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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 22:00

Avec Borloo, concubinage vaut mariage  

par Gilles Mandroux  

Dans le Borloo populaire, une nouveauté a été introduite : les personnes pacsées ou seulement en concubinage auront le même plafond de ressources qu’un couple marié.

 

Le nouveau dispositif Borloo a pour objectif de promouvoir un parc locatif privé « social ». Contre une carotte fiscale plus avantageuse que celle du Robien, l’investisseur est donc tenu de réserver ses murs à un locataire affichant des ressources limitées.

Revenu fiscal de référence de l’année N–2
Une condition à ne pas prendre à la légère pour ne pas risquer de s’attirer les foudres de l’administration fiscale. Variables selon la zone de localisation du bien, ces plafonds de ressources ont été récemment fixés pour les baux signés en 2006. C’est le revenu fiscal de référence tel qu’il apparaît sur l’avis d’imposition de l’année N – 2 qu’il faut exiger du locataire. Soit celui reçu en 2005 concernant les revenus 2004 pour une signature de bail avant fin 2006. En pratique, vous devez appliquer le plafond prévu pour un couple en présence de deux locataires non seulement mariés, mais aussi, et pour la première fois dans ce genre de dispositif, pacsés ou simples concubins.

Une règle applicable aussi au Besson

« Voilà qui ne va pas simplifier les choses face à deux amis de sexe opposé se présentant comme simples colocataires, commente-t-on chez IGS Caprim. Pour ne prendre aucun risque avec l’administration fiscale, nous considérerons qu’il s’agit d’un couple. » Nous ne saurions trop vous conseiller de suivre cette option… Cette nouvelle règle s’applique aussi aux anciens régimes Besson, au conventionnement Anah ainsi qu’aux investissements locatifs outre-mer dans le secteur intermédiaire.

 

Ce que doit toucher au maximum votre locataire

 

 

 

 

 

 

Locataire(s)

 

 

 

 

 

 

Plafond de ressources annuelles en euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone A

 

 

 

 

 

 

Zone B1

 

 

 

 

 

 

Zone B2

 

 

 

 

 

 

Zone C

 

 

 

 

 

 

Célibataire

 

 

 

 

 

 

32 268

 

 

 

 

 

 

23 968

 

 

 

 

 

 

21 971

 

 

 

 

 

 

21 822

 

 

 

 

 

 

Couple

 

 

 

 

 

 

48 226

 

 

 

 

 

 

35 198

 

 

 

 

 

 

32 265

 

 

 

 

 

 

29 332

 

 

 

 

 

 

Célibataire ou couple avec une personne à charge

 

 

 

 

 

 

57 971

 

 

 

 

 

 

42 138

 

 

 

 

 

 

38 627

 

 

 

 

 

 

35 115

 

 

 

 

 

 

Célibataire ou couple avec deux personnes à charge

 

 

 

 

 

 

69 440

 

 

 

 

 

 

50 996

 

 

 

 

 

 

46 747

 

 

 

 

 

 

42 497

 

 

 

 

 

 

Célibataire ou couple avec trois personnes à charge

 

 

 

 

 

 

82 204

 

 

 

 

 

 

59 855

 

 

 

 

 

 

54 867

 

 

 

 

 

 

49 879

 

 

 

 

 

 

Célibataire ou couple avec quatre personnes à charge

 

 

 

 

 

 

92 502

 

 

 

 

 

 

67 517

 

 

 

 

 

 

61 890

 

 

 

 

 

 

56 264

 

 

 

 

 

 

Majoration par personne à charge à partir de la cinquième

 

 

 

 

 

 

10 308

 

 

 

 

 

 

7 667

 

 

 

 

 

 

7 028

 

 

 

 

 

 

6 389

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 21:40

L’immobilier en France : une bulle invisible ? 

Point de vue

 

 

 

 

 

 

 

mardi 4 octobre 2005, par Marc Touati  

Source du document : Acteur majeur des activités de financement, Natexis Banques Populaires est présent auprès de la quasi-totalité des plus grandes entreprises françaises. Avec sa filiale Coface, il figure parmi les leaders mondiaux de l’assurance-crédit et des services de credit management.


Il est l’un des principaux intervenants en matière de capital-investissement, d’ingénierie financière et joue un rôle actif dans l’intermédiation sur les marchés de capitaux. Il se situe également au premier rang des prestataires de services à fort contenu technologique.

 

Y-a-t-il ou non bulle immobilière en France. L’auteur, Marc Touati, responsable des études économiques chez Natexis Banques Populaires, pose la question (29/03/2005)

 

Le propre d’une bulle est généralement d’être décelée une fois qu’elle a éclaté. Ainsi, à l’instar de ce qu’ils disaient lors de la flambée immobilière des années 1984-90, les professionnels des secteurs concernés ne cessent aujourd’hui de défendre l’absence de bulle sur l’immobilier français. Comme toujours, les arguments sont évidemment excellents : faiblesse des taux d’intérêt, forte demande de logements neufs, offre insuffisante... Les partisans du "Non" à la véracité de la bulle ont même dernièrement trouvé un allié inattendu, en la personne de l’INSEE. Dans sa dernière note de conjoncture, celui-ci n’a effectivement pas hésité à publier deux modèles qui « semblent écarter l’existence d’une bulle immobilière en France », tout en spécifiant néanmoins que leurs conclusions ne préjugent en rien de l’évolution future des prix immobiliers. Autrement dit, il n’y a peut-être pas de bulle, quoique... 

 

Sans vouloir renchérir sur ces travaux économétriques, qui, aux dires de l’INSEE lui-même, sont à prendre avec des pincettes, il nous semble cependant opportun de rappeler quelques réalités. Rappelons tout d’abord qu’une bulle spéculative désigne la formation d’un écart cumulatif et auto-entretenu entre la valeur financière d’un actif et sa valeur "réelle". Ainsi, on pourra dire qu’il n’y a pas de bulle immobilière en France, si l’augmentation de 97 % des prix immobiliers depuis 1998 correspond à l’évolution réelle des biens immobiliers et, plus globalement, à celle de l’ensemble de l’économie française. Or, la meilleure approximation de l’évolution de cette dernière réside dans celle du Produit Intérieur Brut. 

 

Et c’est là que les choses se gâtent. Car, si, en sept ans, les prix de l’immobilier ont augmenté de quasiment 100 % dans l’Hexagone, le PIB français en valeur n’a progressé que de 25 %. Il s’agit donc d’un rapport de un à quatre. Hasard ou coïncidence, cet inquiétant rapport correspond presque exactement à celui qui prévalait de 1984 à 1990. Au cours de ces sept années, les prix de l’immobilier avaient effectivement augmenté de quasiment 200 %, mais le PIB en valeur avait progressé de près de 60 %. Pour être exact, le rapport est donc encore plus excessif aujourd’hui qu’il y a quinze ans. 

 

En d’autres termes, n’en déplaise à certains, nous vivons actuellement une situation analogue à celle des années 1984-90, en l’occurrence un écart excessif et auto-entretenu entre la valeur des actifs immobiliers et la valeur de la richesse nationale. Mais, ne s’agirait-il donc pas là de la définition d’une bulle ? 

 

Qui plus est, même si les taux d’intérêt nominaux et réels sont bien plus bas qu’en 1990, l’explosion de l’endettement des ménages, la multiplication des crédits sur des périodes de 25-30 ans à des particuliers peu solvables ou encore la faiblesse de l’emploi fragilisent encore la situation du marché immobilier et, par là même, celle de l’économie française dans son ensemble. Et pour cause : pour de nombreux ménages endettés au maximum de leurs capacités, la faiblesse de l’emploi et du pouvoir d’achat risque de les obliger à vendre leur logement, augmentant mécaniquement l’offre de biens immobiliers, alors que la demande se tarît (compte tenu des prix actuels). De telles évolutions ne manqueront évidemment pas de peser à la baisse sur les cours.

Que va-t-il donc nous arriver ? Sans vouloir "casser l’ambiance", ni démoraliser les investisseurs et les particuliers qui semblent de plus en plus s’accommoder de la flambée immobilière, le retour à la réalité risque d’être cinglant. En effet, dans la mesure où rien ne permet d’imaginer une flambée de 50 % du PIB en quelques années, la corrélation entre le PIB en valeur et les prix de l’immobilier sur vingt ans montre que ces derniers sont bien sur un plateau duquel ils devront inévitablement descendre.

Pour les mois à venir, les cours immobiliers pourraient donc encore résister, voire s’apprécier légèrement en vertu d’un dernier baroud d’honneur, avant de subir les affres de la croissance sans emploi, du surendettement des ménages et de la remontée des taux d’intérêt à long terme. Mais le drame ne s’arrêtera pas là, dans la mesure où aucune économie ne peut sortir indemne d’un repli durable et significatif des cours immobiliers. Bon courage à tous...

Source :

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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 06:01

Economie
Fiches pays
Avec le centre de prévision de L'Expansion
Classement en fonction du taux de croissance
 Rang  Pays Taux de croissance
(variation en % sur 1 an)
1 Chine 9.9
2 Venezuela 9.3
3 Argentine 9.2
4 Inde 8.3
5 Turquie 7.4
6 Russie 6.4
7 Chili 6.3
8 République tchèque 6
9 Indonésie 5.6
10 Colombie 5.1
11 Afrique du Sud 4.9
12 Irlande 4.7
13 Thaïlande 4.4
14 Taiwan 4.1
15 Hongrie 4.1
16 Corée 4
17 Etats-Unis 3.5
18 Espagne 3.4
19 Danemark 3.4
20 Pologne 3.2
21 Mexique 3
22 Canada 2.9
23 Japon 2.7
24 Suède 2.7
25 Australie 2.6
26 Brésil 2.3
27 Finlande 2.1
28 Autriche 1.9
29 Suisse 1.8
30 Royaume-Uni 1.8
31 Belgique 1.5
32 Euroland 1.4
33 France 1.4
34 Allemagne 1.1
35 Pays-bas 1.1
36 Portugal 0.3
37 Italie 0.1

Source :

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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 06:00

La prudence nécessaire des pouvoirs publics

 

 

 

 

 

 

Exane BNP Paribas évoque trois scénarios assortis d'une probabilité de réalisation :

  

- un scénario d'atterrissage en douceur (0 à + 5 % par an) dont la probabilité de réalisation est estimée à 40 % ; 

 

- un scénario d'atterrissage brutal (- 10 à - 40 % sur deux ans), du fait d'une hausse du chômage ou des taux d'intérêt, dont la probabilité est estimée à 20 % ;

 

- un scénario de poursuite de la hausse des prix, encouragée par des taux d'intérêt bas ou des mesures législatives sur l'offre de crédit, dont la probabilité est estimée à 40 %. Ce scénario augmente la probabilité d'atterrissage brutal après 2007. 

 

Les deux derniers scénarios font peser des risques réels et sérieux sur la croissance, comme le soulignent les simulations précitées. Dans cette perspective, si le maintien à un niveau bas des taux d'intérêt constitue un impératif pour laisser s'opérer un retournement du marché immobilier avec un impact limité sur la croissance, une prudence dans l'introduction de nouvelles mesures de soutien de la demande, qui ont eu certes leur utilité au cours des derniers mois, paraît devoir s'imposer : il en est ainsi de l'aide à l'investissement locatif, que l'article 61 du projet de loi de finances pour 2006, tel que déposé par le gouvernement, propose de faire entrer dans le dispositif de plafonnement des avantages fiscaux au titre de l'impôt sur le revenu, comme d'une extension éventuelle du prêt à taux zéro, dont le bénéfice serait immédiatement capté par une hausse des prix immobiliers. 

 

Les pouvoirs publics sont ainsi placés devant un dilemme : aider les ménages des classes moyennes primo acquéreurs, indéniablement paupérisés par la hausse des prix immobiliers, au risque quasi avéré d'alimenter l'inflation du marché, ou laisser s'opérer l'ajustement en cours, occasionné par la limitation des capacités d'acquisition des ménages, afin de favoriser un atterrissage en douceur. Il convient de souligner qu'entre une extension du prêt à taux zéro et une diminution des prix des logements à deux chiffres, la préférence des ménages primo acquérants va sans doute au second scénario...

 

Seule une politique d'offre, en direction du logement des catégories sociales moins favorisées, peut, sans déstabiliser le marché, avoir un impact favorable en accompagnant le retournement des prix.

Source :

 

  

 

 

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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 06:00

L’allocation d’actifs

Pourquoi et comment diversifier un portefeuille en Bourse.

 

 

 

 

L'allocation d'actifs consiste à «allouer» aux différents types de valeurs (actions françaises, européennes, obligations…) une part déterminée de son portefeuille. Cela afin de moduler les risques de secousse.


Risque de change.

Gain ou perte possible lorsqu'on investit en titres étrangers émis dans une devise qui peut progresser ou baisser par rapport à l'euro. 

 

 

Volatilité.

Amplitude de variation du cours d'une valeur sur une certaine période. Les actions les plus volatiles sont celles dont les cours peuvent chuter ou progresser le plus vite, telles que les valeurs de technologies, de médias et de télécoms. À l'extrême, les obligations, dont les cours sont tributaires de l'évolution des taux d'intérêt, connaissent des variations de faible amplitude 

 

Une règle de bon sens

Selon le dicton populaire, «il ne faut jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier». Ce précepte est valable aussi bien pour la gestion de son patrimoine que pour la gestion d'un portefeuille. Cela en fonction des qualités, contraintes et risques sur le capital inhérents aux différents types de placements. Un investisseur prudent va ainsi surveiller son allocation, c'est-à-dire sa répartition, selon les aléas personnels, familiaux et professionnels auxquels il peut être confronté.

 

À quoi sert la répartition d'un portefeuille ?

Cette méthode consiste à diversifier son investissement entre plusieurs types d'actifs, c'est-à-dire de valeurs mobilières, selon le degré de risques qui leur est propre. Le Revenu a ainsi toujours conseillé de répartir son portefeuille entre les actions européennes et internationales (risque élevé mais fort potentiel de performance), les obligations (risque modéré, avec une volatilité moyenne cinq fois moins forte que les actions) et une réserve monétaire (sans risque). En outre, ce niveau de risque et la volatilité des cours sont très variables parmi les actions : de très élevés pour les entreprises de technologies à modérés pour les foncières cotées en Bourse. Cette façon de procéder, qu'utilise tout bon gestionnaire de fortune, permet de gérer un portefeuille de façon à amortir les à-coups.

 

En outre, cette précaution permet de ne pas subir une perte trop importante si,au moment d'une forte baisse des actions, vous deviez désinvestir tout ou partie de votre portefeuille pour des raisons diverses. 

 

Pourquoi diversifier à l'international ?

L'allocation d'actifs consiste aussi à miser sur plusieurs places boursières internationales, en fonction des potentialités économiques. 

 

LA RÉPARTITION CONSEILLÉE PAR LE REVENU
«Le Revenu» recommande à l'investisseur de long terme qui veut moduler ses risques de gérer son portefeuille selon la «méthode des cinq postes». Nous ajustons régulièrement cette répartition en fonction de l'évolution de la conjoncture internationale :

 

Poste actions françaises (40%).

Le choix des valeurs dépend du potentiel de progression de l'entreprise (ou de résistance, dans un contexte boursier chahuté). 

Poste actions européennes (20%).

Il comporte des titres de sociétés sans équivalent en France. Elles peuvent aussi entrer dans un PEA défiscalisé après cinq ans (plan d'épargne en actions).  

Poste actions internationales (5%).

Elles ne peuvent pas entrer dans un PEA et doivent être gérées sur un compte-titres parallèle ou par l'intermédiaire d'une sicav internationale éligible au PEA. 

Poste matières premières (5 %).

Il intègre des valeurs comme le pétrole,les mines d'or ou l'aluminium… selon leur attrait.

Poste obligations (10%).

 

Titres moins performants mais moins risqués (ils dépendent de l'évolution des taux d'intérêt).

 

Cette répartition est complétée par un poste de sicav monétaires afin de gérer les liquidités (sécurité et saisie des opportunités sur repli).

La diversification de vos avoirs, entre un portefeuille d’actions, des actifs immobiliers, des placements de trésorerie…, permet une pondération des risques.Votre choix, plus ou moins audacieux, sera déterminant pour la performance de vos investissements.

Mais également parce que des entreprises en Italie, en Espagne, aux États-Unis, au Japon… peuvent présenter des atouts sans équivalent sur la Place de Paris. Cependant, si vous investissez sur des Bourses étrangères, vous devez intégrer le risque de change et tenir compte des frais pratiqués par votre intermédiaire (nettement plus élevés que pour des actions cotées à Paris).

 

Ajuster la répartition d'un portefeuille

Cette technique de dosage du portefeuille dépend de votre sensibilité personnelle au risque mais aussi du niveau de performance que vous recherchez (plus fort sur les actions). Vous devez aussi l'adapter en fonction de l'évolution de la conjoncture, plus ou moins favorable aux actions ou aux obligations. L'allocation d'actifs est utilisée par les professionnels qui prennent en charge des portefeuilles sous mandat de gestion. À vous de spécifier dans votre contrat le degré de risque que vous acceptez. 

 

En outre, il existe des fonds «profilés» qui proposent aux épargnants des allocations d'actifs standard avec plus ou moins d'actions, d'obligations et de titres monétaires.

 

Qu'est-ce que la gestion profilée ?
Les épargnants ne souhaitant pas s'impliquer eux-mêmes dans la gestion d'un compte-titres peuvent souscrire une sicav ou un fonds commun de placement dit «profilé». Celui-ci propose une allocation d'actifs en fonction du degré de risque accepté par le client dès le départ. Les gérants de fonds boursiers répartissent l'épargne entre actions, obligations et monétaires selon trois schémas types : «équilibré » (il comporte souvent plus d'obligations), «dynamique» (il privilégie les actions) et «prudent » (il mise surtout sur les titres monétaires sans risque).

 

Le souscripteur doit se renseigner sur le dosage (variable d'une banque à une autre) appliqué par le gestionnaire du fonds. La notice visée par l'AMF précise la fourchette de répartition. Sachez qu'une orientation équilibrée pour un gestionnaire peut être audacieuse ou prudente pour un autre, ce qui explique les écarts qu'on observe dans les performances.

 

Source :

 

 

 

 

 

Les informations contenues dans cette page sont données à titre indicatif, elles ne sauraient être assimilées à un quelconque conseil ou incitation à vendre ou à acheter. Nous vous recommandons de prendre connaissance de la notice AMF avant toute décision d'investissement. Il est rappelé que l'investissement en Bourse s'adresse à une clientèle autonome acceptant les aléas boursiers.

 

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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 03:49

Choisir un bon placement

 

 

 

 

 

Définition 

Placer de l’argent c’est soit le confier à un établissement pour qu’il le fasse fructifier, soit investir dans un bien dont la valeur va varier selon différents paramètres. 

 

Comment bien placer  

Souvent, on se donne beaucoup de mal pour gagner de l’argent, et peu pour le placer en toute confiance. Trop d’épargnants se fient à des impressions personnelles sur leur interlocuteur et à des explications orales. Cela, alors que le métier d’un vendeur de produit de placement, qu’il soit conseiller dans une banque, courtier, agent général d’une compagnie… est de savoir mettre en pratique ce qu’on lui a enseigné : vendre et faire du chiffre d’affaires. Pour que le dialogue soit constructif, il est essentiel que vous ayez, au préalable, fait vousmême le point sur votre intérêt par rapport à votre contexte familial.

 

Les critères pour choisir 

LES QUESTIONS QUE VOUS DEVEZ VOUS POSER 

 

● «Pour combien d’années vais-je m’engager ?» : 

Vous devez savoir dans quelles conditions vous pouvez récupérer votre argent lorsque vous en aurez besoin.

● «Mon argent est-il en sécurité ?» : 

Renseignez-vous sur la solidité de l’établissement à qui vous confiez votre argent. Ne vous contentez pas de vos impressions favorables, car bien des aigrefins mettent leurs talents uniquement au service de l’abus de confiance.

● «Quels sont mes risques de pertes ?»: 

Tout placement lié aux marchés des valeurs mobilières et des biens immobiliers comporte des aléas, plus ou moins importants. Mais ce risque conditionne aussi le potentiel de performance.

● «Quels sont les impôts à payer sur ce placement ?» : 

Assurez-vous des conditions fiscales sur les revenus que vous percevrez sur le placement et sur les plus-values que vous dégagerez. 

● «Combien vais-je gagner ?» : 

Raisonnez en potentiel de gain, sans vous laisser influencer par des hausses passées.

Il n’existe de bon placement que celui qui correspond réellement à votre besoin. Commencez par l’identifier et choisissez ensuite les solutions adaptées, en examinant celles que va vous proposer votre interlocuteur financier. Votre exigence doit être clairement énoncée.

 

Vous voulez : 

• un placement à court terme (soyez précis : six mois environ, un an, deux ans ?) et sans aucun risque sur le capital ; 

• une source de revenus pour compléter votre retraite ; 

• un investissement de long terme qui a des chances de vraiment fructifier.Vous acceptez plus ou moins alors de prendre des risques sur votre capital ; 

• une solution efficace pour réduire votre impôt sur vos revenus ou sur les droits de succession qu’auront à supporter vos héritiers ou bénéficiaires désignés.

Le meilleur choix, vous devez ensuite le faire en fonction de vos paramètres personnels de santé, de train de vie… Par exemple, on évitera l’immobilier de rapport lorsqu’on est susceptible d’avoir besoin de son capital ou lorsqu’il est essentiel de pouvoir compter sur un revenu pour compléter sa retraite. Faites-vous remettre des documents expliquant la solution proposée et examinez- les. Seul un écrit contractuel vous protège.

Source :

 

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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 03:11

Le Livret A dopé à l’inflation 

par Gilles Mandroux

 

 

 

 

La plupart des produits d’épargne réglementée ont bénéficié d’une hausse de leur taux de rémunération le 1er août dernier. 

 

Le Livret A, le livret Bleu et le Codévi ont vu leur taux grimper le 1er août dernier à l’occasion de leur révision semestrielle. Dopé par les chiffres de l’inflation de juin et par les récents relèvements des taux monétaires, leur taux gagne 50 points de base, passant de 2,25% à 2,75% nets d’impôt et de prélèvements sociaux. Gratifié automatiquement d’un point de plus, le livret d’épargne populaire affiche, de son côté, un rendement de 3,75%.

Les banquiers tardent à réagir
Quant au livret Jeunes, son sort dépend de la volonté des banques. Leur seule obligation ? Servir un taux au moins égal à celui du Livret A. Or, elles proposaient déjà toutes au moins 3% sur ce produit. Dans la famille de l’épargne-logement, le compte a été relevé à 1,75%, hors prime d’Etat. Le plan, non concerné par la révision automatique, est resté en berne (voir encadré).

Depuis ce coup de pouce, l’épargne réglementée a résolument creusé son avantage de produit le plus rentable pour les liquidités. Et ce d’autant que la plupart des banques n’ont pas répercuté les deux dernières hausses des taux monétaires sur leurs livrets. Sauf exceptions. La Banque Privée Européenne a réagi cet été en portant le rendement de son livret à 2,80% et celui de son compte courant rémunéré à 2,30% (1,68% net). A partir du 1er septembre, l’Epargne Orange d’ING Direct passe, quant à elle, à 3%. Ce qui fait un petit 2,19% nets après prélèvement libératoire. Nouveau taux à 3% également pour le livret Euro de Cortal Consors, avec un relèvement du plafond de 2 à 6 millions d’euros. Banque AGF et Covefi devraient, eux aussi, annoncer prochainement des hausses de rémunération vers des niveaux proches de ceux de leurs concurrents.

 

 

La mort lente du plan d’épargne-logement 

Hors prime d’Etat, le taux du plan d’épargne-logement (PEL) reste à 2,50%. Soit 2,22% après prélèvements sociaux. Avec une immobilisation minimale des fonds de quatre ans, le PEL est donc moins bien rémunéré que le Livret A, parfaitement liquide ! Une aberration, clament les banquiers. Pas forcément, si l’on considère que le placement n’a qu’une seule vocation : préparer un investissement immobilier. Dès lors, la prime d’Etat versée avec la souscription du crédit porte la rémunération à un modeste 3,50%. 

   

 

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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 03:06

 

 

 

 

 

 

 

 PLACEMENT

1 - Achetez ce que vous comprenez

Quelques principes de base doivent être rappelés. 

Le premier est emprunté à de Gaulle, qui s'envolait vers « l'Orient compliqué... avec des idées simples ». De la même manière, il ne faut acheter que ce que l'on comprend. Cela suppose de garder la tête froide. 

L'une des plus grandes menaces qui guette l'investisseur réside dans la mode.

Par nature, elle est séduisante, mais par définition c'est la seule qui se démode. Or, à intervalles réguliers, des tendances apparaissent. Elles se traduisent par une déferlante de produits identiques dans tous les réseaux bancaires.  

A l'automne 2000, ce fut la floraison des fonds Internet. La bulle avait pourtant explosé quelques semaines plus tôt ! Seulement le processus industriel avait déjà été lancé, il ne pouvait plus être arrêté. En l'occurrence, les banques avaient réagi un peu tard à l'engouement de leurs clients pour la folie TMT. Tout au long de 1999, la ruée vers la nouvelle économie s'était traduite par un « spiel » réalisé à partir des premiers sites Internet de courtage boursier. L'ensemble des établissements financiers avaient voulu participer à leur tour à la fête. Ils ont mis au point des fonds dédiés aux nouvelles technologies. Las, le temps qu'ils obtiennent les autorisations de commercialisation, le krach avait déjà eu lieu.  

Qu'à cela ne tienne ! On n'allait tout de même pas mettre au pilon des milliers d'affichettes publicitaires. Et puis, ne suffisait-il pas de patienter ? Le secteur allait bien finir par se refaire une santé ! On sait ce qu'il en est advenu : six ans plus tard, les cours de France Télécom, de Vivendi et d'Alcatel n'ont toujours pas retrouvé leurs niveaux d'avant 2000 et les sicav remplies à ras bord de ces titres n'ont toujours pas été renflouées.  

Pour tenter de faire oublier la dégringolade des cours, l'offre s'est ensuite reportée comme un seul homme sur les fonds à capital garanti. Histoire d'installer un filet de sécurité dans la baisse des marchés, tout en laissant miroiter une participation à une éventuelle reprise. L'ennui, c'est que ces produits dits structurés ne se révèlent opérationnels que dans une configuration bien spécifique de marchés : lorsque les cours de Bourse sont relativement stables. Mais si, d'aventure, les indices baissent trop, la structure de ces produits, bâtis à partir d'obligations et de produits dérivés, ne leur permet pas d'absorber toutes les secousses. Et quand les marchés remontent, autant jouer la croissance en direct. Cela n'empêche que, tout au long de 2005, alors que la Bourse effectuait un parcours épatant, ces fonds garantis se sont écoulés comme des petits pains.  

De bric et de broc... 

 

A l'inverse, ces temps-ci, le moment serait propice pour en proposer aux particuliers. Une pause dans la hausse des cours semble en effet plausible. Au lieu de quoi, les épargnants se voient proposer des fonds dédiés aux matières premières. Leurs émetteurs semblent indifférents à la violente correction qui a frappé ce secteur au printemps dernier !  

Il faut dire que la mondialisation nourrit tellement les imaginations. Le besoin en énergie de la Chine et de l'Inde justifie dans les esprits un pétrole durablement cher. Partant de ce principe, de nouveaux fonds d'investissement ont fait florès. Leur nom a une sonorité magique : Ils sont appelés BRIC, pour reprendre l'acronyme de Brésil, Russie, Inde et Chine. L'idée des promoteurs est que ces quatre puissances bénéficient de la croissance mondiale et notamment du besoin de la planète en matières premières agricoles et énergétiques. Ce raisonnement est pertinent d'un point de vue macroéconomique. Mais il ne suffit pas pour bâtir une bonne stratégie boursière. En pratique, ces fonds enferment leurs souscripteurs dans quatre Bourses : l'une instable (le Brésil), la deuxième opaque (la Russie), la troisième atone (la Chine) et la quatrième hautement spéculative (l'Inde).  

Comme s'amuse à dire un professionnel, « c'est exactement comme si l'on réunissait dans un même fonds la Finlande, la Lituanie, Oman et le Portugal. Ils n'ont aucun rapport entre eux. Mais leurs initiales réunies sonneraient bien : cela ferait FLOP. »  

L'auteur de ce bon mot parle d'or. Il s'agit d'Henri Reiters, directeur général de Fund Market, filiale commune à la Banque de Luxembourg et au CIC. La structure qu'il dirige a pour spécialité d'analyser puis de sélectionner les meilleurs fonds dans le monde entier. Ses clients reçoivent notamment des conseils pour tirer parti des plus-values espérées dans l'avenir. Et non pas l'inverse ! Car, comme l'observe Henri Reiters, « le piège le plus fréquent chez les épargnants consiste à acheter une performance déjà passée ». Mais les particuliers achètent aussi leurs produits en fonction de leurs préoccupations personnelles. Et c'est bien là l'essentiel. Il n'existe pas deux personnes identiques, en termes de profils, d'objectifs, d'échéances personnelles ou d'appréciation du risque. Le bon investissement est celui qui convient à son souscripteur. En somme, acheter ce que l'on comprend, c'est aussi se connaître soi-même.  

 

2 - Ne vous contentez  pas des offres « maison »  de votre banque 

Tout le monde ne peut pas être bon partout. Les banques ont mis du temps à l'admettre. Il est vrai que c'est avec les fonds conçus en interne qu'elles réalisent leurs meilleures marges. Mais la demande des clients a été la plus forte. Comme ces derniers réclamaient d'accéder à la performance des meilleurs gérants, elles ont accepté de vendre des sicav d'autres établissements. La multigestion est ainsi entrée dans les moeurs. Plus qu'une mode, c'est une tendance lourde. Depuis 2000, sa part de marché dans le monde progresse de 23 % par an. Et en la matière, la France se révèle en pointe. Elle en a souscrit pour 13 milliards d'euros depuis le début de l'année. Par rapport à un total de 60 milliards d'euros investis dans des fonds, cela représente une proportion de 22 %. Ainsi donc, selon le supplément « Fund management » du « Financial Times », en date du 18 septembre, cette performance place notre pays en tête en Europe. Du moins en volume, car en pourcentage, l'Allemagne domine largement. La multigestion y représente 55 % des fonds commercialisés.  

Miracle de la multigestion 

Seulement, maintenant que la notion devient familière, il convient de s'entendre sur la définition précise du mot. Si l'ambition se limite à proposer des fonds d'établissements avec lesquels la banque entretient des relations commerciales, cela ne vaut guère plus qu'une compilation, un assemblage de façade. Pour être porteuse de performances, la philosophie de la multigestion doit être impérativement respectée. En l'occurrence, il s'agit de rechercher la meilleure performance, au plus faible risque possible. Cette éthique suppose d'agir à deux niveaux : sur la diversification des styles (de manière à contrôler le risque) et sur le panachage des hommes et des femmes (pour parvenir à la meilleure performance en assemblant des styles de gestion complémentaires).  

Moyennant quoi, une fois ces conditions réunies, la pertinence du modèle n'est plus à prouver. Depuis trois ans, les statistiques sont formelles : quelle que soit la classe d'actifs (actions ou obligations), la multigestion réalise de meilleures performances que les gérants pris isolément.  

 

3 - N'abusez pas des promotions ! 

Pourquoi payer plus cher quand on peut payer moins cher ! Pendant longtemps, les sicav et les fonds communs de placement ont eu un prix unique. Les particuliers les achetaient à leur banque - et rien qu'à leur banque - et acquittaient les frais facturés par la banque. Seuls étaient en vente dans leur banque les produits « maison ». Puis le marché des fonds d'investissement s'est progressivement ouvert. Les particuliers ont pu acheter au guichet de leur banque des sicav et des fonds communs de placement (FCP) d'une autre banque. Les banques ne se sont pas ouvertes aux produits de leurs concurrents de gaieté de coeur. Mais elles ont été obligées de s'y résigner. Certes, elles ont freiné des quatre fers, puisqu'elles ont prélevé des frais supplémentaires sur les produits de leurs concurrents pour dissuader leurs clients de commettre des infidélités.  

Aujourd'hui, le paysage a encore changé. Les banques se sont converties, contraintes et forcées, à l'« architecture ouverte ». Elles proposent maintenant à leurs clients non seulement leurs propres produits, mais aussi ceux d'autres banques ou plus souvent de sociétés de gestion indépendantes qui ont réalisé des performances intéressantes depuis quelques années. Les fonds d'investissement d'autres maisons ne servent souvent que de produits d'appel. Il n'en reste pas moins que l'ouverture des banques sur les produits qui leur sont extérieurs va dans le sens des intérêts des particuliers. L'apparition de supermarchés de sicav il y a déjà quelques années dans lesquels les clients trouvaient toutes sortes de fonds d'investissement sans supplément de frais (Cortal Consors a été le pionnier dans ce domaine) a joué un rôle déterminant dans la libéralisation du marché de la gestion collective.  

Rabais sur les frais  

Plus tard, les banques en ligne ont également beaucoup contribué à l'ouverture du marché. Elles proposent sur leurs sites, elles aussi, les produits remarqués pour leurs performances. Ce sont d'ailleurs souvent les mêmes fonds d'investissement qui figurent dans les catalogues des départements de multigestion (traduction concrète de l'« architecture ouverte ») des banques et sur les sites Internet. Résultat : chaque canal de distribution essaie de se démarquer des autres par (presque) tous les moyens. Les banques en ligne utilisent plus que d'autres l'arme des frais pour faire la différence. Elles proposent rabais sur les frais prélevés d'habitude à la souscription. Boursorama Banque met en avant sur son site le fait que, sur plus de 400 fonds, les droits d'entrée, les droits de sortie et les droits de garde s'élèvent à... 0 % !  

La banque en ligne propose également à ses clients d'acheter des fonds « partenaires » à des « tarifs spécialement négociés pour eux sans aucun droit de garde ». Ainsi sur le site de Boursorama Banque le fonds Carmignac Patrimoine est-il proposé avec 2 % de frais d'entrée au lieu de 4 %, tarif figurant sur la notice du fonds.  

Les promotions proposées sur les sites des banques en ligne ne sont pas le seul moyen d'échapper aux frais de souscription sur les fonds d'investissement ou à une partie d'entre eux. Comme le rappelle Alain Piquemal, gestionnaire de fortune et administrateur de La Boétie Patrimoine, « les particuliers qui souscrivent des fonds d'investissement dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie le font sans frais ». « Ils ne payent que les frais du contrat d'assurance-vie lui-même », précise-t-il.  

Mais les frais ne doivent en aucun cas être le seul critère de sélection d'une sicav ou d'un fonds commun de placement. C'est la performance qui compte le plus. Il ne sert à rien d'économiser sur les frais si la performance n'est pas bonne.  

Certaines sociétés de gestion n'hésitent pas à faire payer des frais plus élevés à leurs clients parce que les performances de leurs fonds se situent nettement au-dessus de la moyenne. Elles partent du principe, pas faux, que la bonne gestion a un prix. Là encore, l'exercice a ses limites. Il est bien connu, comme le rappelle Jacques Tord, conseiller en gestion de fortune et administrateur de La Boétie Patrimoine, mais le rappel est utile, que « les performances passées ne préjugent pas des performances futures ». Les promotions faites par les banques en ligne portent précisément sur des fonds dont les performances passées ont été excellentes. En sera-t-il toujours ainsi ? « Seul l'avenir compte, dit Alain Piquemal. Le jour où un fonds est connu, il est peut-être trop tard. »  

5 - Regardez si vous n'en avez pas déjà

Une des premières choses à faire quand on a décidé d'acheter des sicav ou des fonds communs de placement est de vérifier qu'on n'en a pas déjà ou plutôt qu'on n'a pas déjà les mêmes que ceux qu'on s'apprête à acheter.  

Les fonds d'investissement sont en effet aujourd'hui partout et l'ouverture du marché de la gestion collective fait que des établissements financiers différents peuvent loger dans leurs produits des fonds d'investissement identiques. Entendez par là qu'un contrat d'assurance-vie multisupport souscrit dans une compagnie d'assurances peut très bien abriter des fonds de placement que le souscripteur a de sa propre initiative déjà logé dans son plan d'épargne en actions (PEA).  

Plus de la moitié des PEA ne sont-ils pas garnis de fonds d'investissement et non d'actions détenues en direct ? Exemple : chez ING Direct, le contrat ING Direct Vie en unités de compte propose des fonds « maison » comme ING Direct Equilibre, ING Direct CAC 40, ING Direct Sélection Europe, mais aussi des fonds d'autres maisons comme Fidelity Europe ou Tricolore Rendement. Si le souscripteur détient déjà dans son plan d'épargne en actions ces deux derniers fonds, il se retrouve avec des doublons.  

Une offre similaire 

Le risque de doublon est d'autant plus grand qu'un phénomène récent est apparu. Les grandes banques, qui se sont converties à la multigestion ou qui ont fait semblant de s'y convertir, ont presque toutes adopté la même démarche de marketing. Elles ont inclus dans leur offre de fonds d'investissement les fonds communs de placement les plus célèbres, qui leur servent de produits d'appel. Il s'agit des fonds de placement de sociétés de gestion indépendantes qui, ces dernières années, ont monopolisé les premières places des classements de sicav et de fonds communs de placement. Beaucoup plus libres de leurs mouvements que les gérants des grands établissements financiers, engoncés dans les procédures et les comités de gestion qui les emprisonnent, ils ont souvent réalisé des performances supérieures à celles des grandes sicav des banques universelles. Celles-ci, qui se sont inquiétées de voir leurs clients les quitter pour ouvrir un compte dans les petites sociétés de gestion indépendantes, ont préféré ajouter à leur gamme de sicav ou de FCP maison ceux de leurs concurrents. Résultat : ce sont toujours les mêmes fonds - et pour cause (leurs performances passées sont les plus attrayantes) - qui sont proposés par les grandes banques à leurs clients.  

Mais les doublons peuvent se produire encore à un autre niveau. De plus en plus de particuliers, salariés, détiennent des parts de fonds communs de placement d'entreprise (FCPE). D'après l'Association française de la gestion (AFG), environ 10 millions de salariés détiennent désormais un compte d'épargne salariale. Le montant des avoirs de ces salariés s'élève à 77 milliards d'euros. Une grosse moitié de cet argent est placé en actions de l'entreprise, le reste étant géré de manière diversifiée par des fonds communs de placement spécialisés en actions, en obligations et en monétaires. Là, le risque n'est pas de se retrouver investi via son épargne salariale dans les mêmes fonds de placement que ceux dans lesquels on est investi dans le cadre d'un plan d'épargne en actions ou d'un contrat d'assurance-vie multisupport. Les produits ne sont pas les mêmes. En revanche, les gestions, elles, sont les mêmes.  

Les sociétés de gestion des FCPE se contentent en effet de mettre en oeuvre, dans le cadre de la gestion de l'épargne salariale, les mêmes philosophies de gestion ou presque et surtout les mêmes politiques de gestion et les mêmes allocations d'actifs que dans leurs fonds de placement commercialisés dans le grand public. Mieux vaut donc s'assurer qu'on n'a pas non plus sous deux étiquettes différentes deux fonds clones ou presque.  

Trouver la parade 

Le même raisonnement - et la même précaution aussi - vaut pour les plans d'épargne retraite populaire (PERP), investis eux aussi en sicav ou en fonds communs de placement.  

Autre phénomène encore récent : le développement de fonds de fonds, des produits de placement par définition composés de plusieurs fonds. Là encore, comme le recommande Jacques Tord, conseiller en gestion de fortune et administrateur de La Boétie Patrimoine, « il faut faire attention à la composition des fonds de fonds ». Sinon, comme il le dit, « on risque de se retrouver avec des fonds de la même maison de gestion dans des fonds de fonds différents ». Et il ajoute : « Si vous croyez à la qualité de la gestion de cette maison, ce n'est pas un problème, mais autant le savoir ! » Sans compter que ces doublons peuvent donner un caractère spéculatif à un patrimoine en Bourse !  

Parfois les doublons sont encore plus difficiles à débusquer. L'investisseur qui a investi dans un fonds de valeurs européennes ne se doute pas toujours que « son » fonds de valeurs européennes est en partie investi en valeurs françaises. La France ne fait-elle pas partie de l'Europe ? S'il achète par la suite un fonds investi en valeurs françaises, la diversification de ses actifs ne sera peut-être pas aussi grande qu'il aurait pu le penser. Il y a une parade. C'est d'investir quand on s'intéresse à l'Europe, dans des fonds qui investissent partout en Europe sauf en France. Là, la diversification sera au rendez-vous.  

6 - Si vous en avez les moyens, envisagez   un fonds de placement à vos initiales 

Et si vous aviez une sicav pour vous et rien que pour vous ? La question peut surprendre. Les fonds d'investissement ne sont-ils pas par définition des produits de placement... collectif ? Pourtant, il est parfaitement possible d'en avoir un pour soi et de ne pas le partager avec d'autres investisseurs. Ce n'est pas, dans certains cas, dénué d'intérêt. 

Pour être plus précis, la formule la plus praticable en matière de gestion personnalisée consiste à bâtir ou plutôt à faire bâtir par une banque un fonds commun de placement « dédié », comme on dit. « Le tour de table d'une sicav doit être beaucoup plus grand que celui d'un fonds commun de placement », explique Albert Cobti, directeur de la gestion et membre du directoire d'Ixis Private Capital Management, le pôle de multigestion du groupe Caisses d'Epargne. « Le nombre minimal d'actionnaires requis dans le cas d'une sicav est de sept. » Ce n'est pas rédhibitoire, mais cela rend l'exercice moins aisé. « Une solution serait de trouver des investisseurs qui accepteraient d'être actionnaires pour quelques actions de cette sicav, précise Albert Cobti. Mais c'est assez difficile à mettre en oeuvre. »  

Reste la solution la plus simple et la plus abordable pour s'offrir une gestion personnalisée. Elle consiste à demander à un établissement financier, à une banque ou à une société de gestion de créer un fonds commun de placement (FCP) sur mesure. Il suffit en effet d'être deux porteurs de parts pour pouvoir monter un fonds commun de placement. Mais les deux porteurs de parts ne sont pas nécessairement deux personnes physiques. « Il peut s'agir d'une personne physique et d'une sicav ou d'un fonds commun de placement qui souscrit une part, explique le directeur de la gestion d'Ixis Private Capital Management. Un fonds maison fait le deuxième porteur. »  

Quelle est alors la marche à suivre ? La première tâche consiste à déterminer le profil de gestion souhaité par l'investisseur. Il faut ensuite envoyer le dossier à l'Autorité des marchés financiers (AMF). L'agrément est accordé si tout est en règle dans un délai d'environ six semaines.  

Le fonds dédié est à la gestion collective ce que la haute couture est à l'industrie de la confection. C'est tout le contraire d'un produit standard en vente à tous les guichets d'un grand réseau bancaire. Le propriétaire d'un fonds dédié a droit à une qualité de « reporting » particulière. « C'est moins anonyme que la gestion sous mandat en batterie », constate le directeur de la gestion privée d'une grande banque. L'investisseur détermine avec l'aide de la société de gestion ses objectifs de gestion, ainsi que les paramètres du risque accepté. Le client et l'établissement financier doivent définir un profil de risque du fonds, un objectif de gestion, l'espérance de rendement attendue.  

Un intérêt fiscal 

L'établissement financier déroule le tapis rouge devant le « propriétaire » du fonds dédié, puisqu'il lui propose de rencontrer le gérant lors de comités de gestion trimestriels ou semestriels. Ces comités ont pour but de faire le point sur la gestion, de définir les grandes orientations à venir et de mettre à la disposition du client tous les documents nécessaires pour lui permettre d'apprécier la performance de la gestion. « Il peut être considéré comme flatteur de participer à un comité de gestion », reconnaît le responsable de la gestion d'actifs d'une petite banque privée. Sur un plan pratique, le « propriétaire » d'un fonds d'investissement personnalisé bénéficie d'un calcul de la valeur liquidative de manière hebdomadaire. Le fonds d'investissement dédié flatte incontestablement l'ego des clients. « C'est un des premiers critères qu'on satisfait », reconnaît le directeur de la gestion privée d'une grande banque à Paris. Ne serait-ce que parce que le « propriétaire » du fonds dédié choisit son nom de baptême...

Qui sont les « propriétaires » de fonds dédiés ? Les détenteurs de gros patrimoines sont les clients habituels. Les chefs d'entreprise ou plutôt les anciens chefs d'entreprise, ceux qui ont cédé leur entreprise et qui détiennent des actifs importants sont souvent tentés de demander une gestion personnalisée.

Autre avantage : comme l'explique Albert Cobti, « le fonds dédié permet de définir le degré de risque que l'on accepte de prendre, celui s'exprimant par la volatilité ». Autrement dit, le « propriétaire » du fonds peut indiquer au gérant s'il accepte ou non une perte en capital sur une certaine période.

Le « propriétaire » du fonds dédié peut - et c'est un avantage supplémentaire - définir de façon précise un horizon d'investissement, le type d'actif à retenir ou à exclure (ne pas avoir recours aux warrants ou ne pas acheter d'actions Carrefour parce qu'il fait partie de la famille fondatrice de la chaîne de grande distribution), le type d'opération à effectuer ou à éviter (pas de dépôt à terme ou de produits dérivés, par exemple).

Mais la formule du fonds dédié présente aussi un intérêt fiscal. Ce n'est pas le moins intéressant. « L'opération présente un intérêt fiscal par rapport à la détention de titres en gestion de portefeuille, explique Albert Cobti. Le compteur des plus-values ne tourne pas comme dans un portefeuille de titres. » Il est possible dans un fonds dédié de décider après deux ou trois ans de faire évoluer l'orientation de gestion du fonds. Le changement d'objectif de gestion dans le cadre d'un fonds dédié est sans incidence fiscale. Qui plus est, le fait que le fonds dédié soit logé dans un contrat d'assurance-vie permet, comme le souligne le membre du directoire d'Ixis Private Capital Management, « de commencer à exonérer la fiscalité successorale ». 

Bien sûr, l'administration fiscale veille, mais, si la quote-part des actifs composant l'ensemble du patrimoine d'un particulier reste raisonnable (autour d'un tiers du patrimoine placés en assurance-vie), cela ne pose pas de problème. Car qui dit fonds dédié dit contrat d'assurance-vie. « Il n'est pas possible de détenir un fonds dédié en dehors d'un contrat d'assurance-vie, précise Albert Cobti. Le client a une créance sur la compagnie d'assurances. » Au sens strict, c'est la compagnie d'assurances qui est le détenteur du fonds commun de placement. De toute façon, une personne physique ne peut pas détenir plus de 10 % d'un fonds commun de placement. Le fonds dédié sera nécessairement logé dans un contrat d'assurance-vie multisupport.

Les fonds dédiés ne sont pas pour autant des outils de gestion qui peuvent être mis entre toutes les mains.

Albert Cobti insiste sur le fait qu'il « ne constitue pas de fonds en deçà de 10 millions d'euros ». Ce seuil s'explique en particulier par l'existence d'un certain nombre de coûts fixes à amortir : la rémunération du dépositaire, celle du comptable, celle du commissaire aux comptes, par exemple.

La haute couture est-elle plus performante que le prêt-à-porter ? Les performances d'un fonds dédié ne sont pas nécessairement meilleures que celles d'un fonds grand public. Le gérant pratiquera la même politique de gestion à profil de risque égal que celle qu'il pratique sur des fonds ouverts au grand public. Ce n'est pas un gage de performance, mais c'est un gage de réactivité par rapport à la détention de titres en direct. Le client peut avoir le sentiment qu'il « tient » le gérant. Encore faut-il qu'il ne le tienne pas trop !

Le « propriétaire » d'un fonds dédié qui multiplierait les interdits irait à l'encontre de ses propres intérêts. « Si le client dit : «Je ne veux pas de risque de change», cela va nous gêner, reconnaît Albert Cobti. Le gérant a intérêt à avoir recours à une couverture de change dans un marché de devises volatil. Si le client ne met pas trop de restrictions, les choses se passent bien. » Le client peut confier des « poches d'actifs » (des morceaux du portefeuille) à des gérants différents. Il leur confiera par exemple exactement le même montant. Les « propriétaires » de fonds dédiés les plus sophistiqués retirent leur mandat au dernier pour le donner au premier au bout de deux ou trois ans.

7 - Ne relâchez pas votre effort
Rien, c'est rien, mais trois fois rien, c'est déjà quelque chose. Raymond Devos avait résumé à la perfection le bien-fondé des plans d'investissement programmés, les PIP. Au départ, quand les possibilités d'épargne sont faibles, il y a effectivement de quoi être découragé à l'idée de ne pas pouvoir consacrer plus de 100 euros par mois. Pourtant, au bout de vingt ans, les 24.000 euros ainsi investis en Bourse peuvent réserver de belles surprises. C'est la loi de la nature : les petits ruisseaux font les grandes rivières. D'une part, l'accumulation devient substantielle. Mais surtout, elle procure un effet de levier surprenant.

En pratique, au fil des mois, les sommes sont investies en actions de sicav. Or quand les cours sont bas, le pouvoir d'achat s'accroît. Il est possible d'acquérir davantage de titres. Mais quand la Bourse remonte, c'est la valeur liquidative (le cours de la sicav) qui se gonfle d'autant. Cependant, ces plans ne peuvent avoir de sens que dans la durée. Sur deux ou trois ans, voire cinq ou six, ils peuvent traverser une période de baisse continue. La mécanique d'accumulation devient alors infernale. Il faut impérativement des mouvements de tôle ondulée, avec des hauts et des bas. Pour cela, le meilleur allié est le temps : de l'ordre de vingt ans par exemple. C'est pourquoi il faut réserver ces plans à son épargne de long terme, celle que l'on met de côté en prévision d'un complément de retraite, par exemple.  

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 01:40

 

Emprunts et cautionnements : les obligations des héritiers

Emprunts non encore remboursés 

Cautionnements


 

 

Certains des engagements pris par une personne de son vivant se transmettent à ses héritiers à son décès. Il en est ainsi, en principe, des emprunts non encore remboursés et des cautionnements souscrits par le défunt de son vivant.

 

 

Emprunts non encore remboursés

Les emprunts contractés par le défunt de son vivant et non encore remboursés au jour du décès font, en principe, partie du passif successoral. A ce titre, les héritiers et légataires universels et à titre universel sont normalement tenus de les rembourser. Les emprunts souscrits par le défunt font normalement partie des dettes déductibles de l'actif successoral : 

pour le montant du capital restant dû, 

y compris les intérêts courus jusqu'au jour du décès.  


Cependant, héritiers et légataires ne sont pas tenus au remboursement de l'emprunt si celui-ci a été garanti par un contrat d'assurance-décès. Au décès de l'assuré-emprunteur : 
 

l'assureur se substitue aux héritiers et légataires pour le paiement des sommes restant dues,  

il n'existe donc pas de dette à ce titre à la charge du défunt. 
Mais, en pratique, l'assurance souscrite ne couvre pas toujours le remboursement de la totalité des sommes restant dues. 
Les sommes restant dues, dont le remboursement est garanti par un contrat d'assurance, ne sont pas admises en déduction de l'actif successoral pour le calcul des droits de succession. 

 

Cautionnements 

La caution est la personne qui s'engage à garantir l'exécution d'un contrat par l'une des parties au profit de l'autre : payer une dette, généralement, si le débiteur se retrouve en situation de cessation de paiements.

La loi prévoit que les engagements pris par une personne s'étant portée caution passent à ses héritiers - conjoint survivant et légataires universels ou à titre universel inclus -, à condition :
 

que ces derniers acceptent la successionet que la dette garantie par le cautionnement soit née avant le décès (toute clause contraire est nulle). 


REMARQUE : l'engagement de payer la dette est transmis aux héritiers si la dette a pris naissance avant le décès de la caution, même si elle n'était pas encore exigible à cette date : échéances d'un prêt non réglées après le décès de la caution, par exemple.

Les tribunaux font cependant une distinction selon qu'il s'agit du cautionnement d'une dette : déterminée (résultant d'un prêt, d'une ouverture de ligne de crédit ou d'un bail, notamment) : obligation de règlement, ou indéterminée (résultant de la garantie d'un compte bancaire, par exemple) : obligation de couverture.


L'obligation de règlement est ainsi maintenue après le décès de la caution, passant à ses héritiers, mais non l'obligation de couverture.

REMARQUE : le défunt s'était porté caution pour garantir le compte bancaire d'un ami. S'agissant d'une dette indéterminée, ses héritiers ne sont donc pas engagés si le compte était créditeur au jour du décès.  

 

 

 

Source :   

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 00:20

 

 

 

Finances Personnelles > Impôts > Avis d'expert

  

 

 

Laurent Desmoulière (Meeschaert) : « Gare aux excès de la défiscalisation »   

 

 

Alors que les offres de placement pour alléger l'imposition des revenus perçus en 2006 se multiplient, Laurent Desmoulière, responsable de l'ingénierie patrimoniale chez Meeschaert, nous met en garde contre les mythes qui entourent ces placements.

 

 

Q : Comment définissez-vous les opérations de défiscalisation ?
R : Consistant à rechercher des solutions d'investissement permettant de bénéficier de déductions ou de réductions fiscales, la défiscalisation peut porter sur des biens immobiliers ou sur des actifs financiers. Sans les exclure, ces placements doivent s'inscrire dans une démarche cohérente de constitution de patrimoine au moindre coût et de sa gestion.
La pluralité de l'offre implique une étude attentive des propositions. Avant de se décider, l'investisseur privé doit tenir compte des contraintes et des frais liés à ces opérations. 
 

 

 

Q : A votre avis, peut-on comparer défiscalisation et optimisation fiscale ?
R : Non, il ne faut pas confondre ces deux notions. Nous l'avons vu, la défiscalisation consiste à réduire le montant de l'impôt en recourant à des dispositions fiscales régissant certains biens (FCPI, Sofica ou biens immobiliers) ou certaines activités (location en meublé). Dans cette stratégie, l'avantage souvent immédiat prend la forme d'une déduction d'impôt sur le revenu ou en une réduction d'impôt. Quelle que soit la forme de son avantage fiscal, ce placement est assorti de contraintes notamment en termes de durée de détention ou/et d'obligations locatives.
En revanche l'optimisation fiscale consiste à concilier gestion fiscale et gestion globale du patrimoine. Pour alléger l'impôt sur le revenu, le particulier recherchera à créer des charges déductibles de ses revenus fonciers, à encaisser des plus-values immobilières des revenus issus de contrats d'assurance-vie ou de PEA exonérés. Afin de réduire son ISF, il plafonnera cet impôt, et dans certains cas, il utilisera le bouclier fiscal. Afin de réduire les droits de succession, il peut être tenté d'utiliser le mécanisme des donations et/ou de privilégier l'assurance-vie, …
A court terme, certes cette stratégie d'optimisation fiscale réduira la charge fiscale. Mais à moyen ou à long terme, elle permettra d'obtenir des revenus de substitution et de préparer la transmission de ses biens.  

 

 

Q : Face à la multiplication des offres de défiscalisation quelles sont vos recommandations ?
R : Tout d'abord, le particulier doit se demander si le placement financier ou immobilier est économique sain, ce qui revient à s'interroger sur sa rentabilité, son avenir économique, ses possibilités de revente et sa liquidité. Sinon gare aux mauvaises surprises.
Il suffit de se rappeler de la mode du placement hôtelier dans les années 90. A l'époque, les constructions dans certaines villes de province, se sont multipliées. Faute de remplissage correct, les rendements ont baissé. Et parfois les hôtels ont déposé leur bilan, si bien que les investisseurs privés réunis en société en nom collectif ont été appelés à couvrir le passif.  

 

 

Q : Quel est l'autre bon réflexe ?
R : Ensuite, il convient de savoir si l'opération implique de participer à un montage juridique compliqué. Certaines professions par exemple ne peuvent pas avoir la qualité de commerçant -avocats, notaires,…-. Pour contourner cette interdiction, l'investisseur créée une structure juridique de type EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou SARL (société anonyme à responsabilité limitée) où le conjoint non libéral devient exploitant. Une SNC ( société en nom collectif), est alors interposée à cette EURL ou SARL afin que l'investisseur puisse prendre part aux opérations. Outre les coûts supplémentaires qu'il engendre, ce montage est refusé par certaines instances professionnelles. Il est donc préférable de leur demander une autorisation écrite.
Plus l'opération impliquera un recours à des mécanismes juridiques complexes ou à des « montages », plus le risque fiscal est élevé.

 

 

Q : Votre dernière recommandation ?
R : Mieux vaut retenir une opération d'investissement assortie d'un régime fiscal simple.
Prenons l'exemple de la loi Malraux. Pour en bénéficier, plusieurs conditions s'imposent simultanément : situation des immeubles dans un périmètre de sauvegarde, conformité des travaux au plan de mise en valeur approuvé en conseil d'Etat, réalisation des travaux par des propriétaires réunis en association foncière urbaine (AFU) et délivrance de l'autorisation spéciale par le préfet. Attention, il suffit qu'une seule condition ne soit pas respectée pour que l'administration remette en cause l'ensemble de l'avantage fiscal lié à ce dispositif.
Par conséquent, au lieu de pouvoir déduire le montant des travaux sur leur revenu global, les investisseurs se retrouvent dans le régime de droit commun leur accordant la possibilité de déduire les travaux de rénovation de l'immeuble sur leurs seuls revenus fonciers. Une amère expérience vécue actuellement par des particuliers ayant investi dans une belle opération située au coeur de Bordeaux !
 

 

 

 

 

Par Gaypatrimoine - Publié dans : LE PATRIMOINE
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