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LE PATRIMOINE

Jeudi 24 août 2006

Le classement des rendements des contrats assurance-vie fonds €uros


(Les assurances vie, fonds €uros, faisant partie de la sélection FranceTransactions.Com, mais ne figurant pas dans ce classement des rendements, n'ont pas encore publié leur rendement pour l'année 2005)

 

 

 

(Dernière mise à jour effectuée le 23 janvier 2006)

Classement Distributeurs (contrats) Rendements
Taux NET
1 LE CONSERVATEUR (Arep) 5,00%
2 CAPMA CAPMI 4,85%
3 MACSF (Res) 4,77%
4 MAAF ASSURANCE (Compte epargne maaf) 4,71%
5 AGPM (Plan Eparmil) 4,70%
6 MMA (MMA Croissance) 4,55%
7 ASAC FAPES (Epargne retraite 2) 4,51%
8 AGIPI AXA (Cler) 4,50%
9 PRUDENCE VIE (Epi 1) 4,50%
10 SOCIETE SUISSE (Suisse Avenir) 4,50%
11 BOURSORAMA (Boursorama vie) 4,50%
12 FINANCE SELECTION (MesPlacementsVie) 4,50%
13 LINXEA (Linxea Vie) 4,50%
14 PLACEMENT DIRECT (Kapital Direct) 4,50%
15 CARAC (compte epargne) 4,45%
16 SYMPHONIS (Symphonis vie) 4,45%
17 MEILLEURTAUX (MeilleurTaux Vie) 4,45%
18 MAAF VIE (winalto) 4,45%
19 AFER (Compte AFER) 4,41%
20 FEDERATION CONTINENTALE (Xaelidia) 4,35%
21 SOCAPI (Heredial Expansion) CIC 4,35%
22 ING Direct (ING Direct vie) 4,35%
23 ALTAPROFITS (Altaprofits vie) 4,35%
24 LCL (LIONVIE Rouge Corinthe) 4,30%
25 SMA VIE (Batiretraite) 4,26%
26 GUARDIAN VIE (Securitaire Euro) 4,20%
27 MUTAVIE (Actiplus 1) 4,20%
28 GENERALI (Exel) 4,11%
29 GESCOAssurances (GESCOAssurances vie) 4,10%
30 CORTAL (Majeur Plus) 3,90%
31 MUTAVIE (Actiplus 2) 3,45%
32 SICAVONLINE (Sicavonline vie evolution) 3,22%

Par Gaypatrimoine
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Mardi 29 août 2006

 

Protéger votre concubin(e) / pacsé(e)   

 

Si vous vous souhaitez protéger la personne avec laquelle vous vivez vous devez impérativement organiser votre succession.   

Quels sont les droits de votre concubin(e) / pacsé(e) ?   

- Pour le concubin :
Selon le code civil deux personnes vivant ensemble sans être mariées sont des étrangères l'une pour l'autre d'un point de vue successoral et fiscal. Aussi il est impératif de régler le problème de la répartition de votre patrimoine de votre vivant.
  

Si vous souhaitez que votre concubin reçoive votre patrimoine à votre décès, vous devrez établir un testament en sa faveur.   

- Pour le pacs :
Attention le PACS ne crée pas de droits héréditaires entre partenaires.
C'est à dire que le Pacs ne fait pas de votre partenaire votre héritier. Seule une manifestation expresse de volonté peut lui donner des droits sur votre patrimoine (testament).
   

Le seul avantage que vous confère le Pacs est de diminuer le montant des droits de mutation.   

Vous devrez donc, même si vous êtes pacsés, établir un testament en faveur de votre partenaire pour lui transmettre vos biens, ou lui faire une donation de votre vivant. Cette dernière possibilité n'est offerte aux Pacsés que si le PACS est conclu depuis plus de 2 ans.   

Dans tous les cas :
Comme pour toute personne que vous souhaitez gratifier vous devez faire attention aux héritiers réservataires (descendants et parents).
S'il existe des héritiers réservataires vous ne pourrez pas transmettre l'intégralité de votre patrimoine à votre compagne. Vous ne pourrez que lui léguer la
quotité disponible 'ordinaire'.
   

En l'absence d'héritiers réservataires vous pourrez lui léguer l'intégralité de votre patrimoine.   

Comment protéger votre concubin(e) du fisc   

-          La taxation des dons et legs entre concubins / pacsés
.Le principal problème rencontré par les concubins pour la transmission de leur patrimoine est fiscal puisque les biens transmis sont taxés à 60% après un abattement de 1 500 EUR.
.Votre situation sera fiscalement plus intéressante si vous êtes pacsés, puisque vous bénéficierez alors des abattements propres aux partenaires d'un PACS (PActe Civil de Solidarité). 
  

Comment transmettre le logement   

C'est au moment de son acquisition qu'il convient d'y penser, la fiscalité de la transmission en dépend.   

- Pour un logement d'une valeur de moins de 76 000 EUR au décès :
La tontine est une clause figurant dans l'acte d'acquisition qui prévoit qu'au décès du premier des acquéreurs, la propriété du bien revient intégralement à l'autre.
Il s'agit d'une fiction juridique, le bien est réputé ne jamais avoir appartenu au défunt. Celui qui recueille le bien n'est tenu que de droits de mutation à titre onéreux au taux de 4,80 %.

Si le plafond de 76 000 EUR est dépassé, le taux des droits de successions entre non parents s'applique soit 60%.
   

- Pour les autres biens immobiliers :
Selon la nature du bien (acquisition commune ou bien propre à un concubin) il est possible de recourir à d'autres techniques juridiques : la donation ou le démembrement croisé de parts de SCI.  

http://fr.wikipedia.org/wiki/PACS

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N144.xhtml

http://www.anil.org/guide/Accession/pacs.htm

Par gay.finance
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Mercredi 30 août 2006

Répartir votre patrimoine de son vivant

Pour préparer votre succession vous devez connaître ce qui vous est possible de faire.
Ainsi vous devez respecter la réserve héréditaire.

ATTENTION ATTENTION A LA RESERVE

1.1. Qui sont les héritiers réservataires ?

Les héritiers réservataires sont les descendants et les ascendants.

Il s'agit des personnes que vous ne pouvez pas déshériter. Une fraction de votre patrimoine, leur est réservée par la loi : la réserve. Toute disposition contraire sera annulée.
La réserve doit être transmise libre de toute charge.

La seule possibilité qui vous est offerte est de réduire la part qui doit leur revenir dans votre succession en disposant de la quotité disponible 'ordinaire' en faveur d'un tiers.
La quotité disponible (QD) est la fraction de votre patrimoine que vous pouvez attribuer à la personne de votre choix.

Tous les autres successibles peuvent être déshérités intégralement.

1.2. Comment se calcule la réserve héréditaire ?

- La réserve des descendants est déterminée par le code civil en fonction du nombre de descendants vivants au jour du décès ou ayant laissé des descendants.

Nombre d'enfants Réserve Quotité disponible 'ordinaire'
1 enfant 1/2 1/2
2 enfants 2/3 (soit 1/3 par enfant) 1/3
3 enfants 3/4 (soit 1/4 par enfant) 1/4
Au delà de 3 enfants 3/4 (soit 3/4 divisé par le nombre d'enfants) 1/4

Par exemple, si vous avez 5 enfants vous pouvez disposer librement d'1/4 de vos biens, et vos enfants se répartiront entre eux la réserve soit 3/20 chacun.

- La réserve des ascendants, également déterminée par le code civil, est d' 1/4 par ligne.

Nombre d'ascendants Réserve Quotité disponible 'ordinaire'
2 Parents (Père ET Mère) 1/2 (soit 1/4 par Parent) 1/2
1 seul Parent 1/4 3/4
1seul Parent et des
Grands-Parents dans l'autre ligne
1/2 (soit 1/4 par ligne) 1/2
Aucun ascendant 0 Tout

Par exemple si vous avez vos père et mère elle sera d'1/4 pour votre père et d'1/4 pour votre mère.
Mais si vous n'avez plus que votre père et des grands-parents maternels, elle sera toujours d'1/4 par ligne soit 1/4 pour votre père et 1/8 pour chacun de vos grands-parents.
Si vous n'avez plus votre mère ni aucun ascendant dans cette ligne, la réserve sera donc d' 1/4 en faveur de votre père.

1.3. Sur quoi se calcule la réserve héréditaire ?

Pour pouvoir calculer la réserve héréditaire, il convient de reconstituer le patrimoine du défunt tel qu'il serait si aucune donation n'était intervenue.

Il s'agit de l'actif du défunt moins son passif auquel on rajoute fictivement, la valeur actuelle de tous les biens donnés par le défunt au cours de son existence. Cette somme constitue la masse successorale sur laquelle on calcule la réserve et la quotité disponible.
On appelle cette opération la reconstitution de la masse successorale, elle n'a lieu qu'en présence d'héritiers réservataires.

La sanction de l'atteinte à la réserve est la réduction de la libéralité pouvant aller jusqu'à son annulation si la quotité disponible est déjà entièrement absorbée.

1.4. Comment transmettre son patrimoine ?

Pour transmettre votre patrimoine, vous pouvez opter :
soit pour un testament, soit pour une donation, soit pour un partage d'ascendant.

Transmettre après votre décès

- Le testament est un acte unilatéral par lequel vous prévoyez, pour le temps où vous n'y serez plus, la répartition de vos biens.
L'avantage du testament est que vous ne vous dépouillez pas de votre vivant et qu'il est toujours révocable. Toutefois, si les legs prévus par votre testament excèdent la quotité disponible, ils seront réduits.

Par exemple : Vous avez 2 enfants, votre actif successoral s'élève à 150 et vous faites un legs à un tiers de 100. La réserve en l'espèce est de 100, le legs sera réduit à la Quotité Disponible soit à 50.

Transmettre de votre vivant : les donations

- La donation est un contrat par lequel le donateur se dépouille de son vivant, à titre définitif, d'un bien au profit d'une personne de son choix. Toute donation est irrévocable dès lors qu'elle est acceptée par le donataire.

Les donations simples faites à un héritier sont soumises au rapport successoral c'est-à-dire qu'elles sont réunies fictivement à la succession et réévaluées au jour du partage. Seuls les cohéritiers y sont tenus et peuvent l'exiger.
Si après reconstitution de la masse successorale, les donations portent atteinte à la réserve elles sont soumises à la réduction.

L'avantage de la donation est qu'elle permet de transmettre vos biens au moments où vos héritiers en ont besoin. Mais son problème principal, c'est que l'évaluation des biens donnés se fait au moment du décès et non au jour de la donation. Ce qui risque de contraindre les bénéficiaires à verser une indemnité aux autres héritiers pour conserver le bien.

Le choix de la sécurité : la donation-partage

- La donation-partage : la dernière façon d'organiser la répartition de votre succession est de procéder à un partage d'ascendant ou donation-partage.
Cette option ne vous est ouverte que si vous avez au moins deux enfants.

La donation-partage est un acte par lequel une personne répartit ses biens de son vivant entre tous ses présomptifs héritiers (y compris les enfants adultérins).

L'avantage de la donation-partage, c'est que si tous vos héritiers y participent, l'évaluation des biens donnés se fait au jour de la donation, et elle ne peut plus être réévaluée par la suite.

Ainsi à votre décès, seuls seront partagés les biens non compris dans la donation-partage. C'est sans doute le moyen le plus sûr de transmettre votre patrimoine. Vous devrez toutefois, veiller à ne pas vous dépouiller complètement afin d'assurer vos vieux jours.

Dans le cadre d'une donation-partage, il vous appartient de composer les lots (allotir) revenant à vos héritiers.
Vous pouvez, soit composer des lots égaux, soit avantager l'un de vos enfants tout en veillant à ne pas entamer la part des réservataires. Les donations que vous avez déjà faites à vos enfants peuvent être incorporées à la donation-partage y compris les dons manuels.
L'avantage est double : assurer l'égalité entre vos enfants et faire en sorte que les donations consenties ne soient pas réévaluées à votre décès.

1.5. Quel type de donation choisir ?

Vous avez choisi de transmettre par donation, vous pouvez :

Donner en avance sur l'héritage

- La donation en avancement d'hoirie (héritage) est une donation en avance sur ce que l'héritier recevra au décès du donataire. Elle s'imputera sur sa part de réserve.
Elle est rapportable à la succession. C'est à dire qu'au jour du décès du donataire elle est réévaluée et réintégrée fictivement à l'actif successoral. Elle ne constitue donc qu'une avance sur l'héritage.

Donner pour avantager

- La donation préciputaire est faite pour avantager un héritier ou un tiers.
Ainsi, si cette donation est faite à un héritier, ce dernier la reçoit en plus de sa part de réserve, il s'agit donc d'un moyen d'avantager cet héritier.
Elle s'impute sur la quotité disponible, si elle la dépasse, elle sera réduite. Le bénéficiaire de la donation devra donc, soit en restituer une partie, soit indemniser les héritiers.

Pour savoir si elle dépasse la quotité disponible, la donation est réévaluée au jour du décès, selon l'état du bien donné au jour de la donation.

ATTENTION Le principal problème posé par les donations, tant en ce qui concerne le calcul du rapport que celui de la réduction, c'est qu'elles sont réévaluées au jour du décès et non au jour de la donation. Or, si cette donation a été faites 20 ans plus tôt, il n'est pas rare que le bénéficiaire doivent indemniser ses cohéritiers ou leur rendre une partie du bien donné. Pour y remédier il suffit de recourir à une donation-partage.

1.6. Comment réduit-on les libéralités ?

Tout va dépendre de la libéralité. En effet les legs sont réduits par priorité puis les donations en partant de la plus récente pour remonter à la plus ancienne jusqu'à ce que la réserve soit reconstituée.
La réduction des legs s'opère au marc le franc, c'est-à-dire proportionnellement à moins que le testateur en ait décidé autrement.

1.7. Suis-je obligé de recourir à un notaire ?

a) Oui, si vous optez pour une donation ou pour les testaments authentique et mystique.

- La donation, pour être valable, doit être passée par un acte authentique. Or seul le notaire est habilité à recevoir votre consentement à ce type d'acte. Il en va de même pour le testament authentique et le testament mystique.

- Le testament authentique est recueilli par deux notaires, ou un notaire et deux témoins.

- Le testament mystique est déposé chez le notaire devant deux témoins. Le document doit être clos cacheté et scellé et le testateur indiquera que le contenu de ce papier est son testament. Il doit préciser le mode d'écriture employé et le notaire en dresse un Procès verbal, qui est signé par le notaire, le testateur et les témoins. Il est très contraignant.

b) Non, si vous optez pour un testament olographe.

Pour être valable, le testament olographe doit être entièrement rédigé, daté et signé de la main du testateur. La date doit être exacte, et comporter le jour, le mois et l'année.

ATTENTION Ne surtout pas utiliser de machine à écrire ou d'ordinateur, de tels testaments ne pouvant qu'être annulés par le tribunal, pour non-respect des conditions de validité impératives prévues par le code civil. (art 970)

1.8. Les formalités de la succession testamentaire

Si vous êtes bénéficiaire d'un testament, avant d'entrer en possession de votre legs, vous devrez accomplir un certain nombre de formalités.

- La délivrance
En effet en votre qualité de légataire, vous ne pouvez pas forcement appréhender les biens qui vous ont été légués. Vous devez en demander la délivrance aux héritiers ab intestat ou au légataire universel.
Si vous êtes bénéficiaire d'un legs particulier ou à titre universel vous êtes toujours tenu d'en demander la délivrance.
En l'absence d'héritier réservataire, le légataire universel peut appréhender les biens successoraux.

- L'envoi en possession
Toutefois si son legs est contenu dans un testament olographe, le légataire doit auparavant se faire envoyer en possession.
Il s'agit de faire vérifier son titre en le présentant au juge qui s'assure que les conditions exigées par le code civil sont remplies, et qu'il ne porte pas atteinte à la réserve héréditaire. Cette formalité s'appelle l'envoi en possession, elle s'accomplit devant le Tribunal de Grande Instance donc avec l'aide d'un avocat.

S'il s'agit d'un autre type de testament l'envoi en possession n'est pas nécessaire.

Pour en savoir plus...
Il existe trois types de legs :
- Le legs universel : le légataire a vocation à recueillir l'intégralité du patrimoine actif et passif. Les légataires universels peuvent être plusieurs, dans ce cas, la renonciation de l'un accroît la part de l'autre.

- Le legs à titre universel : le légataire a vocation à recueillir une quote-part de votre patrimoine (tous les meubles, tous les immeubles, une fraction de vos biens...).
Le legs à titre universel n'a pas vocation à s'accroître en cas de renonciation d'un co-légataire. Cette renonciation bénéficie aux héritiers ab intestat.

- Le legs particulier : le légataire a vocation à recevoir un bien déterminé.
Là encore la renonciation d'un légataire n'accroît pas la part des autres.

1.9. Mon père m'a fait une donation de son vivant, que se passe-t-il à son décès ?

Tout va dépendre du type de donation qui vous a été consentie (2 cas) :

- La donation en avancement d'hoirie est une donation faite en avance sur ce qu'on doit recevoir dans la succession du donateur.
Elle s'impute par priorité sur la Réserve héréditaire. Elle est rapportable à la succession. C'est à dire que pour constituer les parts des héritiers, on prendra en considération la valeur réévaluée au jour du partage, des donations reçues. Seuls les cohéritiers sont tenus au rapport et peuvent l'exiger.

Ainsi vous avez bénéficié d'une donation en avancement d'hoirie de 100 par votre père.
A son décès, son patrimoine s'élève à 200 et vous avez un frère. La masse successorale est de 300 (=200+100), la réserve héréditaire est de 100 par enfant et la Quotité Disponible de 100.
Votre frère prendra 150 dans l'actif successoral et vous même vous prendrez 50, comme vous avez déjà reçu 100 par donation, chacun des enfants recevra une part égale.

Même situation familiale, mais l'actif au décès de votre père est de 74. La masse successorale est de 174 (=74+100). La réserve de chaque enfant est de 58, et la QD est de 58.
Vous avez reçu 100 soit votre part de réserve (58) + une partie de la QD (42).
Votre frère prendra donc l'intégralité de l'actif successoral (74) (=réserve 58 + QD 16) et vous ne recevrez rien au décès de votre père.

- La donation préciputaire, permet d'avantager celui qui en bénéficie, tiers ou successible.
Si le gratifié est un héritier réservataire, en plus de cette donation, il lui restera toujours à recevoir sa part de réserve. En effet la donation préciputaire s'impute sur la Quotité Disponible (QD), si elle l'excède, elle sera réduite. La donation est réévaluée au jour du décès.

Ainsi, vous êtes deux enfants et vous seul avez reçu une donation préciputaire de 100.
Au décès de votre père l'actif successoral s'élève à 200. La masse successorale est de 300. La réserve est de 100 par enfant, et la quotité disponible (QD) de 100.
La QD est absorbée par la donation préciputaire.
Dans l'actif successoral vous prendrez votre part de réserve comme votre frère. Vous aurez donc reçu 200 dans le patrimoine paternel, et votre frère prendra 100.

Si la donation, que vous aviez reçue, avait été réévaluée à 250 au jour du décès et que le patrimoine de votre père s'élevait à 50. Là encore la masse successorale aurait été de 300, la réserve de 100 par enfant et la QD de 100. Ayant reçu 250, vous devez donc verser une indemnité de 50 à votre frère pour lui reconstituer sa réserve de 100.

Par Gaypatrimoine
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Jeudi 31 août 2006

Nouvelles opportunités pour les contrats en euros

 

 

Le conjoncture boursière ainsi que des difficultés techniques entravent la faculté pour les assurés de transformer leur contrat en euros en multisupport investi en actions. Une option pourtant gagnante à long terme.

 

 

Un an après son adoption, la mesure qui permet de diversifier les contrats en euros en produits investis en actions n'est pas encore vraiment entrée dans la pratique. Cette disposition, présentée par Jean-Michel Fourgous, député UMP des Yvelines, autorise la transformation d'un contrat monosupport en euros en contrat multisupport sans pour autant remettre en question son ancienneté au regard des règles fiscales. Alors que banques et compagnies d'assurance devraient être en pleine action de communication sur cette nouvelle possibilité offerte aux épargnants, la Bourse connaît des mouvements erratiques. Si elle devait durer, la baisse des marchés actions pourrait donc bel et bien effrayer les assurés, mais aussi prendre à contre-pied ceux qui ont d'ores et déjà exercé leur nouveau droit.

 

 



 

 

Un risque toutefois relativisé par les professionnels, qui, globalement, considèrent que les accidents de parcours font partie de la vie boursière et que le bénéfice de l'amendement Fourgous ne peut s'apprécier que dans la durée. « Exception faite des dernières semaines, la conjoncture boursière est globalement plutôt porteuse. Et si la tendance à long terme ne s'infléchit pas, elle ne pourra être que favorable aux transferts », lance Philippe Bernardi, directeur technique vie et banque d'Axa France. Il est vrai que les assureurs prennent le plus possible de précautions dans leur démarche commerciale, afin qu'il ne soit pas reproché un défaut de conseil. C'est ainsi qu'ils se font un devoir d'informer leurs clients des risques qu'ils encourent en investissant dans les actions. Sonia Fendler, directeur du développement de la Fédération continentale, trouve même pour sa part un avantage à la conjoncture boursière actuelle. « Finalement, dans une certaine mesure, il est préférable que les transferts se fassent pendant une période chahutée. Au moins, là, nous sommes certains que la démarche sera bien "vendue" et qu'elle ne repose pas sur un optimisme de circonstance déconnecté de la réalité. »

 

 



 

 

Dans ce contexte, bon nombre d'assureurs ont, sans doute malgré eux, rendu un fier service à leurs clients en tardant à définir leur offre et en leur permettant ainsi de parer aux pertes. Bien que l'Afer, association dont on sait qu'elle est à l'origine de l'amendement Fourgous, ait lancé son offensive commerciale la première, bien qu'Axa ait fait en sorte de pouvoir être techniquement prêt un mois à peine après la parution de l'instruction fiscale en octobre 2005, bien que BNP Paribas se soit lancée, quant à elle, dès le mois de février, ces établissements ne semblent pas représentatifs de ce qui se passe globalement sur le marché. Bien qu'aucune statistique officielle ne permette encore de le révéler, il est clair que le bilan des transferts paraît encore maigre. 

 

« Compte tenu de l'opportunité pour les clients, je suis étonné de constater le peu de mobilisation du marché sur cette question », avoue Philippe Bernardi, directeur technique vie et banque d'Axa France. 

 

********************* 

 

A vérifier avant le transfert

Combien ça coûte ?  

 

Certains établissements ne se priveront pas de vous faire supporter des frais à cette occasion. Ceux-ci sont plus fréquemment prévus lors d'un transfert d'épargne vers un nouveau contrat que lors d'une transformation du contrat existant. Dans le premier cas, les assureurs estiment que l'opération s'apparente à une nouvelle souscription et qu'elle engendre donc des commissions analogues. Sachez que, bien souvent, vous pouvez les négocier, surtout s'il s'agit de frais de dossier. 

 

Demandez également le montant des commissions sur vos versements futurs. Sont-elles comparables à celles qui étaient prélevées sur votre contrat d'origine ? Informez-vous également sur les frais de gestion, souvent plus élevés dans un multisupport que dans un monosupport en euros. Et ils peuvent être différents pour la partie investie dans les unités de compte et pour la partie investie dans le compartiment en euros. 

 

Combien ça rapporte ? 

Taux minimal garanti : vous risquez de devoir y renoncer. Sauf si, à l'instar de la Fédération continentale, votre assureur entend continuer à vous le garantir sur les sommes adossées au compartiment euro de votre nouveau contrat, pour quelques années encore.

Si votre épargne était adossée à un fonds cantonné, c'est-à-dire un fonds spécifique à votre contrat, contrôlez les dispositions prises pour garantir, pour les sommes qui restent investies en euros, une rémunération équivalente à celle de votre contrat d'origine. Certaines compagnies en ont pris l'engagement. « Pour ne pas léser les clients dont les monosupports reposent sur des fonds cantonnés, nous avons décidé de créer des contrats multisupports spécifiques qui leur permettront de conserver les mêmes taux », assure Laurent Monet, directeur produits et marchés France de Cardif Assurance vie (groupe BNP Paribas).

 

 

Si votre contrat d'origine prévoit des garanties de fidélité (rémunération complémentaire liée à la durée de détention), votre assureur en propose-t-il le maintien ? 

 

Règles de déontologie à établir 

Et ce n'est manifestement pas le fait des assurés. Le succès que remportent les précurseurs en témoigne. L'Afer annonce, par exemple, avoir déjà transformé 50 000 adhésions sur les 300 000 adhérents que compte son contrat monosupport en euros. « C'est une opération qui dépasse ce que nous aurions pu imaginer. Nous avons déjà largement dépassé les objectifs que nous nous étions assignés pour l'ensemble de l'année », précise Nicolas Reliquet, responsable du développement et de la communication de l'Afer. Axa annonce, pour sa part, déjà 20 000 transferts. Mais les autres enseignes, et pas nécessairement les plus modestes, ont décidé de prendre leur temps. Certaines commencent à peine à prendre contact avec leurs clients, tandis que d'autres n'envisagent même aucune action avant la rentrée. 

 

D'abord, parce que ces établissements estiment ne pas avoir de véritables raisons de se précipiter. Contrairement à d'autres nouveautés législatives, ce dispositif ne s'accompagne d'aucune limitation dans le temps. En outre, compte tenu des enjeux, ils souhaitent une réflexion collective de la profession, afin d'établir des règles de déontologie permettant de travailler dans un environnement sécurisé. « Le texte de loi est imprécis, de sorte qu'il est possible de l'interpréter de diverses façons. Et bien que l'administration fiscale ait, pour sa part, apporté un certain nombre de précisions, il était souhaitable que la profession puisse s'appuyer sur des recommandations émanant de ses instances », explique François Bertout, président du comité juridique et fiscal de la Commission plénière des assurances de personnes.

 

Enfin, bien que cette nouvelle règle soit relativement simple à comprendre pour les clients, elle est beaucoup plus complexe à mettre en oeuvre pour les assureurs. D'un point de vue technique, elle nécessite que les compagnies fassent une mise au point informatique dont l'importance est liée à l'âge et à l'origine de leurs portefeuilles ainsi qu'à la physionomie de leur réseau de distribution. 

 

D'un point de vue commercial, les assureurs ont voulu également prendre le temps de former leurs réseaux. « Rien ne sert de se précipiter. La possibilité qu'offre l'amendement Fourgous ne doit être exercée qu'en toute connaissance de cause et après analyse des objectifs patrimoniaux des clients et de leur situation personnelle. Il est donc impératif que les réseaux soient suffisamment formés pour apporter un conseil avisé », assure ainsi Christian Roze, directeur des produits vie des AGF, où l'action commerciale ne doit démarrer pleinement qu'en septembre 2006. 

 

Enfin, certaines banques se montreraient actuellement plus occupées à faire basculer des plans d'épargne logement, désormais taxés après dix ans de détention, en contrats d'assurance vie, plutôt qu'à sensibiliser leurs clients aux vertus des unités de compte. « C'est une stratégie commerciale qui se défend, note un professionnel. La migration d'un contrat monosupport en euros vers un multisupport ne peut pas s'accompagner d'un changement d'assureur. Les banquiers sont donc certains que le contrat restera domicilié chez eux quoi qu'il arrive. En revanche, un client peut très bien résilier son PEL pour ouvrir un contrat d'assurance vie, n'importe où ailleurs. Il est ainsi facile de voir où va la priorité dans un certain nombre de cas. »  

 

Du côté des modalités, les assureurs ont le choix entre deux solutions : transformer des contrats monosupports en contrats multisupports en les ouvrant simplement à une ou plusieurs unités de compte ou transférer le capital des clients vers un multisupport. La première option a pour conséquence de ne rien modifier aux conditions générales du contrat d'origine ; la seconde implique, au contraire, la résiliation de celui-ci et la souscription d'un nouveau contrat dont les conditions peuvent évidemment être bien différentes de celles du premier.  

 

************************ 

 

Les PEP assurance concernés  

 

L'amendement Fourgous s'applique également aux PEP (plans d'épargne populaire) assurance. La faculté de transfert vers des unités de compte concerne « les contrats de capitalisation adossés à des PEP », vient de rappeler le ministre de l'Economie et des Finances (JOAN, 6 juin 2006). Un PEP assurance en euros peut donc être transformé en PEP assurance en unités de compte, sans perte d'antériorité fiscale. Et, contrairement à un contrat d'assurance vie, la réponse ministérielle précise que ce type de placement est transférable d'un organisme gestionnaire à un autre. La souscription d'un tel produit n'est plus, en revanche, possible depuis le 25 septembre 2003. 

 

Transformation ou transfert ? 

 

La transformation semble avoir été généralement retenue pour les contrats groupe, à savoir les contrats associatifs du type Afer. Mais cette option ne va pas sans susciter des interrogations. La transformation du contrat monosupport d'origine en contrat multisupport s'impose alors à tous, c'est-à-dire non seulement à ceux qui souhaitent saisir cette opportunité offerte par l'amendement Fourgous mais aussi à ceux qui préfèrent ne pas prendre le risque de diversifier leur épargne. Ainsi, les uns devront, comme le veut la règle, consacrer au moins 20 % de leur épargne au marché des actions, tandis que les autres conserveront l'intégralité de leur épargne dans le fonds en euros. Rien a priori d'embarrassant, si ce n'est que, le contrat ayant été transformé en multisupport, les uns comme les autres se verront exemptés de prélèvements sociaux tant qu'aucun rachat n'aura été opéré. 

 

Une situation qui pourrait indisposer l'administration fiscale. Pour parer à toute contestation, la Société générale a préféré transférer ses contrats collectifs vers de nouveaux contrats. « Transformer un contrat groupe revient à faire basculer l'ensemble des adhérents du monosupport sur le multisupport, y compris ceux qui n'ont aucune intention d'investir 20 % de leur épargne en supports actions. Et, sauf à heurter les principes qui régissent le droit de l'assurance, nous serions alors tenus de modifier sans distinction le mode de perception des prélèvements sociaux de l'ensemble des adhérents au contrat », assure Alexis Lacroix, directeur du marketing de Sogecap. 

 

La solution du transfert des contrats semble donc avoir la préférence des assureurs. Peut-être parce qu'ils souhaitent que leurs clients puissent bénéficier de contrats modernes aux fonctionnalités plus larges et aux frais moins élevés que les plus anciens. « Certains clients sont ravis de pouvoir changer de contrat. Ceux qui ont souscrit le leur il y a vingt ou trente ans ne peuvent que s'en féliciter, compte tenu de l'évolution de l'assurance vie ces dernières années tant au niveau des frais qu'au niveau de la gestion », lance Philippe Bernardi. Mais cette possibilité permet aussi à certains assureurs de se soustraire à leurs engagements passés. Les contrats d'assurance vie commercialisés avant 1998 prévoient, en effet, un intérêt annuel minimal garanti qui peut atteindre 4,5 %. Une contrainte dont ils peuvent aujourd'hui se libérer. Avant de basculer votre épargne, n'hésitez pas à contrôler attentivement les nouvelles conditions imposées par votre assureur. 

 

******************** 

 

Le report des prélèvements sociaux 

 

Les titulaires d'anciens contrats en euros qui transfèrent leurs avoirs dans un multisupport bénéficient d'un plus : les prélèvements sociaux, qui pèsent chaque année sur leur contrat, sont reportés au moment des rachats totaux ou partiels et ne seront pas prélevés en cas de décès, ce qui permet de transmettre des montants plus importants. L'administration fiscale a toutefois indiqué que les assurés devraient affecter au moins 20 % de leur épargne à des unités de compte investies en actions. Un seuil qui ne semble pas poser de problème, les assureurs évaluant à bien davantage la part que leurs assurés basculent dans ces unités de compte. On peut néanmoins se demander si la conjoncture boursière ne va pas les inciter à réaliser des arbitrages en faveur du compartiment euros de leur contrat, quitte à revoir la part qu'ils entendent consacrer aux actions. Toutefois, rien ne permet d'affirmer quelle sera alors la réaction de l'administration fiscale. Comme elle ne peut pas interdire aux assurés de gérer leur épargne comme ils l'entendent, elle peut trouver des solutions qui ne seraient pas nécessairement dans l'intérêt commun. « Le régime des prélèvements sociaux applicables aux multisupports ne relève que de la tolérance fiscale. Une instruction administrative suffirait à y mettre un terme », lance François Bertout, président du comité juridique et fiscal de la Commission plénière des assurances de personnes. Pour éviter les conséquences des mouvements de marché, l'Afer va bientôt proposer à ses clients un investissement en actions par paliers, jusqu'au seuil requis. « Ainsi, la règle des 20 % sera respectée, mais progressivement, afin de lisser les investissements et gommer ainsi les éventuels aléas des marchés », explique Nicolas Reliquet.

Source : Site de conseils boursiers

 

 

Frank Audonnet
06/2006
 

Par Gaypatrimoine
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Mercredi 6 septembre 2006

AVEC BOURSORAMA

Indices sectoriels Paris
LibelléDernierVar.Var/1janv
 Biens de consommation 1 198.51 -0.26% +16.98% composition
 Hygiène santé pharmacie cosm 1 026.82 -0.11% -3.74% composition
 Industries 1 203.98 -0.22% +15.31% composition
 Matériaux de base 1 558.73 -0.57% +48.43% composition
 Pétrole & Gaz 996.46 +0.27% -0.46% composition
 Services 1 177.12 -0.01% +10.87% composition
 Services aux collectivités 1 373.81 -0.42% +29.92% composition
 Sociétés financières 1 300.27 -0.47% +25.39% composition
 Télécommunications 869.50 -0.38% -11.98% composition
 Technologie 949.38 -0.14% -5.82% composition

http://www.boursorama.com/indices/indices_sectoriels_paris.phtml

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Jeudi 7 septembre 2006

AVEC BOURSORAMA

Indices Internationaux
LibelléDernierVar.Var/1janv
 Dax Xetra 6 119.45 +0.03% +13.15% Composition
 Dow Jones 11 836.12 -0.26% +10.44% Composition
 Euro Stoxx 50 3 966.93 +0.16% +10.84% Composition
 Footsie 100 6 071.80(c) -0.01% +8.06% Composition
 Nasdaq Comp. 2 316.24 +0.03% +5.03% Composition
 Nikkei 225 16 400.57 -0.47% +1.79%

http://www.boursorama.com/indices/indices_intern.phtml

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Vendredi 8 septembre 2006
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Jeudi 14 septembre 2006

 

Médias
Les portails gays attisent les convoitises
Dans un marché prometteur et encore peu structuré, Gay.com et CiteGay.fr tissent leur Toile sous l'oeil très attentif des financiers et des grands portails. --> (Mercredi 18 avril 2001)
         

A l'ombre de l'actualité de la Net-économie, les sites dédiés aux communautés gays et lesbiennes n'en demeurent pas moins très actifs sur Internet. Un constat qui n'a pas échappé aux investisseurs, qui portent du coup une attention toute particulière sur ce marché. La plus grande opération dans le domaine des portails gays vient d'ailleurs d'être finalisée : le réseau international Gay.com (édité par Online Partners) et son homologue américain PlanetOut Corporation viennent en effet de boucler leur phase de rapprochement annoncée en novembre 2000. Mais dans un souci d'atteindre la rentabilité à court terme, la nouvelle entité, PlanetOut Partners, n'a toutefois pas échappé à une réduction de ses effectifs. Un plan de licenciement a été annoncé début mars, affectant une trentaine de personnes aux Etats-Unis. Cette nouvelle concentration se caractérise également par des prises de position dans différents pays via des déclinaisons locales ou des partenariats. Ainsi, Gay.com a débarqué en France en juin 2000 en absorbant le webzine Ooups.com (cf article JDNet du 23/06/00). Quant au canadien GayCrawler, il a choisi un mixte en signant un accord avec le portail français CiteGay.fr fin 2000, édité par la société Action Multimédia SAS (AMM).

Les trois principaux portails gays en France
Nom
Audience/mois
A noter
CiteGay.fr
- 1,6 million de visites
- 35,7 millions de pages vues
(source cybermétrie)
- Service en ligne du groupe FTD
- Date de création : fin 97
- Mai 2000 : création d'Action Multimédia SAS qui reprend le service en toute indépendance.
-Janvier 2001 : création d'une radio en ligne CiteGay
- Effectifs : 15 personnes
Fosfoo.com - Plus de 6.000 membres
- 1 million de pages vues
- 10 Mai 2000 : création du portail gay lesbien Fosfoo.com
- juin 2000 distribution de 150.000 CD contenant un guide des Entreprises gay en France dans l'ensemble de la presse Gay : Têtu, Illico, et les journaux gratuits en province.
- Mars 2001 : signature avec la régie Hi Média. Effectifs : 5 personnes et un réseaux de correspondants bénévoles sur la Province.
Gay.com France
- 103.000 visiteurs uniques
- 353.000 visites
- 8,4 millions de pages vues
(source Dart DoubleClick)
- 1996 : création de Gay.com
- Avril 99 : fusion de Gay.net, Gay.com et le service onQ d'AOL
- Mars 2000 : levée de fonds de 23 millions de dollars
- Novembre 2000 : annonce de la fusion avec PlanetOut
- Avril 2001 : Création officielle de PlanetOut Partners
- 8 versions locales (USA, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Portugual, Argentine, Mexique)
- Effectifs Gay.com France :10 personnes
Source : éditeurs des sites, tableau réactualisé le 25/04/01

Mais nous n'en sommes qu'aux prémices, car ce marché comprend beaucoup d'acteurs de divers horizons. Avec, au premier rang, le Minitel. Le groupe BD Multimédia, coté sur le Marché Libre et acteur historique de la télématique, a ainsi pris le contrôle en septembre 2000 de l'outil de recherche GayPlanet.com, en complément de son site GayFrance.fr. BD Multimédia possède un réseau de services télématiques (3615 Mec, 3615 Male, etc.) qu'il a regroupé avec ses sites Internet dans un pôle Gay et qui représente 30% de son chiffre d'affaires (soit 1,35 millions d'euros). Face à la montée en puissance de ces activités, les dirigeants de BD Multimédia ne cachent pas leur ambition d'introduire en Bourse ce pôle Gay, parallèlement à la maison-mère.

Les poids-lourds du Net prennent aussi position

La cible gay intéresse également les grands portails généralistes : Lycos.fr a ainsi conservé le service de rencontres Yarps.fr, élaboré à l'origine par le groupe Spray. D'autres groupes de médias comme LVetCo (dans lequel on retrouve DI Group, le producteur de télévision Gérard Louvin et Jean-Marc Morandini) ont pris timidement position. Bien qu'il soit spécialisé dans la radio (MFM, Voltage), le groupe détient le portail généraliste ToutEstNet et un site gay, GenerationGay.fr. Toutefois, l'e-krach du printemps dernier semble avoir calmé les ardeurs de LVetCo dans l'ensemble de ses développements Internet.

Cette effervescence autour des sites gays s'explique surtout par des scores d'audience records. Dans ce domaine, les performances sont en effet plus qu'honorables : ouvert en juin 2000, le site de la filiale française de Gay.com recense actuellement 8,4 millions de pages vues par mois (source DoubleClick Dart). De son côté, CiteGay.fr dispose également d'une base non négligeable d'audience avec 35 millions de pages vues par mois (source Cybermétrie). Un résultat que l'on peut expliquer par ses activités pionnières, dévéloppées dans un premier temps sous le giron du groupe FTD (devenu Polaris) puis reprises de manière indépendante (cf
article JDNet du 19/09/00).

Une cible encore mal définie

Toutefois, l'audience est difficile à monétiser actuellement. Car si théoriquement la publicité en ligne est l'une des sources principales de revenus dans les "business models" des portails gays, les recettes ont tendance à s'effondrer, compte tenu de la morosité actuelle du marché. De plus, les portails gays éprouvent des difficultés à identifier réellement le profil de leurs visiteurs : pour des raisons de confidentialité, la législation française interdit en effet d'insérer toute demande de renseignements sur l'orientation sexuelle dans les questionnaires. Mais en s'appuyant sur ses utilisateurs réguliers, Gay.com mène en France des études pour dégager des grandes lignes du comportement des homosexuelles vis-à-vis d'Internet et du commerce électronique. Ainsi, une étude d'octobre 2000 montre qu'à 85%, les visiteurs de Gay.com sont masculins, qu'ils appartiennent à 55% à la catégorie socio-professionnelle CSP +, disposent d'un revenu supérieur net de 16% par rapport à la moyenne française et, dans une très grande majorité, se connectent plus de cinq fois par semaine à Internet. D'après cette étude, il ressort que les homosexuelles sont également attirés par l'e-commerce : 63% d'entre eux indiquent avoir réalisé des achats en ligne dont plus de la moitié dans les trois derniers mois. Une cible donc de prédilection.

Autre difficulté pour attirer les annonceurs : les portails gays doivent montrer patte blanche en ce qui concerne les contenus à caractère pornographique. Gay.com s'est ainsi positionné comme un site d'information généraliste à destination des homosexuels. "C'est notre ligne éditoriale qui rassure les annonceurs", commente Pierre Jouanny, vice-président Europe de Gay.com. Et elle convient parfaitement aux investisseurs d'Online Partners et à ceux de son nouvel associé PlanetOut, soutenu par des groupes comme AOL Investments ou Bertelsmann Entertainments. Le site de Gay.com France propose ainsi neuf canaux thématiques (actualité, Art de vivre, forme & santé, etc.), deux systèmes de dialogues interactifs et sept "communautés d'affinités transversales" (Associations, Familles & Amis, Garçons, Jeunes, etc.). De son côté, Citegay.fr se considère plutôt comme un "site de communauté gay". L'objectif étant de "donner un ton à notre site", indique William Petex-Sorgue, directeur de AMM. Une ambigüité qui permet de conjuguer de nombreuses fils d'informations généralistes (avec l'ouverture d'une radio en ligne en janvier 2001) avec des rubriques certes plus discrètes mais plus orientées X.

Vers la diversification des revenus

Parmi les sources de revenus complémentaires des portails gays figurent également l'e-commerce. Gay.com France dispose d'un espace shopping où l'on retrouve des acteurs comme La Redoute (VPC) ou MisterGoodDeal.com (déstockage en ligne). CiteGay présente de son côté une galerie marchande avec une douzaine de catégories de produits et des vendeurs en ligne comme Alapage.com (produits culturels) ou Go Voyages (tourisme). En l'état actuel, l'e-commerce reste malgré tout une activité marginale en terme de chiffre d'affaires. Les portails portent donc leur efforts sur d'autres sources de revenus plus spécifiques : Gay.com France démarre par exemple une activité de conseil publicitaire à destination des annonceurs traditionnels, qui ont du mal à concevoir des plans de communication à destination des homosexuels (programme eCommunity). L'équipe propose également de prendre en régie d'autres sites gays. Son premier client est le site de communauté gay Adventice.com, qui abrite une librairie en ligne spécialisée. CiteGay.fr développe pour sa part des activités de type Audiotel avec, par exemple, le service GayMobile.com. Les espaces publicitaires de la partie information a été confié à 24/7 Média France tandis que AMM traite en interne la partie communautaire (RégieGay).

Dès son premier exercice en indépendant (mai 2000 - mai 2001), CiteGay.fr compte parvenir à l'auto-financement avec un résultat d'exploitation de 11 millions de francs. Quant à Gay.com France, le service est censé devenir rentable d'ici la fin 2001. La filiale française tire 80% de son chiffre d'affaires de la publicité, le reste étant des prestation de conseils. Si l'avenir de ces deux sites "phares" semblent bien amorcer, ils devront néanmoins apprendre à conjuguer avec un paysage Internet hexagonal qui risque de réserver certaines surprises. Car en France, le marché pourrait se révéler plus compliqué qu'ailleurs : de nombreux acteurs, largement issus du Minitel (avec ses milliers de serveurs de rencontres), n'ont pas encore dégainé sur Internet. Reste à savoir si ces nouveaux entrants potentiels réussiront à imposer sur le Net leur business model "historique" : la facturation à la durée de connexion. Pas facile, quand l'esprit du Web est né dans la gratuité...

[Philippe Guerrier, JDNet]

Par Gaypatrimoine
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Vendredi 15 septembre 2006

 

 

 

 
 
     

Jeux gay : Chicago et Montréal à l'heure des premiers comptes

Les premiers chiffres des deux grands évènements sportifs gay de l'été tombent tout juste et Chicago et Montréal comptent déjà en dizaines de millions de dollars de retombées financières. Mais de là à savoir si ces jeux ont été bénéficiaires, il y a une marge...
Les Gay Games et les Outgames, les deux manifestations sportives internationales concurrentes, semblent toutes deux miser sur des bénéfices à l'heure des premiers comptes.

La ville de Montréal a indiqué il y a quelques jours que les premiers Outgames avaient attiré un demi-million de personnes dans la cité, générant 90 millions de dollars de dépenses.
La Chambre de commerce de la province fournit des estimations encore plus hautes avec un chiffre de 150 millions de dollars pour la semaine des jeux.

Les choses semblent se présenter de façon comparable à Chicago avec les Gay Games qui ont eu lieu une semaine plus tôt. Selon les chiffres donnés par le bureau du Tourisme de la ville, il semblerait que l'impact financier des Gay Games soit de 348 millions de dollars. pour les dépenses de logement, transport et restauration sur les huit jours de compétition. Des chiffres qui corroborent ceux de l'organisation officielle des Gay games.

Malgré ces chiffres impressionnants, personne ne sait encore si les deux manifestations sportives seront bénéficaires à l'heure du bilan définitif. Les sommes générées par les jeux doivent être mises en rapport avec les investissements engagés.

Il faudra plusieurs mois –au moins jusqu'à l'automne- pour y voir réellement clair. De méchantes rumeurs circulent autour des Outgames de Montréal dont les chiffres relèveraient de l'intox selon certains, mais la rivalité entre les deux organisations et certaines fédérations sportives gay ne permettent pas de connaître encore la réalité des résultats financiers des jeux 2006. D'expérience, les grandes manifestations LGBT ont à la fois toujours produit de formidables recettes pour l'économie gay des sites d'accueil et en même temps laissé des déficits d'exploitation pour les structures organisatrices.

Mis en ligne le 09/08/06



Par Gaypatrimoine
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Dimanche 17 septembre 2006

 

 

 

 

Avec ses 3 millions de consommateurs en France, dont 85 % d'hommes, la communauté homosexuelle, ne se contente plus d'être un marché en soi… Branchée nouvelles tendances, elle représente un excellent terrain d'essai pour les marques et les commerces.

La communauté des "early adopters"
En quête d'innovation et d'originalité, avec des modes de vie tournés vers la culture et les loisirs, les "gays" sont devenus les "early adopters" des marques, ceux qui testent et cautionnent les nouveautés…
S'ils sont favorables à un produit ou un concept, il y a des chances pour que le grand public suive. Un exemple : le sac en bandoulière "record ba" imaginé par Martial Viahero. Immédiatement plébiscité par les "gays", ce modèle a été vendu à plus de 300.000 exemplaires, puis décliné par des marques concurrentes à destination des ados…

Le Marais, un laboratoire de la mode et des tendances
Fort de ce succès, Martial Viahero a ouvert un magasin laboratoire dans le quartier du Marais, - fief gay à Paris -, pour tester ses nouvelles références auprès d'une communauté à la fois consommatrice et consumériste.
Composée en majorité de cadres, de professions libérales et artistiques, au revenu annuel moyen de 22.000 euros… Cette cible a de quoi séduire les distributeurs.
Les enseignes spécialisées ne s'y sont pas trompées :
les instituts de beauté
Body Men Village et Nickel, côtoient l'opticien branché Shai Optic, les vêtements tendance de Boy's Bazar Collection, les savons au poids Lora Lune et la librairie Les mots à la bouche… Avec le succès au rendez-vous !

Une "niche" convoitée par les marques et les enseignes
De plus en plus de marques et d'enseignes (
Nivéa, Levi's, Dior, Bouygues Télécom, la Maif…), conscientes du potentiel que représente cette niche, tentent une promotion ciblée. Reste à trouver le message adapté…
Les signatures sans détour sont certainement celles qui marchent le mieux. En 1999,
Bouygues a séduit les gays avec un slogan sans ambiguïté, -"En attendant, voici déjà le Pacs téléphonique" -, et un plan média "sur mesure" (presse spécialisée et affichage dans le quartier du Marais). Une stratégie finement exploitée par la Maif qui titre "Couples hétérosexuels, la Maif vous assure aussi…"

Florence Elman
 

Par Gaypatrimoine
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