trois indices ont progressé ou sont restés stables, le client récupère son capital majoré de 5 % brut - mieux qu'un livret d'épargne. Mais si un seul des indices baisse, alors l'épargne est bloquée

 

dans le FCP pendant quatre ans. A la fin de cette période, le capital sera majoré de la performance moyenne du panier d'indices, selon un mode de calcul très complexe.

 

Et c'est bien là que le bât blesse. Car le mode de calcul retenu pour évaluer la progression de l'indice est souvent très complexe. L'évolution peut être calculée de date à date, par moyenne pondérée, ou encore en variation de la valeur absolue (voir notre graphique). Le mode de calcul est expliqué dans les notices d'information, très complètes mais absconses pour un néophyte.

 

La performance finale de ces produits reste toujours une surprise. D'autant que la période de souscription de tels fonds est très courte : quelques semaines - voire moins si le produit rencontre trop de succès.

 

Au-delà de cette période d'ouverture, il est quelquefois possible de souscrire les parts disponibles, mais attention : les frais d'entrée sont alors majorés (5 % au lieu de 1 à 2 % en moyenne). Les frais de gestion annuels, en général autour de 2 %, restent quant à eux identiques.

 

 

 

Source : l’Expension.

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 octobre 2006 1 23 10 2006 00:52

Investissement en " Robien recentré " : les premières SCPI arrivent sur le marché 

 

 

 

 

 

 

La possibilité d'amortir 47,5% de sa souscription sur neuf ans et la gestion déléguée à un tiers constituent les avantages de cet investissement en parts de sociétés civiles immobilières (SCPI)

 

En matière de fiscalité immobilière, un dispositif d'incitation au logement locatif chasse l'autre. Comme le "Robien recentré" succède au régime "Robien", les sociétés de gestion de SCPI (société civile de placement immobilier) filiales de banques en profitent pour lancer des produits permettant aux associés de défiscaliser.

 

A ce jour, quatre groupes bancaires viennent d'étoffer leur offre de " pierre en parts " d'une SCPI adoptant le régime fiscal " Robien recentré ". Ainsi " BP Residence Patrimoine 2 " du groupe Natexis Banques Populaires, " Domivalor 3 " d'Immovalor Gestion du groupe AGF, " Multihabitation 3 " de l'UFG et " Atout Pierre Habitation 2 " diffusée conjointement par la Caisse d'Epargne et la Postale font désormais appel public à l'épargne.

Gros plan sur l'amortissement  

En devenant associé d'une SCPI " Robien recentré ", le particulier peut pratiquer un amortissement identique à celui accordé dans le cadre d'un achat immobilier en direct. En fait il peut amortir à hauteur de 6% sur les sept premières années et de 4% sur les deux années suivantes. Seule différence :  le calcul de cet amortissement s'effectue sur la base de 95% de la souscription. D'où un amortissement de 47,5% sur neuf ans, au lieu de 50% en cas d'achat en direct.

 

Alors que l'investissement en direct n'autorise l'amortissement qu'à la livraison du logement, les économies d'impôt sont immédiates. Il est en effet possible de commencer à amortir au prorata temporis, dès le mois suivant de la souscription. Ainsi une souscription en octobre 2006 permet d'amortir sur deux mois cette année. Généralement le prix de souscription est fixé à 1.500 euros la part et le minimum de souscription à cinq parts.

Comme ces SCPI constitueront leur patrimoine en achetant des logements neufs en région parisienne et en province, les associés peuvent tabler sur un rendement locatif de l'ordre de 3 % annuels.  Dans ces SCPI fiscales, la durée minimale de détention est fixée à neuf ans, sous peine de supporter une réintégration de l'amortissement. 

 

 

 

Dans la pratique, il faut patienter une douzaine d'années caraprès la durée fiscale, les gestionnaires de SCPI, avec l'accord des associés décident de " casser la tirelire " en procèdeant à la liquidation du patrimoine. Les associés recueillent alors le produit des ventes immobilières, au prorata de leurs parts détenues dans la SCPI.

 

La pierre en parts "Robien recentré" s'adresse aux particuliers fortement imposés désirant se constituer un patrimoine immobilier en se déchargeant de tout souci de gestion. A moins qu'ils souhaitent défiscaliser des revenus fonciers perçus par ailleurs.  

 

Source :

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

ACCES AU SOMMAIRE

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus